276 DeUXiÈMe partie La cellule
cycle cellulaire sont souvent altérées dans les cellules cancéreuses. L’analyse des concentrations et des séquences de telles
protéines a permis aux médecins de personnaliser davantage le
traitement de certains cancers (figure 12.21). Cela dit, l’une
des grandes leçons que nous avons apprises sur le développement du cancer est qu’il s’agit d’un processus très complexe,
dont nous ignorons encore beaucoup de choses.
retour sur le ConCept 12.3
1. Dans la figure 12.14, pourquoi les noyaux provenant
de l’expérience 2 contiennent-ils des quantités
différentes d’ADN ?
2. Comment le MPF permet-il à une cellule de passer
le point de contrôle de la phase G 2 et d’entrer
en mitose ? (Voir la figure 12.17.)
3. Dans quelle phase du cycle cellulaire la plupart
des cellules de votre organisme sont-elles ?
4. Comparez une tumeur bénigne avec une tumeur
maligne.
5.
et sI ?
Qu’arriverait-il si vous répétiez
l’expérience de la figure 12.18 avec des cellules
cancéreuses ?
Voir les réponses proposées à la fin du chapitre.
. Figure 12.21
iMpact
Les progrès dans le traitement du cancer du sein
Révision du chapitRe 12
résUMé Des concepts cLés
Les organismes unicellulaires se reproduisent par division cellulaire ;
les organismes multicellulaires dépendent de la division cellulaire
pour leur développement à partir d’un œuf fécondé, pour leur croissance et pour la réparation de leurs tissus. La division cellulaire
fait partie du cycle cellulaire, c’est-à-dire de la suite ordonnée
d’événements qui marquent la vie d’une cellule, de sa formation
à sa division en deux cellules filles.
L
es cellules cancéreuses, comme la cellule de cancer du sein qu’on voit
ici, sont analysées par séquençage de leur ADN. Cette technique moléculaire et d’autres méthodes permettent de déceler des modifications des
concentrations ou de la séquence de protéines spécifiquement associées
au cancer. Par exemple, les cellules d’environ 20 à 25 % des cancers du
sein présentent des quantités anormalement élevées d’un récepteur de
surface à activité tyrosine kinase appelé HER2, et beaucoup de ces cellules
présentent un nombre accru de molécules de récepteurs des œstrogènes
(RE), des molécules intracellulaires qui peuvent déclencher la division cellulaire. En se basant sur les résultats des analyses de laboratoire, le médecin
peut prescrire une chimiothérapie avec une molécule qui inhibe le fonctionnement de la protéine en cause (le trastuzumab pour les HER2 et le
tamoxifène pour les RE). Les traitements appropriés au moyen de ces
agents chimiothérapeutiques ont amélioré le taux de survie et réduit le
nombre de récidives.
pourQuoI C’est IMportant Environ une femme sur huit aura un cancer du sein, ce qui en fait le cancer féminin le plus commun. Dans le monde,
l’incidence du cancer du sein augmente d’année en année. Cependant, en
Amérique du Nord et dans d’autre pays, le taux de mortalité associé à cette
maladie (1 femme sur 28, au Canada, en 2010) a baissé, probablement grâce
à une détection précoce et à de meilleurs traitements. De plus, ce que nous
apprend la recherche sur le cancer du sein nous permet de mieux comprendre
et de mieux traiter d’autres types de cancer.
pour en savoIr plus F. J. Esteva et G. N. Hortobagyi, Gaining ground
on breast cancer, Scientific American 298 : 58-65 (2008) ; S. Coisne et
M. Nowak, Le cancer : la révolution 2. Bloquer la prolifération des cellules,
La Recherche 440 : 46-47 (2010).
FaItes des lIens Révisez le contenu du chapitre 11 qui porte sur les
récepteurs à activité tyrosine kinase et sur les récepteurs intracellulaires
(figures 11.7, p. 240, et 11.9, p. 242), puis expliquez de manière générale
comment ces récepteurs pourraient déclencher la division cellulaire.
cycle cellulaire sont souvent altérées dans les cellules cancéreuses. L’analyse des concentrations et des séquences de telles
protéines a permis aux médecins de personnaliser davantage le
traitement de certains cancers (figure 12.21). Cela dit, l’une
des grandes leçons que nous avons apprises sur le développement du cancer est qu’il s’agit d’un processus très complexe,
dont nous ignorons encore beaucoup de choses.
retour sur le ConCept 12.3
1. Dans la figure 12.14, pourquoi les noyaux provenant
de l’expérience 2 contiennent-ils des quantités
différentes d’ADN ?
2. Comment le MPF permet-il à une cellule de passer
le point de contrôle de la phase G 2 et d’entrer
en mitose ? (Voir la figure 12.17.)
3. Dans quelle phase du cycle cellulaire la plupart
des cellules de votre organisme sont-elles ?
4. Comparez une tumeur bénigne avec une tumeur
maligne.
5.
et sI ?
Qu’arriverait-il si vous répétiez
l’expérience de la figure 12.18 avec des cellules
cancéreuses ?
Voir les réponses proposées à la fin du chapitre.
. Figure 12.21
iMpact
Les progrès dans le traitement du cancer du sein
Révision du chapitRe 12
résUMé Des concepts cLés
Les organismes unicellulaires se reproduisent par division cellulaire ;
les organismes multicellulaires dépendent de la division cellulaire
pour leur développement à partir d’un œuf fécondé, pour leur croissance et pour la réparation de leurs tissus. La division cellulaire
fait partie du cycle cellulaire, c’est-à-dire de la suite ordonnée
d’événements qui marquent la vie d’une cellule, de sa formation
à sa division en deux cellules filles.
L
es cellules cancéreuses, comme la cellule de cancer du sein qu’on voit
ici, sont analysées par séquençage de leur ADN. Cette technique moléculaire et d’autres méthodes permettent de déceler des modifications des
concentrations ou de la séquence de protéines spécifiquement associées
au cancer. Par exemple, les cellules d’environ 20 à 25 % des cancers du
sein présentent des quantités anormalement élevées d’un récepteur de
surface à activité tyrosine kinase appelé HER2, et beaucoup de ces cellules
présentent un nombre accru de molécules de récepteurs des œstrogènes
(RE), des molécules intracellulaires qui peuvent déclencher la division cellulaire. En se basant sur les résultats des analyses de laboratoire, le médecin
peut prescrire une chimiothérapie avec une molécule qui inhibe le fonctionnement de la protéine en cause (le trastuzumab pour les HER2 et le
tamoxifène pour les RE). Les traitements appropriés au moyen de ces
agents chimiothérapeutiques ont amélioré le taux de survie et réduit le
nombre de récidives.
pourQuoI C’est IMportant Environ une femme sur huit aura un cancer du sein, ce qui en fait le cancer féminin le plus commun. Dans le monde,
l’incidence du cancer du sein augmente d’année en année. Cependant, en
Amérique du Nord et dans d’autre pays, le taux de mortalité associé à cette
maladie (1 femme sur 28, au Canada, en 2010) a baissé, probablement grâce
à une détection précoce et à de meilleurs traitements. De plus, ce que nous
apprend la recherche sur le cancer du sein nous permet de mieux comprendre
et de mieux traiter d’autres types de cancer.
pour en savoIr plus F. J. Esteva et G. N. Hortobagyi, Gaining ground
on breast cancer, Scientific American 298 : 58-65 (2008) ; S. Coisne et
M. Nowak, Le cancer : la révolution 2. Bloquer la prolifération des cellules,
La Recherche 440 : 46-47 (2010).
FaItes des lIens Révisez le contenu du chapitre 11 qui porte sur les
récepteurs à activité tyrosine kinase et sur les récepteurs intracellulaires
(figures 11.7, p. 240, et 11.9, p. 242), puis expliquez de manière générale
comment ces récepteurs pourraient déclencher la division cellulaire.
