Généralités
pour MODIS
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et MERIS
2
.
3.2. Évaluation qualitative des radiances dans les eaux côtières
Dans les eaux oligotrophe et mesotrophe, la Chl-a et ses produits dérivés sont considérés comme les
principaux contributeurs dans la composition de la Rrs. Une simple relation, relie les rapports de
réflectance transformés en logarithme aux concentrations de Chl-a comme indiqué dans l’équation 11
du chapitre II. Il est connu (Morel et Bricaud, 1981) que le coefficient d’absorption du phytoplancton
(Éq. 9 chapitre I) est inversement relié à la taille des cellules pour une concentration donnée de
pigment (comme Chl-a) comme le signalent Carder et al., (1991), puisque les cellules
phytoplanctoniques tropicales et subtropicales sont généralement plus petites (cas du AB), les données
de réflectances peuvent être un petit peu élevées.
En revanche, dans les eaux côtières, la contribution des CDOM dans le ratio bleu-vert des réflectances
est comparable ou supérieure à celle des pigments phytoplanctoniques (Carder et al., 1991) et, à cause
du signal très faible, le rapport signal/bruit
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augmente pour les petites longueurs d'onde. Une
augmentation de la concentration de CDOM ne co-varie pas avec la concentration réelle de pigments,
elle réduit les radiances ascendantes dans le bleu, conduisant à une surestimation de la concentration
en Chl-a. Les CDOM d’origine terrestre induisent une diminution des réflectances moyennes aux
courtes longueurs d'onde, d'où une surestimation de la concentration en Chl-a. En outre, le ratio
CDOM-à-Chl-a, en fonction de l'état physiologique du phytoplancton, peut changer très rapidement
dans les zones côtières, ce qui entraîne une surestimation ou une sous-estimation de la concentration
de pigments. Néanmoins, le CDOM terrestre contribue à une surestimation modérée de la
concentration de la Chl-a dans les eaux côtières. Dans ces dernières, chargées des sédiments et
détritus particulaires en suspension, une augmentation de la diffusion est observée, diminuant les
rapports de réflectance et, par conséquent, augmentant à nouveau la concentration de la Chl-a.
La troisième cause liée à la construction de l’algorithme OC5 est bien la surestimation de la Chl-a par
la composition de l’atmosphère. Le traitement des aérosols de la zone côtière est différents de ceux
utilisés dans l’ensemble des données standard. Néanmoins, l'erreur dominante dans ces zones est dû
aux radiances résiduelles des eaux côtières, chargées en matière en suspension particulaire, dans le
proche infrarouge, ce qui remet en cause les hypothèses de base de l'algorithme de correction
atmosphérique (Gohin et al., 2002). Une surestimation du contenu atmosphérique est donc susceptible
de se produire dans les eaux côtières. Les radiances négatives qui sortent de l'eau sont souvent dérivées
de l'application d'un algorithme standard de couleur de l'océan défini pour les données du Cas-1. Cet
effet est très apparent sur les images car les radiances naturelles sont faibles aux courtes longueurs
1 MODIS : Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer.
2 MERIS : Medium Resolution Imaging Spectrometer.
3 Bruit : perturbation parasite et aléatoire qui se superpose au signal et en altère la qualité. Son origine pour un capteur est due aux
diverses manipulations que subit le signal.
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