Conclusion générale
161
Conclusion générale
La présente étude a pour objectif d’évaluer le degré de vulnérabilité de la côte de La grande
baie de Zemmouri entre le cap Matifou et le cap Djinet sur différents aspects spatiaux
temporels, et ceci à travers l’évaluation des aléas côtiers qui peuvent toucher le site tel que
l’érosion côtière et la submersion marine. Les résultats ont permis, à travers l’osculation des
indicateurs topographiques, morphologiques, hydrodynamiques et sociétaux, l’identification
des zones côtières à forte vulnérabilité, notamment dans les zones à intérêt.
Cette étude a également une finalité appliquée consistant à dresser un constat sur l'évolution
de l'érosion marine en zone littorale et de concevoir un système de protection adéquat à ce
recul de La côte à Alger et Boumerdes. Les caractéristiques géologiques de l'arrière-pays
immédiat sont définies par plusieurs unités s'intégrant dans le contexte général du domaine
tellien.
Les déformations mio-plio-quaternaires sont responsables de la subsidence de la Mitidja et de
la surrection des massifs anciens (Alger, Cap Matifou, Boumerdes ...) (Glangeaud 1952).
Ainsi entre les horsts de Matifou et celui de Boumerdes une partie de la côte est-algéroise
limitée par les caps cités serait effondrée (terminaison du bassin néogène de la Mitidja
orientale.). La tectonique récente a eu pour conséquence un soulèvement des blocs côtiers
entrainant la déviation de lit du oued Isser ainsi que celui du Sébaou.
Dans l’étude hydrologique la répartition des dépôts sédimentaires superficiels ainsi que les
mécanismes de leur mise en place est intimement lié aux conditions météo-océanologiques
Cette étude a fait ressortir en général annuellement 2 tendances majeures des vents et des
houles: une direction Nord-est en période estivale, et une direction Nord à Nord-Ouest en
période hivernale.
Concernant sa morphologie sous-marine, de par sa position géographique, la grande baie de
Zemmouri d'orientation Nord 310 en sa partie occidentale (région d'étude), reste très ouverte
et donc très exposée à ces deux régimes hydrodynamiques régissant cette région. C’est sur ces
directions de vents et de houle que se basera l’étude de modèles. D’ouest en est, le plateau
continental est relativement étendu au niveau de la baie d’Alger (8 Km), puis se rétrécie
devant les iles Sandja-Aguelli pour reprendre de nouveau au droit de oued Réghaia, tout juste
à partir de «l’ilot Bounettah». Dans cette région, le plateau mesure 5 km. La rupture de pente
montrant le début du talus continental se situe entre 80 et 150 mètres. Ce dernier est entaillé
Précédent

Vulnérabilités du littoral aux risques côtiers dans la baie de Zemmouri - 182/294

Suivant