Conclusion
75
température représente le paramètre dominant, principalement lors du passage du printemps
vers l'été et de l'automne vers l'hiver. Les échanges air-mer et le mixing semblent jouer un
rôle plus important dans la variation saisonnière du pCO2 du bassin oriental. La contribution
de la biologie reste relativement faible dans l’ensemble de la Méditerranée.
D’un point de vue général, la mer Méditerranée a joué le rôle d’un puits de CO2 pour
l’atmosphère durant l’année 2011 avec un flux net de -189,05 GmolC/an, les puits les plus
importants sont localisés dans la Méditerranée orientale (-208,41 GmolC/an) où le maximum
a été enregistré dans l’Ionien (-108,71 GmolC/an). La Méditerranée occidentale, quant à elle,
a joué le rôle d’une légère source de CO2 (19,36 GmolC/an), la source la plus importante est
localisée dans le sous bassin Algérien (21,59 GmolC/an). On a remarqué qu’en hiver, les
zones de formation des eaux profondes de la Méditerranée qui sont le Golfe du Lion et la mer
Adriatique (pour les WMDW et EMDW, respectivement) sont des puits de CO2 avec des flux
égales à -9,9 et -1,7 GmolC/an, respectivement, prouvant par-là les propriétés de séquestration
de CO2 anthropique de la Méditerranée.
Ci-dessous, quelques propositions pour l’amélioration de cette étude :
- La réalisation de mesures in-situ de la pCO2 pendant les quatre saisons pour mieux
comprendre la variabilité saisonnière de ce paramètre (La comparaison des résultats
modélisés de notre étude avec des pCO2 mesurées durant toutes les saisons permettra une
meilleure estimation de l’erreur).
- L’utilisation de mesures d’AT et TCO2 réalisées pour les différentes saisons permettra
d’obtenir des régressions linéaires avec des pCO2 plus proches de la réalité (Pour ce
travail, les régressions se sont basées seulement sur des données printanières). L’utilisation
du couple pH-TCO2, à la place du couple AT-TCO2, améliorera également l’estimation des
pCO2 de surface. Millero (2007) a estimé une erreur de ± 1,8 µatm seulement sur la pCO2
avec l’utilisation du couple pH-TCO2, contre une erreur de ± 5,7 µatm avec l’utilisation du
couple AT-TCO2. Malheureusement, les mesures de pH ne sont pas très courantes.
- Pour la reconstitution des pCO2, il serait intéressant aussi de déduire une relation
empirique (par un modèle linéaire global ou par des relations non linéaires) liant les
mesures de pCO2 (SOCAT) avec d'autres paramètres satellitaires (SST, chlorophylle), tel
que ça a été proposé par Zhu et al. (2009).
75
température représente le paramètre dominant, principalement lors du passage du printemps
vers l'été et de l'automne vers l'hiver. Les échanges air-mer et le mixing semblent jouer un
rôle plus important dans la variation saisonnière du pCO2 du bassin oriental. La contribution
de la biologie reste relativement faible dans l’ensemble de la Méditerranée.
D’un point de vue général, la mer Méditerranée a joué le rôle d’un puits de CO2 pour
l’atmosphère durant l’année 2011 avec un flux net de -189,05 GmolC/an, les puits les plus
importants sont localisés dans la Méditerranée orientale (-208,41 GmolC/an) où le maximum
a été enregistré dans l’Ionien (-108,71 GmolC/an). La Méditerranée occidentale, quant à elle,
a joué le rôle d’une légère source de CO2 (19,36 GmolC/an), la source la plus importante est
localisée dans le sous bassin Algérien (21,59 GmolC/an). On a remarqué qu’en hiver, les
zones de formation des eaux profondes de la Méditerranée qui sont le Golfe du Lion et la mer
Adriatique (pour les WMDW et EMDW, respectivement) sont des puits de CO2 avec des flux
égales à -9,9 et -1,7 GmolC/an, respectivement, prouvant par-là les propriétés de séquestration
de CO2 anthropique de la Méditerranée.
Ci-dessous, quelques propositions pour l’amélioration de cette étude :
- La réalisation de mesures in-situ de la pCO2 pendant les quatre saisons pour mieux
comprendre la variabilité saisonnière de ce paramètre (La comparaison des résultats
modélisés de notre étude avec des pCO2 mesurées durant toutes les saisons permettra une
meilleure estimation de l’erreur).
- L’utilisation de mesures d’AT et TCO2 réalisées pour les différentes saisons permettra
d’obtenir des régressions linéaires avec des pCO2 plus proches de la réalité (Pour ce
travail, les régressions se sont basées seulement sur des données printanières). L’utilisation
du couple pH-TCO2, à la place du couple AT-TCO2, améliorera également l’estimation des
pCO2 de surface. Millero (2007) a estimé une erreur de ± 1,8 µatm seulement sur la pCO2
avec l’utilisation du couple pH-TCO2, contre une erreur de ± 5,7 µatm avec l’utilisation du
couple AT-TCO2. Malheureusement, les mesures de pH ne sont pas très courantes.
- Pour la reconstitution des pCO2, il serait intéressant aussi de déduire une relation
empirique (par un modèle linéaire global ou par des relations non linéaires) liant les
mesures de pCO2 (SOCAT) avec d'autres paramètres satellitaires (SST, chlorophylle), tel
que ça a été proposé par Zhu et al. (2009).
