chapitre 1 Introduction : les thèmes de l’étude du vivant
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Comment  expliquer  la  coexistence  de  l’unité  et  de  la 
diversité  chez  les  organismes ?  Le  processus  de  l’évolution, 
expliqué dans le prochain concept, permet de dégager les ressemblances et les différences entre les organismes et introduit 
une autre dimension de la biologie : le temps historique.
charles Darwin et la théorie
de la sélection naturelle
L’histoire  de  la  vie,  telle  qu’elle  est  révélée  par  les  fossiles  et 
d’autres  données,  s’étend  sur  des  milliards  d’années.  Elle  a 
pour toile de fond une planète en constant bouleversement, 
peuplée  par  une  succession  d’êtres  vivants  (figure  1.17). 
Cette  vision  évolutive  de  la  vie  a  attiré  l’attention  en  no  -
vembre 1859, quand Charles Robert Darwin a publié un des 
ouvrages  les  plus  importants  et  les  plus  controversés  jamais 
écrits  jusqu’alors.  Intitulé  De l’origine des espèces au moyen de
la sélection naturelle ou la conservation des espèces dans la lutte
pour la survie, le livre de Darwin a connu un succès ins  tantané 
et a fait du « darwinisme », le terme proposé à l’époque, un 
quasi-synonyme  du  concept  de  l’évolution  (figure  1.18). 
(Alfred  Russell  Wallace,  un  naturaliste  anglais,  a  élaboré  la 
même théorie au même moment, et la première communication  sur  ce  sujet  en  1858  fut  une  communication  conjointe 
de Darwin et de Wallace.)
Le propos de Charles Darwin dans De l’origine des espèces était 
double. D’abord, Darwin montrait de façon convaincante que 
les espèces contemporaines étaient l’aboutissement d’une succession d’ancêtres. (Nous présentons au chapitre 22 les preuves 
Coupe transversale d’un cil, vue à
l’aide d’un microscope électronique
Cils de la trachée. Les cellules qui tapissent la face
interne de la trachée sont
dotées de cils. Ceux-ci
débarrassent les poumons
des particules étrangères
en propulsant vers la gorge
la pellicule de mucus
dans lequel elles sont
emprisonnées.
Cils de paramécie. La paramécie (Paramecium sp.) a des
cils qui la propulsent dans
l’eau des étangs.
0,1 +m
(145 000 =)
15 +m
(1 200 =)
5 +m
(2 000 =)
m  Figure 1.16  Un exemple de l’unité au sein de la diversité des êtres vivants : l’architecture des cils chez
les Eucaryotes. Les cils sont des appendices locomoteurs émergeant de cellules. Des organismes eucaryotes aussi
différents qu’une paramécie (un organisme unicellulaire) et un humain possèdent des cils. Même si ces deux organismes
sont très différents, leurs cils possèdent une organisation structurale commune, soit un système complexe de tubules
que l’on voit ici dans les coupes transversales.
m  Figure 1.17  À la recherche du passé. Des paléontologues exhument
délicatement la patte arrière d’un dinosaure à long cou (Rapetosaurus krausei)
emprisonné dans la roche à Madagascar.
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