Résultats et discussion
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4.3 Paramètres du système des carbonates
La reconstitution des pCO2 passe d’abord par la reconstitution de l’AT et du TCO2 de la
Méditerranée. Cette dernière présente une très bonne corrélation entre les paramètres du
système des carbonates et la température, salinité et UAO.
Les distributions horizontales saisonnières de l’AT et du TCO2 sont illustrées sur la Figure 17
et la Figure 18. Les variations mensuelles de ces paramètres sont illustrées dans la Figure A1
dans l’Annexe 3. D’une manière générale, l’AT et le TCO2 présentent une faible variabilité
saisonnière moyenne. Les concentrations sont minimales en été et atteignent leur maximum
durant l’hiver (Tableau 13). Ce cycle semble régi principalement par les processus physiques,
notamment le mélange vertical. Le refroidissement des eaux de surface durant l’hiver
augmente la densité des eaux et favorise le mélange avec les eaux profondes enrichies en AT
et TCO2 à partir de la reminéralisation de la matière organique et la dissolution des CaCO3.
Tableau 13 : Variations saisonnières de l’AT et du TCO2 en Méditerranée durant l'année 2011
Saison
AT (µmol/kg)
TCO2 (µmol/kg)
Automne
2551±50
2210±39
Printemps
2554±54
2238±41
Eté
2534±50
2189±37
Hiver
2563 ±52
2249 ±36,02
4.3.1 L’Alcalinité totale (AT)
Dans notre zone d’étude, ce paramètre varie de 2306 à 2640 µmol/kg. Les concentrations
d’alcalinité présentent un gradient croissant vers l’est et le nord de la Méditerranée. Cette
distribution spatiale est principalement régie par le gradient d’évaporation des eaux de la
Méditerranée et suit donc étroitement la distribution spatiale de la salinité ainsi que la
circulation des eaux de surface dans les deux bassins occidental et oriental. On remarque que
le levantin montre les concentrations les plus élevées durant pratiquement toutes les saisons.
Selon Wimart-Rousseau, (2021), dans le Nord-Ouest de ce sous bassin, une augmentation du
contenu en AT semble affecter l’évolution à long terme des propriétés du système des
carbonates au cours des 20 dernières années.
La variabilité saisonnière de l’AT est élevée dans les sous bassins de la Méditerranée orientale
où elle peut atteindre les 93 μmol/kg dans l’Adriatique et 60 μmol/kg dans l’ionien.
En revanche ces variations sont relativement inexistantes pour le sous bassin Alboran,
probablement en raison des apports relativement constants d’eaux atlantiques.
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