5 – INHIBITION ET ACTIVATION DES ENZYMES
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dans laquelle [] I est la concentration d’inhibiteur libre et V et K m ont leur
signification habituelle. L’équation a la forme de l’équation de MICHAELIS et
MENTEN, c’est-à-dire qu’elle peut s’écrire sous la forme suivante :
v
VA
KA
app
m
app
=
+
[]
[]
[5.4]
où V
app
et K m
app sont les valeurs apparentes des paramètres V et K m qui sont
données par les équations suivantes :
VV
app
=
[5.5]
KK
I
K
m
app
m
ic
=+
⎛
⎝
⎜
⎞
⎠
⎟
1
[]
[5.6]
V
K
VK
IK
app
m
app
m
ic
= +
1 ([ ]
)
[5.7]
En conséquence, l’effet de l’inhibiteur compétitif est de diminuer la valeur
apparente de VK m d’un facteur 1+ ([ ]
)
IK ic tandis que la valeur de V reste
inchangée.
Puisque les équations [5.5] à [5.7] définissent l’inhibition compétitive sans égard
pour le mécanisme impliqué et qu’elles montrent que l’effet essentiel de l’inhibiteur compétitif est de réduire la constante apparente de spécificité, il serait
préférable d’utiliser le terme inhibition spécifique. Dans le contexte où l’activation
est également considérée, cela représenterait une amélioration importante de la
terminologie, mais il n’est pas réaliste de demander aux biochimistes d’abandonner
un terme utilisé depuis plus de 80 ans pour éviter une confusion avec un phénomène moins courant d’activation spécifique. Pour cette raison, nous continuerons
d’utiliser le terme inhibition compétitive dans ce livre, bien que nous attirons
l’attention sur le fait qu’il s’agit d’une définition opérationnelle 1 , et non pas d’une
définition basée sur un mécanisme, en accord avec les recommandations de
l'IUPAC (1981) et de l’IUBMB (IUB, 1982) concernant la terminologie cinétique.
5.2.2. Inhibition mixte
Les présentations les plus élémentaires des phénomènes d’inhibition de l’activité
enzymatique ne considèrent que deux types : l’inhibition compétitive et l’inhibition
non-compétitive.
1. Une définition opérationnelle exprime une observation, sans aucun égard vis-à-vis
de la manière dont le phénomène est interprété, alors qu’une définition mécanique
repose sur une interprétation. Les définitions mécaniques de comportements
cinétiques sont très couramment utilisées, mais leur désavantage est que des
observations ne peuvent être décrites qu’à partir du moment où elles ont été
interprétées, alors qu’en recherche, on est souvent amené à décrire les observations avant qu’une interprétation satisfaisante ne soit obtenue.
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dans laquelle [] I est la concentration d’inhibiteur libre et V et K m ont leur
signification habituelle. L’équation a la forme de l’équation de MICHAELIS et
MENTEN, c’est-à-dire qu’elle peut s’écrire sous la forme suivante :
v
VA
KA
app
m
app
=
+
[]
[]
[5.4]
où V
app
et K m
app sont les valeurs apparentes des paramètres V et K m qui sont
données par les équations suivantes :
VV
app
=
[5.5]
KK
I
K
m
app
m
ic
=+
⎛
⎝
⎜
⎞
⎠
⎟
1
[]
[5.6]
V
K
VK
IK
app
m
app
m
ic
= +
1 ([ ]
)
[5.7]
En conséquence, l’effet de l’inhibiteur compétitif est de diminuer la valeur
apparente de VK m d’un facteur 1+ ([ ]
)
IK ic tandis que la valeur de V reste
inchangée.
Puisque les équations [5.5] à [5.7] définissent l’inhibition compétitive sans égard
pour le mécanisme impliqué et qu’elles montrent que l’effet essentiel de l’inhibiteur compétitif est de réduire la constante apparente de spécificité, il serait
préférable d’utiliser le terme inhibition spécifique. Dans le contexte où l’activation
est également considérée, cela représenterait une amélioration importante de la
terminologie, mais il n’est pas réaliste de demander aux biochimistes d’abandonner
un terme utilisé depuis plus de 80 ans pour éviter une confusion avec un phénomène moins courant d’activation spécifique. Pour cette raison, nous continuerons
d’utiliser le terme inhibition compétitive dans ce livre, bien que nous attirons
l’attention sur le fait qu’il s’agit d’une définition opérationnelle 1 , et non pas d’une
définition basée sur un mécanisme, en accord avec les recommandations de
l'IUPAC (1981) et de l’IUBMB (IUB, 1982) concernant la terminologie cinétique.
5.2.2. Inhibition mixte
Les présentations les plus élémentaires des phénomènes d’inhibition de l’activité
enzymatique ne considèrent que deux types : l’inhibition compétitive et l’inhibition
non-compétitive.
1. Une définition opérationnelle exprime une observation, sans aucun égard vis-à-vis
de la manière dont le phénomène est interprété, alors qu’une définition mécanique
repose sur une interprétation. Les définitions mécaniques de comportements
cinétiques sont très couramment utilisées, mais leur désavantage est que des
observations ne peuvent être décrites qu’à partir du moment où elles ont été
interprétées, alors qu’en recherche, on est souvent amené à décrire les observations avant qu’une interprétation satisfaisante ne soit obtenue.
