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.
ANTHROPOLOGIE. — TYPE JAUNE.
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_
261
sur les bords de l’Oby. Aujourd’hui, les Lapohs bype'rboréens de race pure sont presque entièrement
—
,
éteints, et les peuplades dela Laponie renferment
le mélange de plusieurs races: le sang scythique —
.
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s‘y est allié au sang‘d’origiñe mongolique.
.
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‘.
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Les Samoyèdes,.aussi nommés Khasovas dans leurlangue, et que Pelles a démontré originaires
'
:
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des provinces méridionales du Yenisée, appartiennent à cette famille, et sont répandus sur les bords
ï'
'
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'
de la mer Glaciale en tribus errantes, qui vivent de chasse et dépêche. A peu près semblables aux
..
Tougouses par les traits de la face, ils ont le visage plat, rond et large; les lèvres retroussées; le nez
‘
Ï.
large, ouvert; la barbe peu fournie, et les cheveux noirs, rudes; leur taille est au—dessous de la mé?
'
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diocre, mais Ieurs‘membres sont mieux proportionnés que dans les autres
Ils parlent
—
__
—
un dialecte dela langue nyrienne.
-
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Les Kouriliens ou Ai‘nas habitent les îles Kurile et Yesso, de même que la côte d’Asie limitrophe;
:
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ils parlent une langue différant peu de celle des Samoyèdes, et semblant aussi, assure-t-on, dé—
-
river de la langue mère caucasienne. Les voyageurs sont loin de s’entendre sur les portraits'q'u’ils
_
'
nous ont tracés de ces insulaires. La Pérouse dit que les Ainas sont plus beaux que les Chinois et les
:_
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Japonais; Krùsenstern, au contraire, les représente à peu près en ces termes: peuplades Èi'taille
.
_
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..
médiocre; à barbe épaisse et fournie; à cheveux plats; à traits ayant plus de régularité que ceux des
'—
'
Kamtschadales auxquels ils ressemblent davantage; les femmes, ajoute-t-il, sont laides, très—brunes
de peau, et ont l’habitude de se peindre les lèvres en bleu et de se,tatouer les mains. Chez eux, le
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'
système pileux_ de toute la surface du corps est extrêmement développé, ce que reconnaissent teus'
'
les auteurs, et ce qui a surtout engagé Desmoulins— à en faire une espèccparticulière, qu’il nomme
'
'
hourilicmzc, et'î1 laquelleil donne, outre les poils nombreux dont elle est couverte, pour diagnosc :
‘
__
une taille moyenne et trapue; des membres forts; une grosse tête; un nez càréné; une peau couleur
'
_
d‘écrevisse vivante. Quoi qu’il en soit, les Koi1riliens sont évidemment des peuples croisés; ete’est
'
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-
parce que l’on n‘a pas bien pu saisir leur origine qu’en 'les a tantôt rangés parmi les races cireas—
'
siennes, tantôt parmi les races mongoles, auxquelles elles semblent plutôt'appartenir.
'
f
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_
'
Les Karntschadalcs, corifinés dans la partie sud de la péninsule du Kamtschatka, dont les Ko—
:
'
riaqucs habitent les régions du N0rd, s’éloignent parleur faciès et par leur langue des autres races
' _
jaunes. Ils sont petits, basanés;'ont peu de barbe, une chevelure noire; une face large; un nez court,
plat; des yeux petits, enfoncés dans l‘orbite; des sourcils minces; leurs extrémités sont grêles.Leur
‘
_
religion est le chamanisme pur ou la pratique des“ sortilèges. Dans leur langue ils se nomment ItcZ'
_
‘
mans, et parlent quatre dialectes très—différents les uns des autres.‘Ce sont de pauvres populations
habitant un sol excessivement ingrat. (Voy. pl. XIII, fig. 2.)
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,;
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=
Les peuplades inésiennes, tchouktchis et—aléou'æs, namollas, ouiguirs et koriaques appartiennent
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encore à cette grande famille.
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Les Namollas,que Luth adécrits,sÿont établissur la côte nord-_Ouest de l’Asie, depuis la baie de
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;
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Koulioutschiuskoi jusqu’aux rivages del’Anadyr. Chez eux, la face est très—aplà—tie,avéc des‘pom—
‘
.
mettes très—saillantes; le nez est très-camus; les yeux sont petits, non obliques. Leurs hordes, douces“
_
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et paisibles, se nourrissent particulièrement de poissons et des animaux ‘à moitié ‘putréfiés' que 'la
‘Ç
.
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mer jette sur le rivage. Leur Iangue semble être un dialecte de celle des Esquimzäux d'Amérique. '
.
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On les croit de même source que les Aléoutcs, les Koriaques et les T_chouktchis.. En effet, ces peu—
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plesÎ et surtoutles Ko“riaques, ne paraissent pas différer beaucoup des Namôlla's, si ce
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que leurs mœurs sont plus
les rives de la Sibérie orientale, et par conséquent àlouest
.
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—
.
des Koriàques,‘ on trouve les Yukagiris, dont les habitudes sont“ celles des Samoÿèdes, et dont la
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langue'di'ffè‘re néanmoins de tous les autres idiomes‘ hyperboréens; ces .Yukag‘iris ont assez d'ana—ç—
‘
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les Russes.
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Ces, d’iverses—peu'plades, nommées ichthy_ophages par Pritch’ard, ne nous sont connues que par les
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récits des Voyageurs russ'es,'et surtout par c'euxde 'Ch-oris. Les '7—‘c'hoitlstéhi3, comme les habitants des
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,
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îles Saint Laurent et du détroit, de Behring, naviguent
nommées bâidons,ffaites._ ,, "
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dépea'ux, et se neurrissent‘ surt0ut deéhair de Phoques et die*Baleines. Les.“tentes dont. ils se servent ‘
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pendant la Saison d’été sont faites en cuir; et leurs demeures pendant'l'hiver sont credséesdans
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le sol, Ils'fabriquentleurs vêtements d’été avec des mérccaux d’intestins de grands céta.cés,._et sou'
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