Conclusion générale
de la Chl-a intégrée réellement de la surface jusqu’à la profondeur maximale de la zone euphotique
dans le AB. Les résultats de ce modèle peuvent être intégrés en tant que input dans les modèles
d’estimation de production primaire dans le AB.
Dans la section 4 de résultats et discussion, nous avons caractérisé la réponse spectrale des eaux de
surface de la baie d’Alger lors de l’apparition des efflorescences des coccolithophores. Nous pouvons
maintenant désormais identifier les blooms de coccolithophores à partir de la télédétection de la
couleur de l’océan dans les eaux de surface de la baie d’Alger. Cette approche peut aider
l’identification et la surveillance des blooms de coccolithophores quand les prélèvements in-situ ne
peuvent pas s’effectuer lorsque une efflorescence s’installe dans les eaux de surface de la baie d’Alger.
L’étude de la variabilité saisonnière et interannuelle de ces blooms dans une série temporelle aide à
mieux prédire les impacts futurs du réchauffement climatique, les coquilles calcaire des
coccolithophores influençant largement le cycle du carbone. Dans la baie d’Alger, les épisodes du
bloom de coccolithophores sont marqués chaque année de 2003 à 2018 au moins 2 ou 3 fois par an,
généralement plus observés en hiver.
Bien que les mesures de la SPM procurent une information relativement complète sur la nature du
signal des Rrs dans les eaux côtières du AB, elles présentent la limitation principale d’être acquises en
même temps que la Chl-a en appliquant des algorithmes bio-optiques standard dans les eaux côtières
du Cas-2. En revanche, l’application des algorithmes bio-optiques spécifiques pour les eaux côtières du
Cas-2 sera toujours recommandé pour l’estimation de la Chl-a afin d’éliminer le signal SPM associé.
Dans les eaux côtières du bassin Algérien, les eaux du Cas-2 ont été définies dans ce travail
conformément au Tableau 16.
Perspectives
Cette étude est limitée par l’absence des profils verticaux de la Chl-a mesurés pendant l’hiver et sur les
eaux côtières le long du bassin Algérien. La prochaine étape consistera à mettre en place un modèle
régional bio-optique tridimensionnel de la production primaire à partir de données satellitaires et insitu. Il est donc très probable que le fort contraste actuellement déduit des données satellitaires entre
l'été et l'hiver soit considérablement atténué si nous tenons compte de la véritable intégration verticale
de la Chl-a. De même, les rapports moyens pigments/biomasse dans le AB et la M-Med ne sont pas
bien connus pour les différents groupes phytoplanctoniques, ce qui constitue une autre source
157
Tableau 16: Récapitulatif sur le type général des eaux côtières du AB [-2,2°W 8,7°E] dans les zones de LBCs et HBCs.
LBC n°
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
Case water
Case-1 Case-1 Case-1 Case-2 Case-2 Case-1 Case-1 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-1 Case-2
HBC n°
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
Case water
Case-1 Case-1 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2 Case-2
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Etude par télédétection et mesures in situ des efflorescences algales et de la matière en suspension dans le Bassin Algérien - 157/200

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