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VI.3- La baie d’Alger et la baie du Koweït
VI.3.1- Traitement des données satellitaires
a. Prétraitement des images
Les images Landsat sont utilisées avec succès dans la mesure de la transparence de
(Markogianni et al., 2018). Cinq images Landsat-8 couvrant les baies d'Alger (196/034) et du
Koweït (165/40), correspondant aux dates des mesures in-situ, sont utilisées pour modéliser les
PDS, les MES et le phytoplancton (diatomées et dinoflagellés). Les images sont téléchargées à
partir des archives Landsat disponibles gratuitement sur la plateforme de l'USGS
(https://earthexplorer.usgs.gov/). Les images téléchargées ont été inspectées visuellement pour
éliminer les parties de l'eau de mer affectées par les ombres (Ian M. McCullough et al., 2012). Les
images sont enregistrées dans le WGS84 comme système de référence mondial utilisant la
projection universelle transversale de Mercator (UTM).
Les techniques les plus utilisées pour déterminer la concentration des composants de l'eau dans
l'analyse des données de télédétection sont basées sur la réflectance de surface. Dans ce travail,
trois approches peuvent être utilisées : L'approche empirique, l'approche semi-empirique et
l'approche analytique (Gordon, Howard R, & Morel, 1985).
a. Concordance du satellite/mesures in-situ
Les observations in-situ sont importantes pour développer, affiner et valider les algorithmes de
télédétection (Mouw et al., 2015). Certaines études suggèrent que les observations de terrain
coïncidant avec le passage du satellite donnent les meilleurs ajustements. Le moment idéal pour
collecter les données in-situ est tôt le matin et avant la fin de l'après-midi (Butt & Nazeer, 2015).
Une fenêtre de temps de ±2 heures est utilisée pour faire synchroniser les mesures du PDS, MES
et phytoplancton avec les images Landsat-8 en utilisant la moyenne du 3*3 pixels (Bailey & Werdell,
2006). Cette fenêtre spatiale est utilisée pour réduire l'effet de diffusion et prendre en compte les
erreurs de localisation qui peuvent produire en raison de la dérive des bateaux par rapport à la
station de mesure (Kloiber, Brezonik, & Bauer, 2002; Masocha et al., 2018; Wei et al., 2018). La
moyenne de chaque fenêtre extraite est calculée en utilisant une approche de filtrage décrite par
Bailey et Werdell (2006). La moyenne filtrée est mathématiquement exprimée par l'équation
suivante :
𝑓𝑖𝑙𝑡𝑒𝑟𝑒𝑑 𝑀𝑒𝑎𝑛 =
∑ (1.5∗σ−𝑋 ̅ )<𝑋 𝑖 <(1.5∗σ+ 𝑋
̅ )
𝑖
𝑛
(1)
Où :
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