Chapitre V :
Impact des ouvrages sur la zone d’étude
91
Cette perte d'énergie en arrière de l'ouvrage permet aux sédiments en transit de s'accumuler,
créant parfois un tombolo artificiel. Le tombolo permet d'accroître l'espace récréatif d'une plage
et de protéger le trait de côte, cependant un brise-lames peut aussi servir uniquement de
stabilisation du trait de côte sans engraissement, selon les règles de dimensionnement choisies.
Les matériaux de construction sont variables, allant d'une structure « à talus » (présence d'un
cœur d'ouvrage) avec carapace en enrochements jusqu'aux caissons bétonnés posés directement
sur le fond.
On retrouve majoritairement les brise-lames dans les mers à faible marnage, bien que des essais
soient réalisés concernant le dimensionnement de ces ouvrages dans les zones à fort marnage. Il
existe également des brise-lames immergés, permettant de faire déferler la houle de manière à
diminuer son énergie et donc de limiter l'érosion sur le trait de côte.
Figure 59. Impacts des brise-lames sur la ligne du rivage
En freinant la dérive littorale, les brises lames induisent des dépôts sédimentaires à l’origine de
véritables tombolos. Ils provoquent donc un déficit sédimentaire immédiatement en aval, dans le
sens de la dérive littorale. Il devient alors nécessaire de construire d’autres brise-lames et, un
ouvrage en appelant un autre, le rivage s’en trouve totalement artificialisé.
Précédent

Etude d’impact du port de cap Djinet sur le littoral recours à la modélisation - 109/130

Suivant