134
BIOCHIMIE GÉNÉRALE. LES CONSTITUANTS
,
Les caroténoïdes à fonction acide : l’a crocétine existe sous formes cis et
.
trans; son rôle dans la différenciation sexuelle des gamètes d’une algue verte
n’a pas été conrmé.
'
Vitamines A
De formule C20H300, c’est une vitamine liposoluble qu’on désigne aussi
'
sous le nom d’axérophtol ou rétinol qui rappelle son act10n sur l’œil et sa
fonction alcool, c’est un diterpène.
S TR UC TURE
La vitamine A1 (on l’appelle rétinol) est un alcool en C20 possédant 5 doubles
liaisons (dont une dans le noyau). La vitamine A2 ou 3 déhydrorétinol pos'sède .
-
une deuxième double liaison dans le noyau :
CH3. CH3
_CH3
CH3
cn3
cH3
cn3
on3
'
'
'
v
e:
'5'
7'
,i—izûii
,.H
:
6
V
2
5
1l '
\-2v
4,7
\
6'
r
_
\ \ \
.
'
'
3
CH3
_
-
Vitamine A]
—
Vitamine A,
Les oxydants la détruisent rapidement ; toute modication de sa formule
l’inactive.
_
j
REPARTITION ET DOSAGES
On trouve la vitamine A1 (liquide huileux jaunâtre) dans le foie des poissons
3
de mer essentiellement, mais aussi dans le lait, le beurre, le jaune d’œuf, soit
sous forme de vitamine, soit sous forme de provitanne (caroténoïde). L’action hydrolytique de la caroténase de l’intestin fournit théoriquement une
molécule de vitamine A à partir des carotènes oc et 7, deux molécules à
partir du B, mais en réalité le rendement est très inférieur.
D_el’intestin, la vitamine A, estériée, passe dans le sang où l’on peut la
doser’par
la réaction de ”Carr et Price (teinte bleu—violet par le trichlorure
d’antirnoine en solution chloroformique ; on suit la cinétique de la réaction).
Une étude plus précise de la vitamine A nécessite sa séparation chromatographique.
RÔLE PHYSIOLOGÏQUE ET BIOCHIMIQUE
On la dose
soit chimiquement (réaCtion de Carr et Price, absorption
dans l’ultrav1olet à 3 250 À), soit biologiquement (test de. croissance, test de
colpokératose
du rat). L’unité internationale équivaut à 0,34 pg de vitamine.
Les besoms quotidiens
de l’adulte sont de l’ordre de 1 mg par 24 h ; la
/
carence
en v_1tamme
A se traduit chez l’homme essentiellement par des symptomes
ocula1res : héméralopie, ou, dans des cas plus graves, xérophtalmie “ou
« h1kan » du Japon. Chez l’animal, les troubles sont de deux sortes :
a) action sur la croissance : celle—ci s’arrête tandisque l’animal perd du poids
(d’où un test biologique de mesure) ;
'
—
b) action
sur les épithéliums : conjonctive, puis cornée surtout (d’où xérophtahme allant
la fonte purulente), vagin (colpokératose), peau..
'
La d_umnutmn
de la résistance aux infections est une conséquence de l’atteinte
des ep1thehums.
Il faut bien distinguer, dans les troubles oculaires, les troubles
dus a ] attemte des ep1théhums et les troubles dus au rôle spécique de la vitamine A dans la vision.
'
Précédent

- 131/345

Suivant