Chapitre IV
Présentation de la zone d’étude
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Figure 26: Réseau hydrographique de la baie de Zemmouri (Bouhamadouche. 2012)
IV.2.4. Sources de pollution :
Le secteur de l'industrie s'est développé durant les 10 dernières années dans la région tel
que la centrale électrique d'une capacité de 1113 Mégawatts et une station de dessalement de
production de 100 000 m 3 d’eau / jour. Cette industrie engendre des effluents liquides, des
déchets et des émissions de gaz potentiellement toxiques. Actuellement à part quelques rares
industries, les émissions liquides, solides et gazeuses partent directement dans l’environne me nt
sans aucune forme de traitement, donc contaminent librement les eaux souterraine et de surface
(Tireche and Tairi, 2008).
La wilaya de Boumerdes est à vocation agraire avec une superficie agricole totale de 99954 ha,
l’utilisation massive des pesticides et des engrais contamine les eaux souterraines et de surface
(Ouchebbouk and Zibani-Amokrane, 2015).
Le secteur de la pêche et de l’aquaculture comporte 2 ports de pêche dans la commune de
Zemmouri, et Cap Djinet et des activités de pisciculture par l’installation des cages d’élevages
du loup et de la dorade et la conchyliculture des mollusques (Wiefels, 2014).
L’eau de mer de la baie de Zemmouri reçoit l’eau contaminée en provenance des oueds, des
eaux usées domestiques ou industrielles, de l’agriculture, de l’eau d’infiltration à partir des
décharges côtières des eaux de ballastes ainsi que des apports atmosphériques directs
IV.3. Fonctionnement du courant algérien :
IV.3.1. Eaux de surface :
La circulation des eaux superficielles se fait d’Ouest vers l’Est le long des côtes
maghrébines, puis se divise en 2 branches à partir du golfe de Béjaia (5°E), l’une remontant
vers le nord, l’autre continuant vers le détroit Siculo-tunisien à l’Est (Send et al., 1999).
L’analyse d’images satellitaires et des données in-situ, démontre que le courant algérien est très
instable et qu’il génère des tourbillons de 50 km de diamètre se déplaçant le long de la côte
d’Ouest vers Est (Millot, 1999).
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