CHAPITRE III : RÉSULTATS ET DISCUSSION
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Le ratio ESGI/ESGII atteint son maximum à Aïn Tagourait (0,35) et indique la même valeur
pour Bérard et Aïn Benian (0,28) contre une valeur minimale (0,15) à Bou-Ismaïl.
En effet, les changements dans les proportions des Rhodophytes et des Chlorophytes sont
considérés comme indicatieurs des influences anthropogéniques et des changements dans l’état
de la qualité du milieu. Les Rhodophytes augmentent en nombre d’espèces avec l’amélioration
de la qualité de l’environnement, tandis que les chlorophytes s’adaptent plus facilement aux
changements et augmentent lorsque la qualité de l’environnement diminue (WELLS et al.,
2007). Dans notre cas, les valeurs élevées de la proportion des Rhodophytes dans les quatre
sites et plus particulièrement à Aïn Tagourait et Bérard s’expliquerait par une bonne qualité des
eaux et des conditions favorables du milieu. Ces stations sont éloignées des sources de
pollution, sont faiblement urbanisées et comptent un nombre de rejets moindre par rapport aux
autres stations, d’où la dominance naturelle en nombre des Rhodophytes. Par ailleurs, la
proportion des Chlorophytes enregistrée à Aïn Benian et Bou-Ismaïl traduirait des conditions
défavorables et un taux de pollution plus important, car ces zones sont soumises à différentes
formes de pressions anthropiques (proximité des oueds et des ports, forte urbanisation, nombre
élevé d’entités industrielles). Le cas échéant, les Chlorophytes en seraient plus favorisés, au
détriment des autres peuplements.
De même pour la proportion des opportunistes et avec des conditions de plus en plus dégradées,
comme l’exposition à des niveaux d’enrichissement en nutriments plus élevés, les taxons
opportunistes (annuels) sont capables de dominer, augmentant leur biomasse hors de proportion
avec le reste de la communauté, ce qui entraîne principalement l’exclusion des taxons plus
sensibles (SCHRAMM, 1999 ; ORFANIDIS et al., 2003 ; KRAUSE-JENSEN et al., 2007).
C’est le cas pour Aïn Benian et Bou-Ismaïl, qui marquent une proportion importante des
macroalgues opportunistes, qui révèlerait la nature perturbée du milieu du fait de l’importante
démographie qui caractérise ces deux régions, la proximité des oueds qui agiraient davantage
sur les sites, les effluents industriels et les eaux usées domestiques rejetées sans prétraitement
dans les oueds ou directement en mer par le biais des rejets ubiquistes.
Les valeurs du ratio ESGI/ESGII conforteraient celles obtenues pour les opportunistes : en effet,
les faibles rapports sont souvent consécutifs à un nombre important en taxons du groupe d’état
écologique II, notamment constitué par des taxons opportunistes et autres espèces rudérales. En
revanche, le rapport élevé à Aïn Tagourait démontre l’importance relative des taxons sthéniques
(ESGI : notamment les Cystoseires) aux taxons du ESGII, ce qui pourrait nous amener à déduire
une relative bonne qualité des eaux au niveau de ce site (Aïn Tagourait), contre des eaux de
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Le ratio ESGI/ESGII atteint son maximum à Aïn Tagourait (0,35) et indique la même valeur
pour Bérard et Aïn Benian (0,28) contre une valeur minimale (0,15) à Bou-Ismaïl.
En effet, les changements dans les proportions des Rhodophytes et des Chlorophytes sont
considérés comme indicatieurs des influences anthropogéniques et des changements dans l’état
de la qualité du milieu. Les Rhodophytes augmentent en nombre d’espèces avec l’amélioration
de la qualité de l’environnement, tandis que les chlorophytes s’adaptent plus facilement aux
changements et augmentent lorsque la qualité de l’environnement diminue (WELLS et al.,
2007). Dans notre cas, les valeurs élevées de la proportion des Rhodophytes dans les quatre
sites et plus particulièrement à Aïn Tagourait et Bérard s’expliquerait par une bonne qualité des
eaux et des conditions favorables du milieu. Ces stations sont éloignées des sources de
pollution, sont faiblement urbanisées et comptent un nombre de rejets moindre par rapport aux
autres stations, d’où la dominance naturelle en nombre des Rhodophytes. Par ailleurs, la
proportion des Chlorophytes enregistrée à Aïn Benian et Bou-Ismaïl traduirait des conditions
défavorables et un taux de pollution plus important, car ces zones sont soumises à différentes
formes de pressions anthropiques (proximité des oueds et des ports, forte urbanisation, nombre
élevé d’entités industrielles). Le cas échéant, les Chlorophytes en seraient plus favorisés, au
détriment des autres peuplements.
De même pour la proportion des opportunistes et avec des conditions de plus en plus dégradées,
comme l’exposition à des niveaux d’enrichissement en nutriments plus élevés, les taxons
opportunistes (annuels) sont capables de dominer, augmentant leur biomasse hors de proportion
avec le reste de la communauté, ce qui entraîne principalement l’exclusion des taxons plus
sensibles (SCHRAMM, 1999 ; ORFANIDIS et al., 2003 ; KRAUSE-JENSEN et al., 2007).
C’est le cas pour Aïn Benian et Bou-Ismaïl, qui marquent une proportion importante des
macroalgues opportunistes, qui révèlerait la nature perturbée du milieu du fait de l’importante
démographie qui caractérise ces deux régions, la proximité des oueds qui agiraient davantage
sur les sites, les effluents industriels et les eaux usées domestiques rejetées sans prétraitement
dans les oueds ou directement en mer par le biais des rejets ubiquistes.
Les valeurs du ratio ESGI/ESGII conforteraient celles obtenues pour les opportunistes : en effet,
les faibles rapports sont souvent consécutifs à un nombre important en taxons du groupe d’état
écologique II, notamment constitué par des taxons opportunistes et autres espèces rudérales. En
revanche, le rapport élevé à Aïn Tagourait démontre l’importance relative des taxons sthéniques
(ESGI : notamment les Cystoseires) aux taxons du ESGII, ce qui pourrait nous amener à déduire
une relative bonne qualité des eaux au niveau de ce site (Aïn Tagourait), contre des eaux de
