Généralités
a p = a p
* × SPM
Éq. 9
Avec, a
*
Chla et a
*
p sont respectivement le coefficient d’absorption spécifique du pigment Chl-a et le
coefficient d’absorption spécifique des SPM (voir Fujiki et Taguchi, (2002)). Chla est la concentration
de la Chl-a et SPM est la concentration des matières en suspension particulaires.
Cependant, quand les concentrations des SPM et CDOM sont élevées, le coefficient aT augmente dans
les longueurs d’ondes du bleu, après, il diminue exponentiellement vers les grandes longueurs d’ondes
(Mobley, 1994). En revanche, l’absorption du phytoplancton varie en fonction des longueurs d’ondes
d’une manière très compliquée : l’absorption est différente entre les différents pigments (Figure 3).
L’examen de la courbe de la Chl-a montre qu’il y a deux pics majeurs d’absorption, un maximum dans
le bleu ~440 nm, et un autre dans le rouge ~665 nm, où dans la plupart des cas, le pic dans le bleu est
trois fois plus grand par rapport à celui dans le rouge (Mobley, 1994). Entre 550 nm et 650 nm,
l’absorption s’approche du zéro, donnant la caractéristique de la couleur verte des eaux riches en Chl-a
(Kirk, 1994).
3.
L’ algorithme OC5 de l’ifremer (Gohin et al., 2002)
3.1. Problème des eaux côtières
Dans les eaux côtières, le grand problème rencontré dans les données satellitaires de Niveau-2 est la
Rrs négative trouvée souvent dans les courtes longueurs d’ondes et les concentrations très élevées de la
Chl-a. Les valeurs négatives des radiances pourraient être liées à la surestimation de la contribution de
l’aérosol enlevée du signal total. L’élimination de l’effet des aérosols sur la radiance totale est effectuée
par les algorithmes de corrections atmosphériques à chaque longueurs d’onde par l’extraction du signal
observé dans le domaine proche infrarouge où les radiances de l’eau sont très faibles. La présence des
Rrs négatives dans les courtes longueurs d’ondes du visible pourraient donc être liée aux
concentrations élevées des CDOM. Selon Gordon et Kenneth, (1999), les valeurs négatives des
réflectances du capteur MODIS-Aqua sont en rapport avec la sous-estimation de la réflectance totale
causée par les contributions atmosphériques. Par conséquent, cette sous-estimation conduit à des biais
des Rrs qui sortent de l’eau à chaque longueur d’onde.
Dans les eaux côtières, en revanche, la complexité de la nature des aérosols, associée à la direction du
vent et à la variabilité de la composition de l’eau par rapport à la matière en suspension, le CDOM et
les différents types de pigments, augmentent le nombre des paramètres inconnus dans la modélisation
du transfert radiatif
1
. En effet, l’étude de Gohin et al., (2002) portée sur le développement d’un
algorithme empirique et régional simple ‘’OC5’’ afin de fournir des concentrations de Chl-a dans les
eaux côtières du Cas-2 à partir des données du capteur SeaWiFS
2
. Par la suite, le OC5 est généralisée
1 Transfert radiatif : modalités de modification d’un signal à travers l’atmosphère par diffusion, absorption, et réfraction.
2 SeaWiFS : Sea-viewing Wide Field-of-View Sensor.
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