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ZOOLOGÏE CÏASSÏFICATlVE.
57
Dans le résumé général que nous allons présenter; nous nous servirons principalement des.
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“
systèmes que nous avons cru devoir exposer
avec quelques détails, maisnous proterons également
des travaux des zoologistes modernes, et surtout de ceux publiés en France.
Mais, avant de passer en revue les groupes principaux du règne animal, nous croyons devoir
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parler brièvement de la Géographie %00logt‘que. Chaque animal a une.patrie plus ou moins étendue,
—
et cela devait être, car certaines circonstances climatériqu‘es ou autres sont nécessaires pour que les '
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animaux puissent se reproduire indéniment dans un même pays. En général, l’espèce reste dans
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les lieux où elle est née; parfois très—abondante individuellement dans un endroitqu’on peut regarder
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comme son centre, elle va en diminuant en nombre plus on s’en éloigne. Les animaux essentielle.
ment terrestres, comme la plupart des Mammifères et des Reptiles, comme quelques Mollusques
Côtiers, comme beaucoup d’Articulés, ont une patrie assez limitée; mais il en est tout autrement
_
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pour les espèces qui vivent—dans les airs, comme les Oiseaux, et
surtout pour celles qui se trouvent
dans les eaux, soit douces, soit salées, comme les Poissons, une grande quantité de Mollusques et de
‘
'Zoophytes, etc. Divers animaux sont propres à un pays plus ou moins limité; d’autres, en plus petit
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nombre—, semblent à peu près Cosmopolites, qudiqu’ils ne l’aient pasété originairement, tels sont
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divers Rats, etc.
Certains êtres sont propres au nouveau monde et d’autres à l’ancien; tels sont, peur
,—
.
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neciter qu’un exemple, les Singes à queue prenante, particuliers à l‘Amérique, et les Singes ordi—
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naire3, à l’ancien continent. L‘Océanie ne renferme pas ou presque pas de Mammifères Monodelphes,
,
elle en comprend beaucoup de Didelphes, et a…_en propre
tout le groupe des Ornithod'elphes. Le
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climat aussi inue beaucoup surles animaux, et l’on peut y rattacher la question si importante des
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titigTations que l’on remarqUe chez ‘un
nombre d’Oiseaux et de Poissons. La domèstication
détru'it_les__règles de la géographie zoologique; mais, cependant, il faut dire que, lorsque les diffé— .
trop grandes entre le pays natal de l’espèce que
l’on Veut acclimater et celui ou
.
en la porte, l’ai:climatatidn ne peut avoir lieu. Du re3te,'si l’espèce a une patrie .toùjoùrs assez bien
,
marquée, il n’en est plus de même du genre, qui renferme souvent des espèces propres à‘ des pays
’
très-éloignés les uns des autres. Les besoins de l’Homme ont souvent aussi bouleversé la géographie
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Zoologique que nous pourrions dire primitive; beaucoup d’espèces des groupes des Buminants et
—
'
.dos Gallinacés, fournissant sa principale nourriture, ont été domestiques depuis la plus haute
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quite', et l’on ne connaît plùs‘guère avec certitude leur première patrie; la pisciculture tend
*
‘
*
…
mater dans certaines eaux douces des Poissons qu’on n'y avait jamais trouvés, et il en
est de
_
-
,
des reproductions de Mollusques tentées dans-ces derniers temps; d'un autre côté, des animaux
_
,
.
utiles, comme les Baleines, ont été éloignées des lieux qu’elles habitaient jadis, et rejetées de plus en
.
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plus vers les mers polaires; et des êtres nuisibles, comme les grands Carnassiers, ont été chassés des
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lieux habités, et repoussés versie centre inhabité des grands continents; enn les Chevaux, qui ne". »
.
‘.
sont presque plus qu’à l’état domestique, presque q_niversellement, sont redevenus sauvages en
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riqu‘e, où ils ont été importés, etc. La
offre aussi beaucoup de rapports avec la-ques—
.
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tion que nous eférons, et, lorsqu’on étudie les faunes fossiles successives, on fait véritablement une .
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recherche de géographie _antédiluvienrie. C’est dans l’indication des principaux groupes zoolOgiques —
,
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que nous compléterons ces notions de géographie.
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