Chapitre VI
Evolution du trait de cote
123
Benzerfa S. & Bourkache R.
Interprétation des résultats :
La figure VI. 4 représente l’évolution du trait de côte de notre site d’étude entre 1999
et 2022, cette période est caractérisée par la construction d’ouvrages transversaux (épis), on
note durant la période de 1999 à 2009, la construction de deux épis aux extrémités est et ouest
de la zone d’étude et entre 2009 et 2013 d’un épi central au centre de la zone, au flanc gauche
de l’embouchure de l’oued. Ces ouvrages ont eu un impact remarquable sur l’évolution du trait
de côte, il s’agit d’une accrétion à l’est de l’ouvrage et une érosion à l’ouest. Les débits solides
interviennent également dans la morphologie du trait de côte en prenant en considération les
conditions hydrauliques incidentes sur la cote.
On constate une variation irrégulière du trait de côte, de la limite Ouest et la limite Est.
• Une accrétion progressive atteignant un pic de 1.82m/an au niveau du transect 29, cela
correspond à un avancement remarquable du trait de côte de 41.86m, cette accumulation est
à cause de l’épis ouest de la zone d’étude.
• Ensuite, une érosion irrégulière est remarquée à partir du transect 95 jusqu’au transect 294
(présence de l’oued) avec un pic de recul de -1.96m/an, cela correspond à un recul de -
45.08m/an. Cette érosion est due à la mobilité des débits solide de l’oued Mazafran durant
toute cette période.
• A partir du transect 300 vers 450, une présence d’irrégularités dans l’évolution du trait de
côte, l’érosion est très importante dans l’extrémité Est atteignant -2.41m/an, l’érosion est
due à la présence d’un épi qui bloque le transit sédimentaire de secteur Est.
Pour des images satellitaires extraites de google Earth, l’incertitude peut atteindre les 4m, car
les images les plus récentes ont une résolution meilleure que celles des anciennes, cela peut
fausser les calculs, mais dans notre cas, le calcul du coefficient de corrélation entre l’EPR
mesuré et le LRR calculé montre que notre résultat tend vers une corrélation fiable.
Pour ce cas, l’EPR et LRR ont un coefficient de détermination R
2 = 0.81.
Figure VI. 5 : Corrélation entre les taux d’évolution EPR et LRR dans de la zone d’étude
R² = 0,8159
y = 0.7693x + 0.3117
-2
-1
0
1
2
3
-2,5
-2
-1,5
-1
-0,5
0
0,5
1
1,5
2
2,5
3
EPR
(m/an)
LRR (m/an)
EPR et LRR entre 1999 et 2022
Evolution du trait de cote
123
Benzerfa S. & Bourkache R.
Interprétation des résultats :
La figure VI. 4 représente l’évolution du trait de côte de notre site d’étude entre 1999
et 2022, cette période est caractérisée par la construction d’ouvrages transversaux (épis), on
note durant la période de 1999 à 2009, la construction de deux épis aux extrémités est et ouest
de la zone d’étude et entre 2009 et 2013 d’un épi central au centre de la zone, au flanc gauche
de l’embouchure de l’oued. Ces ouvrages ont eu un impact remarquable sur l’évolution du trait
de côte, il s’agit d’une accrétion à l’est de l’ouvrage et une érosion à l’ouest. Les débits solides
interviennent également dans la morphologie du trait de côte en prenant en considération les
conditions hydrauliques incidentes sur la cote.
On constate une variation irrégulière du trait de côte, de la limite Ouest et la limite Est.
• Une accrétion progressive atteignant un pic de 1.82m/an au niveau du transect 29, cela
correspond à un avancement remarquable du trait de côte de 41.86m, cette accumulation est
à cause de l’épis ouest de la zone d’étude.
• Ensuite, une érosion irrégulière est remarquée à partir du transect 95 jusqu’au transect 294
(présence de l’oued) avec un pic de recul de -1.96m/an, cela correspond à un recul de -
45.08m/an. Cette érosion est due à la mobilité des débits solide de l’oued Mazafran durant
toute cette période.
• A partir du transect 300 vers 450, une présence d’irrégularités dans l’évolution du trait de
côte, l’érosion est très importante dans l’extrémité Est atteignant -2.41m/an, l’érosion est
due à la présence d’un épi qui bloque le transit sédimentaire de secteur Est.
Pour des images satellitaires extraites de google Earth, l’incertitude peut atteindre les 4m, car
les images les plus récentes ont une résolution meilleure que celles des anciennes, cela peut
fausser les calculs, mais dans notre cas, le calcul du coefficient de corrélation entre l’EPR
mesuré et le LRR calculé montre que notre résultat tend vers une corrélation fiable.
Pour ce cas, l’EPR et LRR ont un coefficient de détermination R
2 = 0.81.
Figure VI. 5 : Corrélation entre les taux d’évolution EPR et LRR dans de la zone d’étude
R² = 0,8159
y = 0.7693x + 0.3117
-2
-1
0
1
2
3
-2,5
-2
-1,5
-1
-0,5
0
0,5
1
1,5
2
2,5
3
EPR
(m/an)
LRR (m/an)
EPR et LRR entre 1999 et 2022
