556 quatrième partie Les mécanismes de l’évolution
La sélection directionnelle se produit lorsque les conditions favorisent les individus qui affichent un phénotype
extrême, déplaçant la courbe de fréquence du caractère phénotypique dans une direction ou l’autre (figure 23.13a). La
sélection directionnelle est fréquente lorsque le milieu où
habite une population subit des changements ou que des
membres d’une population émigrent dans un nouvel habitat
différent de leur habitat d’origine. Par exemple, une augmentation de la taille des graines disponibles pour se nourrir a
amené un accroissement de la profondeur du bec dans une
population de géospizes des Galápagos (voir la figure 23.1).
La sélection divergente ou disruptive (figure 23.13b) se
produit lorsque les conditions environnementales procurent
un net avantage aux phénotypes extrêmes, aux dépens des
phénotypes intermédiaires. Par exemple, au Cameroun, il
existe une population de pyrénestes ponceau (Pyrenestes ostrinus), un granivore au ventre noir, qui comprend des individus à gros bec et d’autres, à petit bec. Les individus à petit bec
se nourrissent surtout de graines molles, tandis que les individus à gros bec consomment principalement des graines dures.
On peut supposer que la sélection naturelle élimine les individus à bec moyen, qui broient les deux genres de graines
avec peu d’efficacité : ces individus ont une valeur adaptative
moindre.
La sélection stabilisante ou normalisante (figure 23.13c)
élimine les phénotypes extrêmes et favorise ceux qui sont
intermédiaires. Ce mode de sélection naturelle réduit les variations et maintient le statu quo relatif à un phénotype particulier.
m Figure 23.13 Les modes de sélection naturelle. Ces illustrations indiquent trois modalités possibles de
l’évolution d’une population imaginaire de souris sylvestres (Peromyscus maniculatus) qui présentent une variation
héréditaire pour la couleur du pelage (teinte claire à teinte foncée). Les graphiques montrent les changements qui
se produisent au fil du temps dans la fréquence des individus dont la couleur du pelage est différente. Les flèches
blanches symbolisent l’action exercée par la sélection naturelle contre certains phénotypes.
FaItes Des lIens Révisez la figure 22.13 (p. 533). Quel mode de sélection était à l’œuvre chez les punaises
à épaules rouges (Jadera haematoloma) qui se nourrissaient sur le Koelreuteria elegans ? Expliquez votre réponse.
Phénotypes (couleur du pelage)
La sélection stabilisante élimine les
phénotypes extrêmes de la population
et favorise les individus aux couleurs
intermédiaires. Si le milieu se compose
de roches ni très foncées ni très pâles,
les souris très foncées ou très pâles
seront désavantagées par la sélection.
La sélection directionnelle modifie
la composition générale de la population
en favorisant les phénotypes situés à une
seule extrémité de la distribution. Dans ce
cas-ci, elle favorise les individus plus sombres,
parce que ceux-ci vivent entre les roches
foncées, ce qui les camoufle des prédateurs.
La sélection divergente favorise les
deux phénotypes extrêmes : les fréquences
relatives des souris sylvestres au pelage
très clair et très foncé ont augmenté.
Ces individus ont colonisé un habitat
hétérogène, par exemple le sous-bois foncé
d’une forêt de feuillus ou de conifères
parsemée de nombreuses clairières aux
teintes plus nuancées, ce qui désavantage
les souris aux couleurs intermédiaires.
Fréquence des individus
Population
ayant évolué
Population
d’origine
Population d’origine
(courbe normale de sélection)
(a)
(b)
(c)
La sélection directionnelle se produit lorsque les conditions favorisent les individus qui affichent un phénotype
extrême, déplaçant la courbe de fréquence du caractère phénotypique dans une direction ou l’autre (figure 23.13a). La
sélection directionnelle est fréquente lorsque le milieu où
habite une population subit des changements ou que des
membres d’une population émigrent dans un nouvel habitat
différent de leur habitat d’origine. Par exemple, une augmentation de la taille des graines disponibles pour se nourrir a
amené un accroissement de la profondeur du bec dans une
population de géospizes des Galápagos (voir la figure 23.1).
La sélection divergente ou disruptive (figure 23.13b) se
produit lorsque les conditions environnementales procurent
un net avantage aux phénotypes extrêmes, aux dépens des
phénotypes intermédiaires. Par exemple, au Cameroun, il
existe une population de pyrénestes ponceau (Pyrenestes ostrinus), un granivore au ventre noir, qui comprend des individus à gros bec et d’autres, à petit bec. Les individus à petit bec
se nourrissent surtout de graines molles, tandis que les individus à gros bec consomment principalement des graines dures.
On peut supposer que la sélection naturelle élimine les individus à bec moyen, qui broient les deux genres de graines
avec peu d’efficacité : ces individus ont une valeur adaptative
moindre.
La sélection stabilisante ou normalisante (figure 23.13c)
élimine les phénotypes extrêmes et favorise ceux qui sont
intermédiaires. Ce mode de sélection naturelle réduit les variations et maintient le statu quo relatif à un phénotype particulier.
m Figure 23.13 Les modes de sélection naturelle. Ces illustrations indiquent trois modalités possibles de
l’évolution d’une population imaginaire de souris sylvestres (Peromyscus maniculatus) qui présentent une variation
héréditaire pour la couleur du pelage (teinte claire à teinte foncée). Les graphiques montrent les changements qui
se produisent au fil du temps dans la fréquence des individus dont la couleur du pelage est différente. Les flèches
blanches symbolisent l’action exercée par la sélection naturelle contre certains phénotypes.
FaItes Des lIens Révisez la figure 22.13 (p. 533). Quel mode de sélection était à l’œuvre chez les punaises
à épaules rouges (Jadera haematoloma) qui se nourrissaient sur le Koelreuteria elegans ? Expliquez votre réponse.
Phénotypes (couleur du pelage)
La sélection stabilisante élimine les
phénotypes extrêmes de la population
et favorise les individus aux couleurs
intermédiaires. Si le milieu se compose
de roches ni très foncées ni très pâles,
les souris très foncées ou très pâles
seront désavantagées par la sélection.
La sélection directionnelle modifie
la composition générale de la population
en favorisant les phénotypes situés à une
seule extrémité de la distribution. Dans ce
cas-ci, elle favorise les individus plus sombres,
parce que ceux-ci vivent entre les roches
foncées, ce qui les camoufle des prédateurs.
La sélection divergente favorise les
deux phénotypes extrêmes : les fréquences
relatives des souris sylvestres au pelage
très clair et très foncé ont augmenté.
Ces individus ont colonisé un habitat
hétérogène, par exemple le sous-bois foncé
d’une forêt de feuillus ou de conifères
parsemée de nombreuses clairières aux
teintes plus nuancées, ce qui désavantage
les souris aux couleurs intermédiaires.
Fréquence des individus
Population
ayant évolué
Population
d’origine
Population d’origine
(courbe normale de sélection)
(a)
(b)
(c)
