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HISTOIRE NATURELLE.
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race caucasienue qu‘avec la sémitique, et l‘on en a vu, à la couleur près, qu’on po_uvait confondre
-.
avec des Européens; mais leur teint général est d’un jaune foncé tirant sur le bistre ou sur la cou—
du bronze, et même jusqu’au noir velouté; les nuances varient assez notablement chez eux, et
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ce qu’il y a de curieux, c’est que les plus méridionaux ne sont pas cependant toujours les plus rem-_
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,irunis, et que les plus Septentrionaux, comme les habitants de Carnate, ont la peau bien plus
foncée. La peau, assez ne, laisse, par des modications subites de pâleur, deviner le trouble des
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passions: elle ne répand aucune mauvaise odeur, surtout chez les femmes,_dont la propreté est
généralement excessive. Le nez est saillant, le plus habituellement aquili-n, sans être jamais épaté :
_
les ailes
n’en sont pas trop ouvertes; la bouche est petite, avec des dents blanches verticales, et à
'
lèvres très—minces, généralement colorées; le menton est rond, souvent marqué d’une fossette; les
'
_
yeux
sont ronds, assez grands, toujours un peu humides, avec la cornée tirant sur le jaunâtre, et.
'
l’iris d‘un brun foncé ou noir : ils sont-voilés_ par d—’—épaisses paupières très—fendues et garnies de '
longs cils, ainsi que de sourcils minces et arqués; les oreilles sont de grandeur moyenne et bien ‘
‘
_
"
faites, lorsqu’elles ne sont pas déformées par le poids d’ornements baroques; la jambe est très-line,
_
'
et le pied bien fait; la paume “des mains‘es't à,peu près blanche, un peu ridée, la base des ongles de
-
ces extrémités supporte en général une petite tacheen croissant et plus foncée; les cheveux sont
'
—
.
longs, plats, toujours très-noirs et luisants, souvent assez_ns; la barbe, quoique longue, est assez
,
peu fournie, sauf à la moustache. Les femmes “ont“
les extrémités petites et untetse bien dessiné;
leurs épaules sont communément bien conformées;la gorge, assez eXactement hémisphérique, un
"peu basse, avec les mamelons noirs ou d’un brun‘foncé; leur corps est très—court en proportion des
membres habituellement allongés, n0n qu’ils soient grêl°es, ce qui est le contraire des Européennes;
_
_
'
elles passent pour très—lascives, et font connaître leur penchant à la volupté par la variété de mou—
'
véments et d’attitudés qu’elles savent prendre avec tant de souplesse dans ces danses qui les ont
_
rendues des bayadères célèbres; elles sont nubiles de si bonne heure, qu’on en voit devenir mères
.
_
'
dès neuf et dix ans, mais leur fécondité est épuisée avant trenteans. Dans les hommes la puberté est
“'
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également précoce. On cite parmi ces peuples peu d’exemples de lôngévité.
'
'
Les peuples hindous, chez lesquels se sont le mieux Conservés les traits de la race primitive, sont
'—
,
doux,bons, simples, dociles, industrieux, ni paresseux ni actifs, se contentant de peu, guère plus en.
clins que ceux des variétés arabes à faire abus des liqueurs fermentées, dont ils n'ignorent néanmoins
_
_
pas l’usage, et que leur donne le riz, q-ui’forme le fond de leur alimentation. Lepoivre et les aro—
'
mates semblentdes excitants nécessaires à leur estomac. Agriculteurs et naturellement sédentaires,
»
?
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et n’émigi‘ant que quand ils y— sont forcés; ils laissent faire le; commerce maritime‘de leur riche
'
pays par les Européens, les Arabes, les Malais et même les Chinois. Soldats peu aguerris, quoique
—
braves, ce n’estguèrequ’ue de leurs castes qui s’adonne àla guerre, et dans laquelle les Anglais,
-
,
leurs dominateurs, recrutent ces troupes de Cipayes, au moyen desquelles ils tiennent le reste as—
..
“. '
'
servi, malgré les formidables insurrections qui de temps en temps viennent troubler leurs posses—
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siens, et qui,'par la force même de la civilisation, quelque lentement qu’elle puisse pénétrer dans
'
_
les masses, donnera un jour l’affranchissement aux colonies indiennes. Les Hindous seuls savent
_'
_
réduire l’éléphant en dorqéstioi—téetle dresser aux combats.
compose pour eux les tissus
,
'
gles_plus
ils se drapent largement avec les étoffeS. formées avec ce végétal, sans que nul
_
_
.
.
bouton en agrafe en' retienne aucune partie :,ce n’estqù’assÏeztafd,’ et par île mélange-destri-bus du
'
'
'
Nord que les toisons du petit Thibet se Sentintroduites chez eûx'par' l'es’p‘ays de Cachemire et de
_
'
Cab0ul. C’est avec une grande élégance que l’es—femmes savent
pièces de leurs
—
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=
vetements: elles y joignent des ornementsparticuliers, des éoliarpes, des colliers, etc., qui leur
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donnent une gracieuseapparénce.
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Divisés
en eastes nombreuses, ”les
soumises aux_autres,etne pouvant.pas se mé—
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langer, les"liindousauréient_dû, plus qu’aucunautrepeuple,ÏCon's'erver'le‘urs_tràitsprimitifs,mais,
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:
en dépit de l’ autorité de leurs usages les plus Sacrés,f diVerses invasions ‘les ont Cont‘raints de
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leurs lles aux conquérants,'et aussi
d’entre e'ùx ont pris une partie des traits et des
:
.
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moeurs de_1eurs
voisins les Arabes
et lesPolynésiens répandus des la plus haute antiquitéle long de
_
.
plusieurs de leurs‘rivages'. « Des monuments Considérables, ditBory,
certaines,
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_
ne permettent pas de douter… que la civilisation indiennene ,reino‘nteau delà de”,téutes nos élire-_
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moins une chez l’espèce siñiqüe,
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