CHAPITRE III : RÉSULTATS ET DISCUSSION
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Il ressort grossièrement que la similarité, ou la dissimilarité sont proportionnelles au degré
d’anthropisation probable des sites considérés, avec une fluctuation qui apparaît comme suivant
le gradient d’anthropisation croissant vers Aïn Benian ; autrement dit, et à quelques exceptions,
au fur et à mesure que le gradient probable d’anthropisation augmente, les peuplements
macroalgaux inféodés aux sites observés sont différents par rapport aux peuplements de Aïn
Tagourait pouvant, à titre suppositif, incarner un site dit « référence », car, subissant en théorie,
un moindre stress.
INDICES DE DIVERSITÉ
Les indices H’et E montrent des valeurs élevées dans des sites relativement pollués (Tableau 6)
tels que Aïn Benian (H’=3,61 ; E=0,63) et Bou-Ismaïl (H’=3,39 ; E=0,64) mais aussi à Bérard
qui est une station relativement propre (H’=3,28 ; E=0,63). Les valeurs les plus faibles pour ces
indices ont été enregistré à Aïn Tagourait (H’=2,89 ; E=0,55).
Les valeurs de l’Equitabilité obtenues pour les quatre sites d’étude sont comprises entre 0,55 et
0,64. En effet, dans les phytocénoses benthiques infralittorales de Méditerranée, les indices
d’Equitabilité restent toujours moyens, même dans les peuplements assez bien structurés, en
raison du nombre important de petites espèces d’abondances négligeables (GERBAL et
VERLAQUE, 1994).
Tableau 6: Récapitulation des indices de diversités estimés pour les stations Aïn Tagourait, Bérard,
Bou-Ismaïl et Aïn Benian
Aïn Tagourait
Bérard
Bou-Ismaïl
Aïn Benian
H’ (bits/individu)
2,89
3,28
3,39
3,61
E
0,55
0,63
0,64
0,63
Les indices calculés auparavant sont complétés par les Diagrammes Rangs-Fréquences. Ces
derniers présentent des allures différentes dans les sites d’étude (Figure 10 ; ANNEXE VIII) :
Stade 1’ tendant vers le Stade 2/ Aïn Tagourait (H’=2,89 ; E=0,55) : le Diagramme rangfréquence obtenu pour ce site montre une allure convexe qui se déplace vers le haut, ce qui
caractérise une nette dominance des espèces suivantes : Cystoseira amantacea var. stricta,
Cystoseira compressa et Gracilaria bursa-pastoris qui occupent respectivement le premier, le
deuxième et le troisième rang. En effet, le nombre d’espèces occupant les premiers rangs est
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