122 DeUXiÈMe partie La cellule
faveur d’une origine endosymbiotique, mais cet argument
ne convainc pas tous les biologistes. Le débat reste ouvert.
L’importance des peroxysomes pour le bon fonctionnement
cellulaire est un fait acquis, comme en témoignent les effets
nocifs de leur mauvais fonctionnement (problèmes neurologiques, hépatiques, endocriniens, etc.).
retour  sur  le  ConCept  6.5
1. Décrivez deux points communs entre les chloroplastes et les mitochondries. Examinez à la fois
la fonction et la structure membranaires.
2. Les cellules végétales recèlent-elles des mitochondries ? Expliquez votre réponse.
3.
et  sI ?
Un camarade de classe soutient que
les mitochondries et les chloroplastes doivent être
considérés comme des organites du réseau intracellulaire de membranes. Vous n’êtes pas d’accord.
Quels sont vos arguments ?
Voir les réponses proposées à la fin du chapitre.
ConCept 
6.6
Le cytosquelette est un réseau
de fibres qui organise les structures
et les activités de la cellule
Au moment de l’invention du microscope électronique, les
biologistes imaginaient que les organites des cellules eucaryotes baignaient librement dans le cytosol. Cependant, les
avancées en matière de microscopie photonique et électronique ont permis de découvrir le cytosquelette (figure 6.20).
Ce réseau de fibres protéiques qui parcourt le cytoplasme
joue un rôle fondamental dans l’organisation des structures
et des activités cellulaires. Il se compose de trois types de
structures moléculaires : les microtubules, les microfilaments
et les filaments intermédiaires.
Les rôles du cytosquelette :
soutien et mobilité
La fonction la plus évidente du cytosquelette consiste à
assurer le soutien mécanique et le maintien de la forme de
la cellule. Cette fonction est particulièrement importante
dans les cellules animales, qui sont dépourvues de paroi. Le
cyto squelette doit sa résistance remarquable et son élasticité
à son architecture. Comme une tente en forme de dôme, il
se stabilise en équilibrant les forces opposées exercées par
ses éléments structuraux. De la même façon que le squelette
d’un animal aide à fixer la position des parties du corps, le
cytosquelette fournit des points d’ancrage à de nombreux
organites et même à des enzymes du cytosol. Il joue cependant un rôle beaucoup plus actif qu’un squelette, car il peut
être démonté puis remonté ailleurs ; il modifie ainsi la forme
de la cellule.
Plusieurs types de motilité cellulaire font appel au cytosquelette. Le terme motilité cellulaire s’applique autant à la cellule entière qu’aux organites qu’elle contient. La motilité
cellulaire nécessite habituellement l’interaction du cytosquelette et des protéines motrices – des molécules particulières
dont font partie la dynéine, la myosine et la kinésine. Les
exemples de motilité cellulaire abondent. Les éléments du
cytosquelette et les protéines motrices collaborent avec les
molécules de la membrane plasmique pour permettre à
certaines cellules de se déplacer le long des fibres à l’extérieur
de la cellule. Dans d’autres cas, les protéines motrices produisent le mouvement des cils et des flagelles en forçant les
microtubules de ces organites à glisser les uns contre les autres.
Un mécanisme similaire faisant appel aux microfilaments
intervient lors de la contraction des cellules musculaires. À l’intérieur de la cellule, les vésicules et les autres organites utilisent
souvent les « pieds » des protéines motrices pour « marcher » le
long de la voie fournie par le cytosquelette. À titre d’exemple,
les vésicules porteuses de neurotransmetteurs utilisent ce
moyen pour migrer vers les extrémités d’un axone, le prolongement principal des cellules nerveuses (figure 6.21). Les vésicules qui naissent par bourgeonnement du RE se rendent à
l’appareil de Golgi par les voies formées d’éléments du cytosquelette. C’est aussi le cytosquelette qui entraîne l’invagination de la membrane plasmique et la formation de vacuoles
digestives. Enfin, c’est lui qui provoque le mouvement du cytoplasme (cyclose), lequel assure la circulation des matériaux
dans de nombreuses cellules végétales.
Les constituants du cytosquelette
Le cytosquelette comprend principalement trois types de
fibres, d’épaisseur variable, que nous allons examiner plus en
détail. Les plus épaisses sont les microtubules ; les plus fines
sont les microfilaments (aussi appelés filaments d’actine) ;
quant aux filaments intermédiaires, ils sont d’épaisseur
moyenne (tableau 6.1).
m  Figure 6.20  Le cytosquelette. Comme on le voit sur cette micrographie à fluorescence, le cytosquelette s’étend à toute la cellule.
Les élments cytosquelettiques ont été mis en évidence à l’aide de diverses
molécules fluorescentes : vertes pour les microtubules et rouges pour les
microfilaments. Un troisième composant du cytosquelette, les filaments intermédiaires, ne sont pas visibles ici. (L’ADN contenu dans le noyau est bleu.)
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Rm
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w)
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