chapitre 12 Le cycle cellulaire 269
cellulaire chez différents types d’organismes. Ces processus
pourraient être similaires à ceux des espèces primitives et
donc correspondre à des étapes de l’évolution vers la mitose
à partir du processus similaire à la scissiparité qu’utilisaient
vraisemblablement toutes les Bactéries primitives. On observe
aujourd’hui chez certains eucaryotes unicellulaires – les
Dinoflagellés, les Diatomées et les Eumycètes – deux types
inhabituels de division nucléaire qui font croire à l’existence
de possibles étapes intermédiaires dans cette évolution. Dans
ces deux modes de division nucléaire, les mécanismes ancestraux n’auraient pratiquement pas subi de changements au
cours de l’évolution. Dans les deux cas, l’enveloppe nucléaire
reste intacte, contrairement à ce qui se passe dans la plupart
des cellules eucaryotes.
retour sur le ConCept 12.2
1. Combien de chromosomes la figure 12.8 représentet-elle ? Combien sont répliqués ? Combien de
chromatides peut-on observer ?
2. Comparez la cytocinèse des cellules animales avec
celle des cellules végétales.
La réplication du
chromosome débute.
Aussitôt, un exemplaire
de l’origine de réplication
commence à se déplacer vers
l’autre extrémité de la cellule
par un mécanisme qui n’est
pas complètement élucidé.
1
La réplication se poursuit.
Un exemplaire de l’origine
de réplication se trouve
maintenant à chaque
extrémité de la cellule.
Entre-temps, la cellule
s’allonge.
2
La réplication se termine.
La membrane
plasmique s’invagine,
et une nouvelle paroi
cellulaire est formée
entre les cellules filles.
3
Deux cellules
filles résultent
de ce processus.
4
Origine
de réplication
Cellule
d’E. coli
Chromosome
bactérien
Membrane
plasmique
Paroi cellulaire
Deux exemplaires
de l’origine
de réplication
Origine
de réplication
Origine
de réplication
m Figure 12 12 La division de la cellule bactérienne : la scissiparité.
La bactérie Escherichia coli qu’on voit ici est dotée d’un unique chromosome
circulaire.
m Figure 12.13 Les mécanismes de division cellulaire chez plusieurs
groupes d’organismes. Certains Eucaryotes unicellulaires modernes
utilisent des mécanismes de division cellulaire rappelant des stades
intermédiaires de l’évolution vers la mitose. Sauf pour (a), ces schémas
ne montrent pas la paroi cellulaire.
Les Procaryotes. Chez les Bactéries et les Archées, les origines des
chromosomes fils se séparent au cours de la scissiparité et se déplacent
vers des extrémités opposées de la cellule. On ne comprend pas encore
parfaitement le mécanisme dans tous ses détails, mais on pense que
des protéines ancrent les chromosomes fils à des sites spécifiques
de la membrane plasmique.
(a)
Les Dinoflagellés. Chez les Dinoflagellés, des protistes unicellulaires,
les chromosomes s’attachent à l’enveloppe nucléaire, et celle-ci reste
intacte durant la division cellulaire. Chez ces organismes, les
microtubules empruntent des canaux cytoplasmiques qui traversent
le noyau de part en part. La disposition des faisceaux de microtubules
détermine le plan de fission du noyau, qui se divise selon un
processus rappelant la scissiparité bactérienne.
(b)
Les Diatomées et les Eumycètes. Chez deux autres groupes de
protistes unicellulaires, les Diatomées et certaines levures, l’enveloppe
nucléaire reste aussi intacte pendant la division cellulaire. Chez
ces organismes, les microtubules forment un fuseau de division
à l’intérieur du noyau; ils séparent les chromosomes, et le noyau
se divise en deux noyaux fils.
(c)
La plupart des Eucaryotes. Chez la plupart des Eucaryotes, dont
les Végétaux et les Animaux, le fuseau de division se forme à l’extérieur
du noyau, et l’enveloppe nucléaire se rompt durant la mitose. Les microtubules séparent les chromatides sœurs, et l’enveloppe nucléaire
se reconstitue par la suite.
(d)
Microtubules
Chromosomes
Microtubules
kinétochoriens
Fragments de
l’enveloppe nucléaire
Microtubules
kinétochoriens
Enveloppe
nucléaire intacte
Enveloppe
nucléaire intacte
Chromosome
bactérien
cellulaire chez différents types d’organismes. Ces processus
pourraient être similaires à ceux des espèces primitives et
donc correspondre à des étapes de l’évolution vers la mitose
à partir du processus similaire à la scissiparité qu’utilisaient
vraisemblablement toutes les Bactéries primitives. On observe
aujourd’hui chez certains eucaryotes unicellulaires – les
Dinoflagellés, les Diatomées et les Eumycètes – deux types
inhabituels de division nucléaire qui font croire à l’existence
de possibles étapes intermédiaires dans cette évolution. Dans
ces deux modes de division nucléaire, les mécanismes ancestraux n’auraient pratiquement pas subi de changements au
cours de l’évolution. Dans les deux cas, l’enveloppe nucléaire
reste intacte, contrairement à ce qui se passe dans la plupart
des cellules eucaryotes.
retour sur le ConCept 12.2
1. Combien de chromosomes la figure 12.8 représentet-elle ? Combien sont répliqués ? Combien de
chromatides peut-on observer ?
2. Comparez la cytocinèse des cellules animales avec
celle des cellules végétales.
La réplication du
chromosome débute.
Aussitôt, un exemplaire
de l’origine de réplication
commence à se déplacer vers
l’autre extrémité de la cellule
par un mécanisme qui n’est
pas complètement élucidé.
1
La réplication se poursuit.
Un exemplaire de l’origine
de réplication se trouve
maintenant à chaque
extrémité de la cellule.
Entre-temps, la cellule
s’allonge.
2
La réplication se termine.
La membrane
plasmique s’invagine,
et une nouvelle paroi
cellulaire est formée
entre les cellules filles.
3
Deux cellules
filles résultent
de ce processus.
4
Origine
de réplication
Cellule
d’E. coli
Chromosome
bactérien
Membrane
plasmique
Paroi cellulaire
Deux exemplaires
de l’origine
de réplication
Origine
de réplication
Origine
de réplication
m Figure 12 12 La division de la cellule bactérienne : la scissiparité.
La bactérie Escherichia coli qu’on voit ici est dotée d’un unique chromosome
circulaire.
m Figure 12.13 Les mécanismes de division cellulaire chez plusieurs
groupes d’organismes. Certains Eucaryotes unicellulaires modernes
utilisent des mécanismes de division cellulaire rappelant des stades
intermédiaires de l’évolution vers la mitose. Sauf pour (a), ces schémas
ne montrent pas la paroi cellulaire.
Les Procaryotes. Chez les Bactéries et les Archées, les origines des
chromosomes fils se séparent au cours de la scissiparité et se déplacent
vers des extrémités opposées de la cellule. On ne comprend pas encore
parfaitement le mécanisme dans tous ses détails, mais on pense que
des protéines ancrent les chromosomes fils à des sites spécifiques
de la membrane plasmique.
(a)
Les Dinoflagellés. Chez les Dinoflagellés, des protistes unicellulaires,
les chromosomes s’attachent à l’enveloppe nucléaire, et celle-ci reste
intacte durant la division cellulaire. Chez ces organismes, les
microtubules empruntent des canaux cytoplasmiques qui traversent
le noyau de part en part. La disposition des faisceaux de microtubules
détermine le plan de fission du noyau, qui se divise selon un
processus rappelant la scissiparité bactérienne.
(b)
Les Diatomées et les Eumycètes. Chez deux autres groupes de
protistes unicellulaires, les Diatomées et certaines levures, l’enveloppe
nucléaire reste aussi intacte pendant la division cellulaire. Chez
ces organismes, les microtubules forment un fuseau de division
à l’intérieur du noyau; ils séparent les chromosomes, et le noyau
se divise en deux noyaux fils.
(c)
La plupart des Eucaryotes. Chez la plupart des Eucaryotes, dont
les Végétaux et les Animaux, le fuseau de division se forme à l’extérieur
du noyau, et l’enveloppe nucléaire se rompt durant la mitose. Les microtubules séparent les chromatides sœurs, et l’enveloppe nucléaire
se reconstitue par la suite.
(d)
Microtubules
Chromosomes
Microtubules
kinétochoriens
Fragments de
l’enveloppe nucléaire
Microtubules
kinétochoriens
Enveloppe
nucléaire intacte
Enveloppe
nucléaire intacte
Chromosome
bactérien
