CHAPITRE III : RÉSULTATS ET DISCUSSION
40
petit, cela indiquerait que ces peuplements et particulièrement ceux de Cystoseira se trouvent
dans un milieu favorable dans lequel l’eau est claire et la compétition pour l’espace disponible
est faible, Ces espèces ont donc un caractère indicateur de la bonne qualité des eaux. À ce stade,
les peuplements sont en évolution et la diversité augmente (FRONTIER, 1976).
Stade 1/ Bérard (H’=3,28 ; E=0,63) : à ce niveau, la courbe indique une allure concave vers le
haut dans sa partie gauche, avec la prédominance de deux espèces : Cystoseira compressa qui
occupe le premier rang et Cystoseira amantacea var. stricta occupant le deuxième rang. La
courbe devient convexe et chute rapidement pour les espèces peu abondantes. La diversité est
donc faible.
Stade 1/ Bou-Ismaïl (H’=3,39 ; E=0,64) : la courbe montre un aspect concave dans sa partie
gauche, caractérisée par la dominance de Corallina officinalis qui occupe le premier rang
(espèce indicatrice de la qualité moyenne des eaux), Ulva lactuca (espèce opportuniste) occupe
le deuxième rang et Hypnea musciformis (espèce indicatrice de pollution et qui occupe le
troisième rang) puis s’observe une chute rapide des espèces rares. Ici, le peuplement est occupé
par un groupe d’espèces avec des rapports de dominances faibles ce qui traduit des conditions
favorables, une forte compétition et un peuplement autochtone perturbé. Cette tendance est
probablement due à un enrichissement en éléments biogènes ou de pollution ne laissant qu’un
certain groupe d’espèces se développer dans de telles conditions.
Courbe en paliers successifs / Aïn Benian (H’=3,61 ; E=0,63) traduisant un peuplement
perturbé (KABRANE, 2012) : à ce stade, l’allure convexe se déplace vers le haut. Les espèces
abondantes, telles que : Ulva compressa, Pterocladia capilacea et Jania longifurca sont plus
nombreuses avec une chute des espèces peu abondantes. La diversité augmente (FRONTIER,
1976). On note au niveau de ce site, la présence de l’espèce Caulerpa racemosa qui est
considérée comme une algue envahissante. En effet, elle réduit l’espace de vie d’autres
espèces ; le nombre des espèces natives ; l’abondance et la couverture des espèces autochtones
et affecte ainsi fortement la structure des communautés à macroalgues (CHABANE, 2019) ;
son potentiel de compétition elle le doit, en partie, et sous certaines conditions, à la faible
structuration du peuplement autochtone envahi, car, probablement lui-même soumis à un stress
quelconque faisant sa vulnérabilité (KABRANE, 2012).
En conclusion, l’indice de Shannon-Weaver et les DRFs ne fournissent pas des résultats très
concluants à propos de l’existence d’un gradient d’anthropisation, autrement dit, une nette
dynamique spatiale des peuplements macroalgaux, le long de cette partie du littoral algérois.
40
petit, cela indiquerait que ces peuplements et particulièrement ceux de Cystoseira se trouvent
dans un milieu favorable dans lequel l’eau est claire et la compétition pour l’espace disponible
est faible, Ces espèces ont donc un caractère indicateur de la bonne qualité des eaux. À ce stade,
les peuplements sont en évolution et la diversité augmente (FRONTIER, 1976).
Stade 1/ Bérard (H’=3,28 ; E=0,63) : à ce niveau, la courbe indique une allure concave vers le
haut dans sa partie gauche, avec la prédominance de deux espèces : Cystoseira compressa qui
occupe le premier rang et Cystoseira amantacea var. stricta occupant le deuxième rang. La
courbe devient convexe et chute rapidement pour les espèces peu abondantes. La diversité est
donc faible.
Stade 1/ Bou-Ismaïl (H’=3,39 ; E=0,64) : la courbe montre un aspect concave dans sa partie
gauche, caractérisée par la dominance de Corallina officinalis qui occupe le premier rang
(espèce indicatrice de la qualité moyenne des eaux), Ulva lactuca (espèce opportuniste) occupe
le deuxième rang et Hypnea musciformis (espèce indicatrice de pollution et qui occupe le
troisième rang) puis s’observe une chute rapide des espèces rares. Ici, le peuplement est occupé
par un groupe d’espèces avec des rapports de dominances faibles ce qui traduit des conditions
favorables, une forte compétition et un peuplement autochtone perturbé. Cette tendance est
probablement due à un enrichissement en éléments biogènes ou de pollution ne laissant qu’un
certain groupe d’espèces se développer dans de telles conditions.
Courbe en paliers successifs / Aïn Benian (H’=3,61 ; E=0,63) traduisant un peuplement
perturbé (KABRANE, 2012) : à ce stade, l’allure convexe se déplace vers le haut. Les espèces
abondantes, telles que : Ulva compressa, Pterocladia capilacea et Jania longifurca sont plus
nombreuses avec une chute des espèces peu abondantes. La diversité augmente (FRONTIER,
1976). On note au niveau de ce site, la présence de l’espèce Caulerpa racemosa qui est
considérée comme une algue envahissante. En effet, elle réduit l’espace de vie d’autres
espèces ; le nombre des espèces natives ; l’abondance et la couverture des espèces autochtones
et affecte ainsi fortement la structure des communautés à macroalgues (CHABANE, 2019) ;
son potentiel de compétition elle le doit, en partie, et sous certaines conditions, à la faible
structuration du peuplement autochtone envahi, car, probablement lui-même soumis à un stress
quelconque faisant sa vulnérabilité (KABRANE, 2012).
En conclusion, l’indice de Shannon-Weaver et les DRFs ne fournissent pas des résultats très
concluants à propos de l’existence d’un gradient d’anthropisation, autrement dit, une nette
dynamique spatiale des peuplements macroalgaux, le long de cette partie du littoral algérois.
