Introduction
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Introduction
La biomasse produite mondialement du milieu marin est estimée à 178,5 millions de tonnes
d’espèces par an, issues de la pêche et de l’aquaculture, regroupant principalement des crustacés,
poissons, ou mollusques (FAO, 2020).
Ces dernières années, la crevette constitue une partie importante de la consommation de
crustacés dans le monde (MAO, 2016). Selon la DGPA (2017), la production de la crevette
blanche est de 111,34 tonnes en 2016 dans la région centre de la côte Algérienne. Une grande
partie de ce tonnage est destinée à l’alimentation humaine, dont 55 ont fait l’objet d’une
transformation industrielle. Au cours des étapes de transformation, une quantité importante de
déchets, estimée à 70 du volume total, est générée (Olsen et al., 2014). Le rejet de déchets de
crevettes, en particulier ceux issus de la pêche, pose un problème environnemental et
économique critique. Ces déchets sont directement rejetés dans l’environnement, entraînant des
problèmes de pollution et par conséquent, des risques sur la santé humaine. Cependant, ces
déchets renferment plusieurs substances méritant d’être valorisées : On peut citer entre autres les
protéines, les lipides, la chitine, l’astaxanthine et les éléments minéraux, etc. (Heu et al., 2003).
Ainsi, la valorisation de ces co-produits constitue une autre alternative pour préserver
l’environnement.
Parmi les techniques modernes de valorisation de protéines issues des co-produits,
l’hydrolyse enzymatique employant des protéases, connait un succès considérable. Ce procédé
permet une meilleure solubilisation des protéines sous forme d’hydrolysats protéiques. C’est un
procédé moins onéreux et relativement facile à maîtriser, permettant l’obtention de produits,
avec des propriétés fonctionnelles et nutritionnelles intéressantes qui peuvent être utilisés dans
divers domaines comme la nutrition humaine et animale, la nutraceutique et la pharmaceutique,
la cosmétique etc.
De nombreuses études ont montré l’efficacité de l’hydrolyse enzymatique par des protéases
pour solubiliser des matrices solides et d’obtenir un hydrolysat, avec une forte teneur en matière
protéique (polypeptides, peptides et acides aminés), et éventuellement des lipides pouvant être
libérés (Dey and Dora, 2014; Maruthiah and Palavesam, 2017; Sinthusamran et al., 2020). Dans
ce contexte, nous avons prospecté le potentiel d’un procédé d’hydrolyse enzymatique contrôlée à
déprotéiniser les co-produits de crevette blanche Parapenaeus longirostris (Lucas, 1846). Notre
contribution consiste à tester l’efficacité des protéases produites par des souches bactériennes
isolées localement afin d’obtenir des hydrolysats protéiques de valeurs nutritionnelles
comparables à ceux obtenus à partir des protéases commerciales pures (Randriamahatody, 2011).
L’étude se subdivise en trois parties :
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Valorisation des coproduits de la crevette blanche (Parapenaeus longirostris) par des procédés enzymatiques en utilisants des protéases bactériennes. - 13/80

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