Résumé
La Méditerranée est un système dynamique complexe, vital mais en péril, dans son 6ème rapport,
publié en février 2022, le GIEC a ainsi alerté sur le fait que le bassin méditerranéen est un « hot
spot » du changement climatique. Il se réchauffe plus vite et les températures devraient augmenter
de 2 à 3°C à l’horizon 2050 et de 3 à 5°C à l’horizon 2100. Ces scientifiques annoncent un
bouleversement qui se traduira entre autres par une diminution des précipitations estivales de 35 %
sur la rive sud et de 25 % sur la rive nord d’ici la fin du siècle Les autres principaux impacts que
le groupe prévoit également sont l’acidification des eaux marine et une élévation du niveau de la
mer (jusqu’à +1 m en moyenne en 2100 dans le pire scénario) (GIEC,2022). L’écosystème
méditerranéen qui abrite des espèces endémiques subira alors des dommages plus graves à moins
d’une intervention collective des Etats et des sociétés pour en limiter l’ampleur, suivant les marges
de manœuvre qui, selon les scientifiques, existent encore pour quelques décennies. Désormais,
cette évolution climatique à venir constitue une préoccupation majeure pour l’Algérie et qui
s’engage notamment à travers le Plan d’Action Climat (2019) et le Plan d’Action du Gouvernement
(2020) contre le réchauffement climatique et dont l’engagement a été réitérée le 27 juin 2022 à
Athènes : Crise climatique et dialogue social pour une transition durable. Nous avons tenté
dans ce travail de mémoire d’aborder un descriptif et une synthèse sur le thème de la circulation
des masses d’eau dans sa partie sud-occidentale et plus spécifiquement dans le bassin ouest algérien
qui s’étend d’Oran à Tlemcen. La fraction algérienne (sous bassin ouest algérien) est un élément
clé pour comprendre les phénomènes hydrodynamiques en Méditerranée et en Méditerranée
occidentale, les courants qui la caractérise ainsi que leur variabilité spatio-temporelle. A l’aide des
données recueillies sur cette zone, nous avons essayé d’interpréter l’évolution des valeurs de
température et de salinité en tant que traceurs hydrologiques entre 2009 et 2019. Il s’agit, pour
nous, de comprendre comment les variations de ces paramètres physiques évoluent au cours d’une
décennie. Néanmoins Il est certain que l'étude réalisée au cours de ce mémoire est insuffisante pour
répondre aux questions scientifiques qui concerne l'ouest algérien, d’autres paramètres nécessitent
d'être intégrés.
Mots clés : Méditerranée, masses d’eau, circulation, bassin ouest algérien, température, salinité.
Abstract
The Mediterranean is a complex dynamic system, vital but at risk. In its 6th report, published in
February 2022, the IPCC warned that the Mediterranean basin is a "hot spot" for climate change.
It is warming faster and temperatures are expected to rise by 2 to 3°C by 2050 and 3 to 5°C by
2100. These scientists predict an upheaval that will result, among other things, in a 35% decrease
in summer precipitation on the southern shore and a 25% decrease on the northern shore by the end
of the century. The other main impacts that the group also predicts are the acidification of marine
waters and a rise in sea level (up to +1 m on average in 2100 in the worst case scenario)
(IPCC,2022). The Mediterranean ecosystem, which is home to endemic species, will then suffer
more serious damage unless states and societies intervene collectively to limit the extent of the
damage, according to scientists, who believe that there is still room for manoeuvre for a few
decades. From now on, this future climate change is a major concern for Algeria, which is
committed to combating global warming, notably through the Climate Action Plan (2019) and the
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Etude de la circulation marine dans le bassin ouest Algérien - 71/72

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