HORMONES
179
de l’AÇTH
sur le même système, décrit
à cette époque, ne constituait pas une
anomalie car son
action semblait limitée aussi
à une activation de la phospho—
rylase surrenal_1enne. Le dosage biochimique de l’AMF cyclique était du reste
fonde Sur ] activation
1n
de la phosphorylase hépatique.
Au cours
des Cinq annees suivantes, l’intérêt suscité par l’AMF cyclique
resta limite aux
premiers travaux
de Sutherland : l’AMF cyclique donnait
l impres51on
d etre un
parfaitement déni, doué d’une spécicité
etr01te pour
un seulsysteme_enzymat1que.
Mais à partir de 1965, se succédèrent
une serre de publications, impliquant l’AMF cyclique dans le mode d’action
d’un nombre
sans cesse croissant d’hormones, caractériséespar une grande
diversité de
structure et de mode d’action (E. W. Sutherland, Prix Nobel
de Medecme en 1971).
Hormone
NH2
Adân I
(l:
cyclaëe
\C_N\
l
ll
)CH
‘;
_ | , 1
O
o
o
o
0
' CHî—Ë/ \CH
,…-“o…"…o t……,âë_/ \…__0/0 \Ë_ë/
(IDH IOH
<Ë_H
\Ë__Ë/
\Ë—o/3
|
Il
-
OH
0
ATP
AMP 3'—5'
La réaction produisant l’AMF cyclique est catalysée par une enzyme,
l’adény1 cyclase, par lequel l’adénosine triphosphate est converti en présence
d’ions magnésium, en AMP cyclique et pyrophosphate.
'
L’adény] cyclase est présente dans toutes les cellules animales examinées
jusqu’ici, excepté les érythrocytes anucléés. Habituellement, elle est associée
à la membrane cellulaire ou aux systèmes de membrane intracellulaire, et sa
nature et sa fragilité particulières ont gêné sa purication (toutefois quelques
succès ont été obtenus dans la purication de l’adényl cyclase à partir d’une
source de bactéries).
L’association de l’adényl-cyclase avec la membrane cellulaire, la stimulation
du tissu spécique de l’enzyme par diverses hormones déterminées, et la stimulation des e"ets de ces hormones sur leurs tissus cibles par l’AMF cyclique
ou ses dérivés ont permis de conclure que l’AMF cyclique avait un rôle de
second messager.
‘
La première étape de l’action des hormones biogènes, peptidiques, et des
prostaglandines est donc une interaction de l’hormone, 1er messager (g. 73‘)
sur des récepteurs spéciques, c’est-à-dire les sites cellulaires de reconnaissance
——
1er messager
-
——
Membrane cellulaire
Adèny|
ATP
——1——>AMPC
_—
2ème messager
Action
h£rmonal e
Stéror‘dogenesé
——
3ème messager
Gluconéogenese
Lipolyse
PIG. 73.
—
Hormone et récepteurs spéciques.
179
de l’AÇTH
sur le même système, décrit
à cette époque, ne constituait pas une
anomalie car son
action semblait limitée aussi
à une activation de la phospho—
rylase surrenal_1enne. Le dosage biochimique de l’AMF cyclique était du reste
fonde Sur ] activation
1n
de la phosphorylase hépatique.
Au cours
des Cinq annees suivantes, l’intérêt suscité par l’AMF cyclique
resta limite aux
premiers travaux
de Sutherland : l’AMF cyclique donnait
l impres51on
d etre un
parfaitement déni, doué d’une spécicité
etr01te pour
un seulsysteme_enzymat1que.
Mais à partir de 1965, se succédèrent
une serre de publications, impliquant l’AMF cyclique dans le mode d’action
d’un nombre
sans cesse croissant d’hormones, caractériséespar une grande
diversité de
structure et de mode d’action (E. W. Sutherland, Prix Nobel
de Medecme en 1971).
Hormone
NH2
Adân I
(l:
cyclaëe
\C_N\
l
ll
)CH
‘;
_ | , 1
O
o
o
o
0
' CHî—Ë/ \CH
,…-“o…"…o t……,âë_/ \…__0/0 \Ë_ë/
(IDH IOH
<Ë_H
\Ë__Ë/
\Ë—o/3
|
Il
-
OH
0
ATP
AMP 3'—5'
La réaction produisant l’AMF cyclique est catalysée par une enzyme,
l’adény1 cyclase, par lequel l’adénosine triphosphate est converti en présence
d’ions magnésium, en AMP cyclique et pyrophosphate.
'
L’adény] cyclase est présente dans toutes les cellules animales examinées
jusqu’ici, excepté les érythrocytes anucléés. Habituellement, elle est associée
à la membrane cellulaire ou aux systèmes de membrane intracellulaire, et sa
nature et sa fragilité particulières ont gêné sa purication (toutefois quelques
succès ont été obtenus dans la purication de l’adényl cyclase à partir d’une
source de bactéries).
L’association de l’adényl-cyclase avec la membrane cellulaire, la stimulation
du tissu spécique de l’enzyme par diverses hormones déterminées, et la stimulation des e"ets de ces hormones sur leurs tissus cibles par l’AMF cyclique
ou ses dérivés ont permis de conclure que l’AMF cyclique avait un rôle de
second messager.
‘
La première étape de l’action des hormones biogènes, peptidiques, et des
prostaglandines est donc une interaction de l’hormone, 1er messager (g. 73‘)
sur des récepteurs spéciques, c’est-à-dire les sites cellulaires de reconnaissance
——
1er messager
-
——
Membrane cellulaire
Adèny|
ATP
——1——>AMPC
_—
2ème messager
Action
h£rmonal e
Stéror‘dogenesé
——
3ème messager
Gluconéogenese
Lipolyse
PIG. 73.
—
Hormone et récepteurs spéciques.
