Résultats et discussion
Étude chimique des saponines d’E. sepositus
186
Considérant la variation saisonnière chez les deux sexes, on constate que la composition et
l’abondance relative des ions saponines ne présentent pas de différence significative entre les
saisons dans l’estomac et le tégument oral. Cependant, les caeca pyloriques, les gonades et le
tégument aboral sont caractérisés par deux compositions homogènes en ions saponines, la
première composition est associée à la période de développement précoce et avancé (automne
et hiver), et la deuxième est associée à la période de maturation sexuelle et de ponte
(printemps, été).
Les deux compositions relatives aux gonades et caeca pyloriques présentent des variations
qualitatives et quantitatives néanmoins ceux de tégument aboral présentent uniquement des
disparités quantitatives (Tab. 45 et Fig. 42).
Les ions saponines à m/z 921,4455 et 891,4353 présentent respectivement les abondances
relatives les plus élevées quel que soit l’organe, le sexe et la saison considérés. L’ion m/z
921,4455 est les plus abondant dans tous les organes. L’abondance relative de l’ion m/z
891,4354 est plus élevé dans l’estomac et les caeca pyloriques.
En conclusion, l’ensemble des analyses HR-ESI-SM a permis de révéler des disparités interorgane, sexuelle et saisonnière dans la distribution qualitative et quantitative (abondance
relative des ions) des ions saponines détectés chez E. sepositus.
Les ions obtenus pourraient être associés aux saponines répertoriées chez E. sepositus (m/z
921,4453, 907,4289), certains peuvent correspondre à des saponines d’une autre espèce de
genre Echinaster à savoir E. luzonicus (m/z 891,4349) et d’autres correspondre à des
molécules inconnues (m/z 909,4455; 919,4298; 935.4612; 937,4397; 939,456 et 953,3825).
De Simone et al. (1981) et Riccio et al. (1981) rapporte l’existence de 7 saponines chez
l’étoile de mer E. sepositus: la sepositoside A (m/z 921[C45H70O18 Na]
+
) est la saponine
majore, la masse neutre 898 Da de cette saponine est associée à cinq isomères, et la
sepositoside B (m/z 907 [C44H68O18 Na]
+
) (Fig.8). Les ions saponines détectés à m/z 921.4453
et 907.4298 pourrait correspondent respectivement à la sepositoside A et B identifiées par ces
auteurs.
Les travaux de Riccio et al. (1982) et Kicha et al.( 2015) sur les saponines d’E.lozonicus
montre que la masse [M+Na
+
]: m/z 891 (soit la masse neutre 868 Da) correspondre à trois
isomères qui sont la luzonicoside A, B et D, et la masse ([M+Na
+
]: m/z 907) correspondre à la
luzonicoside F (Fig. 8).
Étude chimique des saponines d’E. sepositus
186
Considérant la variation saisonnière chez les deux sexes, on constate que la composition et
l’abondance relative des ions saponines ne présentent pas de différence significative entre les
saisons dans l’estomac et le tégument oral. Cependant, les caeca pyloriques, les gonades et le
tégument aboral sont caractérisés par deux compositions homogènes en ions saponines, la
première composition est associée à la période de développement précoce et avancé (automne
et hiver), et la deuxième est associée à la période de maturation sexuelle et de ponte
(printemps, été).
Les deux compositions relatives aux gonades et caeca pyloriques présentent des variations
qualitatives et quantitatives néanmoins ceux de tégument aboral présentent uniquement des
disparités quantitatives (Tab. 45 et Fig. 42).
Les ions saponines à m/z 921,4455 et 891,4353 présentent respectivement les abondances
relatives les plus élevées quel que soit l’organe, le sexe et la saison considérés. L’ion m/z
921,4455 est les plus abondant dans tous les organes. L’abondance relative de l’ion m/z
891,4354 est plus élevé dans l’estomac et les caeca pyloriques.
En conclusion, l’ensemble des analyses HR-ESI-SM a permis de révéler des disparités interorgane, sexuelle et saisonnière dans la distribution qualitative et quantitative (abondance
relative des ions) des ions saponines détectés chez E. sepositus.
Les ions obtenus pourraient être associés aux saponines répertoriées chez E. sepositus (m/z
921,4453, 907,4289), certains peuvent correspondre à des saponines d’une autre espèce de
genre Echinaster à savoir E. luzonicus (m/z 891,4349) et d’autres correspondre à des
molécules inconnues (m/z 909,4455; 919,4298; 935.4612; 937,4397; 939,456 et 953,3825).
De Simone et al. (1981) et Riccio et al. (1981) rapporte l’existence de 7 saponines chez
l’étoile de mer E. sepositus: la sepositoside A (m/z 921[C45H70O18 Na]
+
) est la saponine
majore, la masse neutre 898 Da de cette saponine est associée à cinq isomères, et la
sepositoside B (m/z 907 [C44H68O18 Na]
+
) (Fig.8). Les ions saponines détectés à m/z 921.4453
et 907.4298 pourrait correspondent respectivement à la sepositoside A et B identifiées par ces
auteurs.
Les travaux de Riccio et al. (1982) et Kicha et al.( 2015) sur les saponines d’E.lozonicus
montre que la masse [M+Na
+
]: m/z 891 (soit la masse neutre 868 Da) correspondre à trois
isomères qui sont la luzonicoside A, B et D, et la masse ([M+Na
+
]: m/z 907) correspondre à la
luzonicoside F (Fig. 8).
