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ANTI—IROPOLOGIE. —— TYPE JAUNE.
£267
moyens de destruction n’ont pas été portés à ce point que, bientôt peut—être, l’électricité, donnant
_
le pouvoir de détruire d’un seulcoup des régiments entiers, des forteresses presque indomptables,
.
rendra, il faut l’espérer, la guerre impossible. Notre humanité, notre philanthropie est plus grande
-
et n’est pas personnelle comme chez les Chinois; et'ce n’est pas dans nos pays que l’on verrait,
-
_
_
soit par pauvreté,-soit pour conserver la race plus parfaite, de’pauvres enfants voués à la mort au
moment de leur naissance.
-
;
«
La civilisation‘sinique, dit encore Bory, paraît remonter àla plus haute antiquité, ainsi que le
'
'
langage monosyilabique et conséquemment primitif des peuples de toute espèce; cette Civilisation est
-
'
'
_
essentiellement stationnaire, les moindres actions des individus y étantréglées par des ordonnances;
-
mais la corruption semble y être inhérente : nulle parties Hommes ne montrent plus d’avarice et plus
»
delubricité, nulle part ils n’imaginèrent de moyens aussi variés, aussi extraordinaires, pour s’exciter
"
:
_
à des plaisirs qui deviennent coupables quand ils sont le résultat d’une imagination dérèglée, plutôt
'
.'
'
que celui de l’impulsion naturelle des Sens. » Leur littérature est très—riche en ouvrages scientiques,
_
en histoire et en romans; leur écriture, formée de signes hiéroglyphiques nombreux,. est le plus
'
{grand obstacle à la diffusion des lumières, et n’est à la portée que d’un petit nombre d’entre eux, '
les lettrés et les mandarins. Ils portent aux cendres des morts une profonde vénération, et pro‘
.
féssent pour culte un déisme pur, que leur ont enseigné Confucius et Tao-tsé; toutefois on compte
_
parmi eux des sectateurs du bouddhisme ou de la doctrine deFo ou Foë, des Taosses livrés au culte“
,
"
des esprits, et des chrétiens, mais en trés—petit nombre[En effet,-et malgré les plus grandes persé—
'
cu'tions, des missionnaires ca-tholi‘qu‘es ont plusieurs fois pénétré et séjourné en Chine. Aujourd’hui
*‘—>
la France et l’Angleterre sont en guerre avec‘le Céleste Empire : réuSsiront—elles à faire ouvrir certaines villes au commerce européen, et parViendrontèelles,,par la suite, à donner—une impulsion
civilisatrice plus avancée à ces riches mais immobiles contrées?
,
j
_
l
-
'
Si la race chinoise est la principale de la famille sinique, celle—ci renferme aussi plusieurs'peuplades
_
importantes par le nombre d’individus qui les Comp03ent, ainsi que par les pays étendus qu’elles
_
‘
'
'
occupent, et qui ont avec elle une ressemblance considérable. C’est ainsi que les Coréens ont lapins
.
grande analogie avec les Chinois, qui les ont subjugués en les. arrachant
à la domination des Japo_
‘
nais,mais toutefois leur langue _a plus d’afnité avec celle que parlent les Sibériens; et quel’on a
réunis sous le nom commun d’Indo—Chino‘is (Voir le type dans n0tre Atlas, pl. XV1,g. 1), divers peu—
pl'es d’origine mongole évidente, ayant de la ressemblance avec lesChinois,
et qui sont établis_en corps
.
de nation depuis des siècles dans la péninsule indienne; Ce sont les T cltampas, les Anamites,
les
.
Péguans, les Birmans, les Thibétains, les Siamois et diverses autres peuplades moins c'onnues, à
*
'
peau jaune, souple, douce et brillante, et rendueparfois comme dorée à l’aide de cosmétique. Les
"
Anami‘tes, qui comprennent
et les Torçquinois, et qui embrassent de
‘
.
«_
grands empires, ont adopté
”principale le b0uddhisme, tandis que leurs lettres pro.—‘
'
—
'
'
fessent la religion de
Les Bir-mans, aussi nommés Mianmat‘s, sont les plus belli'queùx des
‘
—
'
Inde-Chinois, et le pays qu’ils habitent, la Birmanie, est connue par son étendueét les mœurs
-
_
'
gulières de ces peuplesbouddhistes, si religieux dans leur idolâtrie. Les indigènes du Péguan, qui
-
se nomment Mouna dans leur patrie; les habitants de Siam,ou Siamois (Voyez nôtre Atlas, pl. XL,
,
'
_
'
g.— 2); les Tobampàs, etc., ferment
toutes suivant les deŒrin’es du boud—
-
,
,
-dhiSI8, et dont les
des plus curieuses à étudier, 'tiennerità la
Celles des; Chinois'et
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des—Hindous, Ennles Thibétains, ou Bhbts,_ adorent le
que
l’on dit
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être u-ne,i_né3rnationde Bouddha; par la nature même du_sol montagneuxsur lequel ils'se trouvent,
_'
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par leur.vienomade,non sédentaire,et quoique la souche de tOuslés peuples qui nous
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ilsont,_des_ha'bitudes un peu différentesde celles de làplupart deslrido—Chinois, et présentent quel—
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dans.leur physionomie-Quant-aux Ja7207zats,fqué lon rapporte
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parfois;à la_même£amille, ils—en
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