40
Yunlin Zhang et al., 2014) parce que certains d'entre eux sont toxiques, nucléaires et résistent à la
dégradation biologique et chimique (Min et al., 2019; Xi & Zhang, 2011).
Les facteurs naturels tels que les vagues et les courants côtiers contribuent à l'érosion des plages
et aux processus de sédimentation ont montré un effet sur les matières en suspension en termes de
distribution et de quantité. Les vagues, par exemple, transportent une grande quantité d'énergie
qu'elles reçoivent sur les côtes, car leur front s'effondre près de la côte, de sorte que les processus
d'érosion et de sédimentation sont activés en fonction du type de littoral et de la direction du
mouvement des vagues (Rani et al., 2019), ce qui contribue à la formation des matières en
suspension et à l'activation de son mouvement. La quantité des particules en suspension varie en
fonction des changements saisonniers et du système d'écoulement de l'eau résultant des eaux de
pluie et des polluants qui l'accompagnent lorsqu'elles arrivent sur le sol avant d'être rejetées dans
la mer. De grandes quantités de matières en suspension peuvent affecter le cycle biogéochimique
(Min et al., 2019), réduire la transparence de l'eau et donc limiter les phénomènes de pénétration
de la lumière et de photosynthèse, la concentration en oxygène dissous et la température de l'eau.
Elle peut également entraver la respiration des poissons (Bilotta & Brazier, 2008; Grayson et al.,
1996).
Les facteurs humains ont un impact évident par leur contribution aux rejets des déchets, les mers
étant devenues un dépôt pour les déchets de la planète, notamment les eaux domestiques et
industrielles non traitées, ainsi que les résidus résultant du ruissellement des terres agricoles
cultivées (Alain Aminot & Kérouel, 2004).
III.4- La température
La température de la surface de la mer (TSM) est un facteur environnemental qui détermine
les changements dans les activités marines et écologiques (Bayat & Hasanlou, 2016; Du et al.,
2014; Yang et al., 2017). Les activités industrielles résultant des rejets de anthropogéniques, en
particulier le processus de refroidissement (centrale de dessalement) contribuent à une pollution
thermique, laquelle modifie les caractéristiques physiques de l'eau, et entraîne une dégradation de
l’environnement côtier et affecte la santé des écosystèmes (Alshaikh, 2016; Sarkar et al., 2008).
L'augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, entraine une augmentation progressive
de la TSM (Shaik et al., 2019; Tavares et al., 2019). La TSM est impliquée dans la cinétique de la
plupart des réactions biochimiques par son influence sur l'activité des enzymes (Holm & Peck,
1998). Dans une certaine mesure, la vitesse d'une réaction catalysée par des enzymes augmente
avec la température. Au-delà, une nouvelle augmentation entraîne la dénaturation des enzymes
Précédent

Evaluation de la couleur et de la qualité biologique des eaux marines de la côte algéroise à partir de l\'imagerie satellite et modélisation du phytoplancton marin - 58/202

Suivant