chapitre 1 Introduction : les thèmes de l’étude du vivant
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notamment  les  protéines.  Ces  dernières  remplissent  divers 
rôles structurels, en plus d’être responsables du travail accompli 
par  les  cellules.  Elles  définissent  donc  l’identité  de  la  cellule. 
L’ADN  des  chromosomes  se  réplique  lorsque  la  cellule  s’apprête à se diviser ; par conséquent, chacune des deux cellules 
filles hérite d’un ensemble complet de gènes, identique à celui 
de la cellule mère. Chacun de nous n’a d’abord été qu’une cellule unique contenant l’ADN provenant de nos deux parents. 
La réplication de cet ADN lors de chaque division cellulaire a 
ensuite  transmis  les  gènes  aux  billions  de  cellules  qui  nous 
composent.  L’ADN  régit  le  développement  et  l’entretien  de 
tout l’organisme et, indirectement, tout ce que fait l’organisme 
(figure 1.10). L’ADN tient lieu de base centrale de données. 
La  structure  moléculaire  de  l’ADN  explique  sa  capacité  à 
emmagasiner  l’information.  Chaque  molécule  d’ADN  est 
constituée de deux longues  chaînes, appelées  brins,  formant 
une  double  hélice.  Chaque  chaîne  est  formée  à  partir  de 
  quatre  unités  structurales  chimiques  appelées  nucléotides  et 
désignées  par  les  lettres  A,  T,  C  et  G  (figure  1.11).  L’ADN 
transmet l’information d’une manière analogue à notre façon 
de combiner les lettres de l’alphabet en des séquences précises 
correspondant à des significations spécifiques. Vous savez que, 
selon  leur enchaînement, les lettres  de l’alphabet forment  des 
mots ayant des sens distincts. Le mot rat, par exemple, désigne 
un rongeur, alors que le mot art, qui contient les mêmes lettres, 
mais agencées de manière différente, a une tout autre signification.  Nous  pouvons  considérer  les  quatre  nucléotides  comme 
l’alphabet  de  l’hérédité.  L’information  génétique  réside  dans 
l’enchaînement particulier de ces lettres chimiques ; quant aux 
gènes, ils correspondent à une portion d’ADN et sont généralement formés de centaines ou de milliers de nucléo  tides. L’ADN 
fournit  la  recette  pour  fabriquer  des  protéines,  qui  sont  les 
principales  responsables  de  l’édification  et  de  l’entretien  de  la 
cellule et de ses activités. Par exemple, l’information contenue 
dans  un  gène  bactérien  peut  définir  une  protéine  de  la  paroi 
cellulaire  bactérienne,  alors  que  l’information  contenue  dans 
un gène humain corres  pondra à une hormone protéique stimulant  la  croissance.  Parmi  les  autres  protéines  humaines,  on 
pourrait  citer  celles  qui  régissent  la  contraction  des  cellules 
musculaires, celles qui agissent comme anticorps ou encore les 
enzymes,  qui  sont  essentielles  aux    cellules.  Les  enzymes  catalysent (accélèrent) des réactions chimiques particulières.
L’ADN des gènes régit indirectement la production de protéines en faisant appel à un type de molécule parente, l’ARN, 
qui  sert  d’intermédiaire.  La  séquence  de  nucléotides  le  long 
d’un gène est transcrite en ARN, c’est-à-dire en acide ribonucléique.  Cette  molécule  est  ensuite  traduite  en  une  protéine 
précise,  dotée  d’une  forme  et  d’une  fonction  uniques.  Le 
  processus par lequel l’information d’un gène dicte la fabrication d’un produit cellulaire s’appelle l’expression génétique. 
Lorsqu’elles traduisent les gènes en protéines, toutes les   formes 
de  vie  utilisent  essentiellement  le  même  code  génétique. 
Une séquence particulière de nucléotides exprime le même 
  message  d’un  organisme  à  l’autre.  Les  différences  entre  les 
organismes  ne  reflètent  pas  les  différences  entre  leur  code 
génétique respectif, mais bien les différences dans les séquences 
de leurs nucléotides.
Certains  ARN  font  partie  de  la  machinerie  cellulaire  qui 
fabrique des protéines, mais nous savons maintenant que ce 
n’est  pas  l’unique  fonction  de  ces  molécules.  En  effet,  des 
découvertes récentes montrent que des classes entières d’ARN 
jouent  d’autres  rôles  au  sein  de  la  cellule,  notamment  en 
m  Figure 1.10  L’ADN transmis détermine le développement d’un organisme.
Spermatozoïde
Ovule
Noyau
contenant
l’ADN
Ovule fécondé
contenant l’ADN
des deux parents
Cellules de l’embryon
renfermant des copies
de l’ADN héréditaire
Descendant possédant
des caractères hérités
des deux parents
25 +m
(450 =)
m  Figure 1.9  Une cellule pulmonaire de triton se divise en cellules
plus petites qui croissent et se divisent à leur tour.
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