302 trOiSiÈMe partie La génétique
fleurs blanches. Ces deux formes possibles d’un même gène
sont maintenant appelées allèles (figure 14.4). De nos jours,
on peut relier cette notion aux chromosomes et à l’ADN.
Comme vous l’avez vu au chapitre 13, chaque gène est une
séquence de nucléotides qui occupe un endroit précis, ou locus,
sur un chromosome donné. Cependant, la séquence des
nucléotides de l’ADN située sur ce locus présente parfois certaines variations ; par conséquent, l’information qu’elle représente se trouve modifiée. Les allèles de la couleur violette et
de la couleur blanche des fleurs sont deux variantes pos sibles de
la séquence de nucléotides d’ADN située sur le locus du gène
de la couleur des fleurs sur l’un des chromosomes du pois.
Deuxièmement : tout organisme hérite de deux copies d’un
gène (identiques ou différentes) de chaque caractère, soit une du
« père » et l’autre de la « mère ». (Ces copies sont également
appelées allèles de ce gène.) Ce qui est remarquable, c’est que
Mendel a tiré cette conclusion sans connaître le rôle ou l’existence même des chromosomes. Il faut se rappeler (voir le
chapitre 13) que toute cellule somatique d’un organisme
diploïde possède deux jeux de chromosomes et que chaque
membre d’un jeu provient de l’un des parents. Dès lors, dans
une cellule diploïde, un locus génétique est représenté deux
fois, une fois sur chaque homologue d’une paire donnée de
. Figure 14.3
Lorsqu’on permet l’autofécondation ou la
pollinisation croisée de plants de pois hybrides
de la génération F 1 , quel caractère apparaît
à la génération F 2 ?
eXpérIenCe Vers 1860, dans le jardin d’un monastère à Brünn, en
Autriche, Gregor Mendel a utilisé la couleur des fleurs de plants de pois
pour suivre la transmission des caractères sur deux générations. Il a effectué un croisement (désigné par le symbole 3) entre des plants de pois
de lignée pure, les uns à fleurs violettes et les autres à fleurs blanches.
Une partie des hybrides obtenus à la génération F 1 a été autofécondée
et l’autre a fait l’objet d’une pollinisation croisée avec d’autres hybrides
de cette génération. Mendel a ensuite observé la couleur des fleurs de la
génération F 2 .
Génération P
Génération F 1
Génération F 2
Fleurs
violettes
Fleurs
blanches
Uniquement des plantes à fleurs violettes
Autopollinisation ou
pollinisation croisée
705 plants à fleurs
violettes
224 plants à fleurs
blanches
×
(hybrides)
(parents
de lignée pure)
résultAts La génération F 2 obtenue présente des plants à fleurs violettes
et des plants à fleurs blanches dans une proportion d’environ 3 pour 1.
ConClusIon Le « facteur héréditaire » du caractère récessif (fleurs
blanches) n’a pas été détruit, supprimé ou « mélangé » dans la génération F 1 . Il était seulement masqué par le caractère dominant (fleurs
violettes).
sourCe G. Mendel, Recherches sur des hybrides végétaux. Traduction
d’Albert Chappelier parue en 1907 dans le Bulletin scientifique de la France
et de la Belgique 41 : 371-419 (1866).
et sI ?
Si vous croisez deux plants à fleurs violettes de la génération P, quelle proportion de caractères vous attendez-vous à observer
chez les descendants ? Expliquez votre réponse.
inveStigatiOn
tableau 14.1 Les résultats des croisements de la génération F 1
effectués par Mendel portant sur sept caractères
du pois
Caractère
Allèle
dominant
3
Allèle
récessif
Génération F 2
Dominants :
récessifs
Proportion
Couleur
des fleurs
Violette
3
Blanche
705 : 224
3,15 :1
Position
des fleurs
Axiale
3
Terminale
651 : 207
3,14 :1
Couleur
des graines
Jaune
3
Verte
6 022 : 2 001
3,01 :1
Forme
des graines
Ronde
3
Ridée
5 474 :1 850
2,96 :1
Forme des
gousses
Gonflée
3 Moniliforme
882 : 299
2,95 :1
Couleur des
gousses
Verte
3
Jaune
428 :152
2,82 :1
Longueur
de la tige
Longue
3
Naine
787 : 277
2,84 :1
fleurs blanches. Ces deux formes possibles d’un même gène
sont maintenant appelées allèles (figure 14.4). De nos jours,
on peut relier cette notion aux chromosomes et à l’ADN.
Comme vous l’avez vu au chapitre 13, chaque gène est une
séquence de nucléotides qui occupe un endroit précis, ou locus,
sur un chromosome donné. Cependant, la séquence des
nucléotides de l’ADN située sur ce locus présente parfois certaines variations ; par conséquent, l’information qu’elle représente se trouve modifiée. Les allèles de la couleur violette et
de la couleur blanche des fleurs sont deux variantes pos sibles de
la séquence de nucléotides d’ADN située sur le locus du gène
de la couleur des fleurs sur l’un des chromosomes du pois.
Deuxièmement : tout organisme hérite de deux copies d’un
gène (identiques ou différentes) de chaque caractère, soit une du
« père » et l’autre de la « mère ». (Ces copies sont également
appelées allèles de ce gène.) Ce qui est remarquable, c’est que
Mendel a tiré cette conclusion sans connaître le rôle ou l’existence même des chromosomes. Il faut se rappeler (voir le
chapitre 13) que toute cellule somatique d’un organisme
diploïde possède deux jeux de chromosomes et que chaque
membre d’un jeu provient de l’un des parents. Dès lors, dans
une cellule diploïde, un locus génétique est représenté deux
fois, une fois sur chaque homologue d’une paire donnée de
. Figure 14.3
Lorsqu’on permet l’autofécondation ou la
pollinisation croisée de plants de pois hybrides
de la génération F 1 , quel caractère apparaît
à la génération F 2 ?
eXpérIenCe Vers 1860, dans le jardin d’un monastère à Brünn, en
Autriche, Gregor Mendel a utilisé la couleur des fleurs de plants de pois
pour suivre la transmission des caractères sur deux générations. Il a effectué un croisement (désigné par le symbole 3) entre des plants de pois
de lignée pure, les uns à fleurs violettes et les autres à fleurs blanches.
Une partie des hybrides obtenus à la génération F 1 a été autofécondée
et l’autre a fait l’objet d’une pollinisation croisée avec d’autres hybrides
de cette génération. Mendel a ensuite observé la couleur des fleurs de la
génération F 2 .
Génération P
Génération F 1
Génération F 2
Fleurs
violettes
Fleurs
blanches
Uniquement des plantes à fleurs violettes
Autopollinisation ou
pollinisation croisée
705 plants à fleurs
violettes
224 plants à fleurs
blanches
×
(hybrides)
(parents
de lignée pure)
résultAts La génération F 2 obtenue présente des plants à fleurs violettes
et des plants à fleurs blanches dans une proportion d’environ 3 pour 1.
ConClusIon Le « facteur héréditaire » du caractère récessif (fleurs
blanches) n’a pas été détruit, supprimé ou « mélangé » dans la génération F 1 . Il était seulement masqué par le caractère dominant (fleurs
violettes).
sourCe G. Mendel, Recherches sur des hybrides végétaux. Traduction
d’Albert Chappelier parue en 1907 dans le Bulletin scientifique de la France
et de la Belgique 41 : 371-419 (1866).
et sI ?
Si vous croisez deux plants à fleurs violettes de la génération P, quelle proportion de caractères vous attendez-vous à observer
chez les descendants ? Expliquez votre réponse.
inveStigatiOn
tableau 14.1 Les résultats des croisements de la génération F 1
effectués par Mendel portant sur sept caractères
du pois
Caractère
Allèle
dominant
3
Allèle
récessif
Génération F 2
Dominants :
récessifs
Proportion
Couleur
des fleurs
Violette
3
Blanche
705 : 224
3,15 :1
Position
des fleurs
Axiale
3
Terminale
651 : 207
3,14 :1
Couleur
des graines
Jaune
3
Verte
6 022 : 2 001
3,01 :1
Forme
des graines
Ronde
3
Ridée
5 474 :1 850
2,96 :1
Forme des
gousses
Gonflée
3 Moniliforme
882 : 299
2,95 :1
Couleur des
gousses
Verte
3
Jaune
428 :152
2,82 :1
Longueur
de la tige
Longue
3
Naine
787 : 277
2,84 :1
