-
,
‘
,
_
,
i
|
_
l
l
_
ANATOiËlE ET PI—lYSIOLOGIE ZOOLOGIQUES.
;
puisse commencer— à exister. Chez ces derniers êtres vivants, quelquefois les deux sexes sont réunis
' _
sur le même individu, qui est dit alors lternmphrodlte: c’est ce qui a lieu chez les Mollusques;
'
«
alors ce seul individu peut se reproduire sans le secours d’aucun autre, ou bien il arrive que l’indi—
,
_
vide ainsi pourvu des deux genres d’organes sexuelsne peut. pas se féconder seul, et qu’il a besoîn*
_
*
"
du concours d’un individu semblable—à lui : dans ce dernier cas, comme chez les Celimaçons, chacun
des deux individus appelés à la génération remplit le double rôle de mâle et de femelle. Mais dans
'
_
les animaux supérieurs chaque sexe est porté par un individu différent, et la reproduction ne peut
'
:
'
avoir lieu sans le concours de ces deux êtres; mais ici se rencontrent encore de nouvelles diffC—
_
‘
rences: quelquefois le uide fécondant du mâle, dans lequel entrent pour parties essentielles les
"
1 *
.
spermatozot‘les ou aninmtm spermatiques, n’est appliqué à l’œuf, ou produit de la femelle, que
.
'
A
'
lorsque celui-ci a été rejeté au dehors, comme chez les Poissons; d’autres fois, au contraire, l’œuf
_
'.
'
expulsé ne pourrait plus être fécondé, et le uide du mâle est appliqué sur l’oeuf ou-oeule lorsqu’il
-
'
est encore contenu dans les organes de la femelle, dans l’0ealre même, comme chez les Mammifères
'
'
et les Oiseaux: ce genre de reproduction exige le rapprochement des sexes ou l’accouplemeirt, et
est précédé de phénomènes particuliers qui constituent surtout le rut. Quand il y a ainsi acccu—
j
.
pleurent, il peut y avoir encore plusieurs différences :” l° dans la génération ovipare, l’oeuf, une
_
fois féconde, est aussitôt pondu par la femelle, et.ce n’est qu’après la ponte qu’il vient à éelore et
_
';
que l’individu nouveau—né apparaît; cela a lieu dans les_0iseaux, chez les Reptiles, les Amphibiens
' _ ,
en général et la plupart des Insectes, des Mellusques,‘ etc.; 2° dans la génération oeovieipare,l’œuf
_
.
_
.
-__"
veau sort du sein de sa“mère avec sa forme propre : c’est ce qui se présente dans la Vipère; 5° dans
—
'
.
lagénératton
enn, l’œuf, une fois féconde, se détache de l’ovaire, mais, au lieu d’être
-.
‘
'
_
_
..
pondu, va se placerdans un réservoir particulier ou placenta, s’y attache, en tire des sucs
nutri—
_
tifoj:y Çé_çliôt, et
d’un-certain
ce dernier genre de
—‘
-
génération, auquel se rattachent” non—seulement
gestation ou gros—
._
ï;Î'
_
sesse, et l’allaitement, se trouve dans les Mammifères et dans l’Homme.
,
.
D’autres faits de la plus haute importance se rattachent encore a la reproduction des êtres… Si,
=
'
-*_
dans le plus grand nombre des cas, le nouvel animal rassemblé entièrement à
à ceux qui
l’ont produit, il est loin d’en être toujours de même, et, au contraire, le jeune animal en
_
parfois très-considérablement. C’est ainsi, pour‘ne citer
quelquesexemples, que les Grenouilles
_
_
"'Ï;
et les Crapauds, en sdrtant de l’œuf, sont à l’étatde te’tàrcls, et ne prennent que plus tard
_
-
'
dénitive; que les Insectes éprouvent ce que l’on appelle des métamorphoses : au sortir de l’œuf, le
"
Papillon, le llanneton, la Mouche, etc., sont des êtres vermiformes “que l’on nomme chenille ou
'
.
larve, puis,
passé quelque temps sous cet état, ils se transforment en un être inerte, la
'—"
.
cltry‘solicle
sortira enfin l’animal avec sa ferme et sa taille dénitive; que les Vers
,
_
'
'
intestinaux eprouventquelque chose d’à peu près analogue, et qu’avant ”de parvenir à- leur,âge de
'
;
.
reproduction 1lspas ,
que dans les animaux inférieurs la génération alternante est également une suite dephénomèncs
.
'»
ayant quelque ressemblance avec ce que nous venons de signaler. Un autre mode de propagation que —
.”
_ ' —
—
nous devons encore citer estcelui de la génération articielle, qui est produite“ par l’Homme sur les
.
_
animaux; c’est sur'elle qu’est fondée la pisciculture, qui, dans ces derniers temps, arepeuplé nos _
—
rivières des Poissons qui en avaient été détruits, et qu’est également basé l’art de fermer
d’iluîtres qui doivent servir à l’alimentation de;_l”l—Iomuæt
'
"
‘
"
‘
—
_
»
Le développement des animaux peut eriC0re Se rattacher auxa'ctes‘de la ”generation ,
et cette‘série
phénomènesse passera aussi Bien dans les êtres” inférieurs que dans ceuxqiii sont le plus rap—.
'
_
'
pi‘bdliéS de l’Ilçimme, et même chézlu'i; Dzi‘r‘ts'ce dernier, lepetit'fœtus, apeine” féconde, pass‘é'î)àr des — -
_
'
formés excessivement variées avant sa naissanc'eg'l’on peut
—_
'
'
_1;’2Ï'Îîg
tard, lorsqu’il est entré danslG mond‘e,ces memes organes se compliquent” ‘
_
encore, et’l’êtré s’accroît jusqu’àl"époi…e fixée pourqu’il soit “apte aise ”reproduire tut-mémé: Uné
.
'
chese semblable a
tous les Vértébré‘s, et il 'est tres=curieuxf de'Suivre les déVelop’pements
_
.
"f
_;'de l’animal
de sa mère,
même au delà de sa
Beaucoupïd’autres —
'
‘
faits sont les préludes oula suite'de‘lalonction de"la”géñéi“âtig tels sont: le‘tenipS
_
‘
"
' _;='
l’intelligence et l’instinct des femelles préparant temp-our que
les
_
._
l
'
'
l
'
ll
'
“
l'
-
‘,
"
;
-»
Précédent

- 43/448

Suivant