chapitre 23 L’évolution des populations 561
RetoUR sUR le ConCept 23.4
1. Quelle est la valeur adaptative d’un mulet
(hybride stérile) ? Expliquez votre réponse.
2. Expliquez pourquoi la sélection naturelle est le seul
mécanisme évolutif qui entraîne continuellement
une évolution adaptative.
3.
et sI ?
Imaginez une population dans laquelle
les hétérozygotes pour un locus donné ont un phénotype extrême (être plus gros que les homozygotes,
par exemple) qui leur confère un avantage sélectif.
Dans une telle situation, s’agit-il de sélection directionnelle, de sélection divergente ou de sélection
stabilisante ? Expliquez votre réponse.
4.
et sI ?
Les individus hétérozygotes pour l’allèle
des hématies falciformes seraient-ils favorisés ou
défavorisés dans une région exempte de paludisme ?
Expliquez votre réponse.
Voir les réponses proposées à la fin du chapitre.
Révision du chapitRe 23
rÉsumÉ des concepts cLÉs
ConCept
23.1
la diversité génétique rend l’évolution possible
(p. 544 à 547)
• Le terme variation génétique décrit les différences entre
les individus au sein d’une population.
• Les différences de nucléotides sur lesquelles repose la variation
génétique viennent de la mutation et d’autres processus qui produisent
de nouveaux allèles et de nouveaux gènes.
• Chez les organismes dont le temps de génération est court, les nouvelles
variantes génétiques apparaissent rapidement. Chez les organismes qui
pratiquent la reproduction sexuée, la plupart des différences génétiques
entre les individus résultent de l’enjambement, de l’assortiment
indépendant de chromosomes et de la fécondation.
Pourquoi les biologistes estiment-ils la diversité génétique
et la diversité nucléotidique, et en quoi consistent ces estimations ?
ConCept
23.2
l’équation de Hardy-Weinberg permet de vérifier
si une population évolue (p. 547 à 551)
• Une population est un groupe localisé d’organismes appartenant
à la même espèce. Elle est unie par son patrimoine génétique,
c’est-à-dire par l’accumulation de tous ses allèles.
• Selon la loi de Hardy-Weinberg, les fréquences alléliques et
g énotypiques d’une population resteront constantes s’il n’y a pas
de mutation, si l’accouplement se fait de manière aléatoire, s’il n’y a
pas de sélection naturelle, si la taille de la population est extrêmement
grande et s’il n’y a pas de flux génétique. Si p et q représentent les
fréquences de deux allèles possibles d’un locus, alors p
2 est la fréquence
d’un type d’homozygote, q
2 est celle d’un autre homozygote et 2pq
est la fréquence du génotype hétérozygote.
Si l’on calcule p  et q  à partir des fréquences génotypiques
observées et qu’on utilise ensuite ces valeurs de  p  et de q  pour
vérifier si une  population est en équilibre de Hardy-Weinberg,
s’agit-il d’un raisonnement circulaire ? Expliquez votre réponse.
(Indice : prenez un cas particulier, comme celui d’une population
qui compte 195 individus dont le génotype est AA, 10 individus
dont le génotype est Aa et 195 individus dont le génotype est aa.)
?
?
ConCept
23.3
la sélection naturelle, la dérive génétique
et le flux génétique peuvent modifier les fréquences
alléliques d’une population (p. 551 à 555)
• Dans le cas de la sélection naturelle, les individus qui possèdent
certains caractères héréditaires tendent à survivre et à se reproduire
davantage que d’autres individus, et ce, grâce à ces caractères.
• Dans le cas de la dérive génétique, les fluctuations aléatoires dans
les fréquences alléliques d’une génération à l’autre tendent à réduire
la variation génétique au sein des populations.
• Dans le cas du flux génétique, l’échange génétique entre les populations tend à réduire les différences entre ces populations au fil du temps.
Deux petites populations isolées géographiquement et vivant
dans des milieux très différents sont-elles susceptibles d’évoluer
de manière similaire ? Expliquez votre réponse.
ConCept
23.4
la sélection naturelle est le seul mécanisme
qui entraîne une évolution adaptative constante
(p. 555 à 561)
• Un génotype bénéficie d’une plus grande valeur adaptative qu’un
autre génotype s’il produit davantage de descendants fertiles. Les divers
modes de sélection naturelle diffèrent par leur façon d’agir sur le phénotype (les flèches blanches des diagrammes récapitulatifs ci-dessous
représentent une pression sélective sur la population).
Population
ayant évolué
Population
d’origine
Sélection
directionnelle
Sélection
divergente
Sélection
stabilisante
• Contrairement à la dérive génétique et au flux génétique, la sélection
naturelle augmente constamment la fréquence des allèles qui
?
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