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EXPÊDITION ANTARCTIQUE BELGE
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l’autre, 0. dubium, s’écarte de toutes les espèces déjà connues. Les deux
antarctiques
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appartiennent,
l’une au groupe Ophiolimma de Verrill dont le type est l’O. Bom/dz, espèce abyssale
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dans la mer des Antilles et la seconde au groupe Ophiecz‘odm où se rangent les 0. 'sÿecta—
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bilis, 703% et eazoÿla‘. La première de ces espèces est boréale, mais, en dehors de la disposition des
papilles buccales sur laquelle Verrill s’est basé pour établir le sous—genre Ophiæædiæ, elle n’offre
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pas d’analogie avec la forme antarctique. Quant aux deux A77@j)læin de la BELGICA, l’une d’elles,
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Belgica; se sépare de toutes les espèces connues; la deuxième A. polita, est une petite espèce
sans caractères différentiels bien remarquables et qu’on peut rapprocher de plusieurs autres espèces
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ayant deux écailles tentaculaires, deux papilles buccales allongées de chaque côté, plusieurs pi—
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,
.quants brachiaux et le disque garni d’écailles sur les deux faces.
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…
…
On peut donc afrmer qu’il n’y a pas
la moindre analogie entre les Ophiures arctiques et
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sübarctiques et les formes antarctiques trouvées par
18« BELGICA-'
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ComparonS enn Ces dernières aux Ophiures subantarctiques déjà connues.
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Dans untravailrécentÜ), Ludwig a étudié avec beaucoup de soin les Ophiures observées
».'
jusqu’à maintenant dansles régions subantarctiques. En réunissant toutes les espèces provenant
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de la. Terre de Feu, de la, Géorgie du Sud, de l’Ile de Kerguelen et de la Nouvelle-Zélande,
il arrive à_ un total de
littorales ou sublittorales auxquelles il ajoute 24 Ophiurés
nabysSàles— draguéesÏ par le
Challenger » dans
mers
australes.
Ludwig a comparé cette
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faune'd’Ophiures subantarctiqu‘es avec celle des régions arctiques : je renvoie pour les détails : '
'
asOn mémoire dans—lequel le lecteur trouvera des documents fort importants, et J e ne retiens ici
__
la: conclusion à laquelle il arrive, a savoir qu’il n’y a jms une seule espèce d’Ophiure commune -
‘
faunes.
d’œil jeté sur les listes dressées par Ludwig montre qu’il n’y a pas
'
…
plus
entre. cette faune subantarctique et la faune véritablement antarctique découverte
'
par l’Expédition Belge. Comme nous
l’avons déjà remarqué
considérant les Ophiures arcti—
_
'
_
qu’es, les différences-tiennent, non seulement àune dissemblance complète des espèces dans
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,
l’intérieur des genrescommuns au deux faunes, mais encore a une répartition'diffèrente des
genres, les
Ophiçæmmæk, Ophiocoms, Ophiacü's, Ophiomyxa, des régions subantarcti—
ques manquant dansles ' _ Collections de la BELGICA tandis que les g._ Ophéapwgææ, Ophiopyæææ et
_
OphiœaMax‘ s’y trouvent représentés. Ces remarques s’appliquent aux Ophiures littorales et
sublittorales, les plus intéressantes à considérer puisque les échantillons de l’Expédition Belge
proviennent de profOndeuts relativement faibles, mais elles sont aussi corroborées par l’examen
de la faune subantarctique abyssale.
'
On connait la théorie de la bipolarité des faunes arctique et antarctique telle qu’elle a été
soutenue par Pfeffer, Murray et quelques autres zoologistes. Cette théorie a été très discutée,
et, en ce qui concerne les Echinodermes, Ludwig a déjà montré que la faune des Holothuries
et des Ophiures arctiques différait absolument de celle qu’on avait observée dans
mers
australes, fait en désaccord formel avec la théorie de la bipolarité. Il résulte de ce que j’ai dit
plus haut, que la même conclusion s’impose quand on considère la faune véritablement antarcti—
que que l’Expédition Belge nous a fait connaitre. Cette faune constitue un ensemble offrant un
facies tout a fait particulier et n’ayant aucune ressemblance, ni avec les espèces arctiques ou
,
subarctiques, ni avec les formes subantarctiques. '
(I) H. LUDWIG. Hamburger M agalkamsr‘sche Sammelwise. Ophiuroiden. -— Hamburg 1899.
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