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HISTOIRE NATURELLE.
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I|1Ï*èsque dti-prodige, non-seulement sur le faciès.de
mais encore, 355“}’e't°0“»
d’autres
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points
On sait combien, dans beaucoup de
cas, larace negre est ab_rune par
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l’esclavage et les mauvais traitements qu’on lui fait-subir : eh bien, les enfants de ces mêmes negres,
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élevés avec soin et-dans les mêmes conditions que
les enfants deS'classes civilisées, ont souvent
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montré une intelligence parfois supérieureà
ceux__.qui, contrairement aux lois divines,
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ont cru par la force pouvoir se- déclarer leurs maîtres, et leurs
traits ont acquis par cela une clé—=
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ration que ne présentaientpas leurs propres
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Il semble même possible d’établir à l’inni des races sur des'basesanalogues à celles qu’admet—
tent la'plppart des anthropologistes dans leurs classications : si, par exemple, on umssa1t un‘nain
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et une naine, et si l’on_continuait la même alliance avec leur progéniture, on pourrait avoir une
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race de'lilliputiens; de même, sil’0n propageait le mariage entre les bossus et les bossues, il en
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résulterait probablement une race constante. On cite_des familles dont—les générations successives
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offrent six doigts, soit aux pieds, soit aux mains; chez'_d’autres, la forme du nez, la couleur des
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cheveux, etc., se pérpétuent avec la même régularité. Quant. aux hybrididés, ils se montrent chez
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l’Homme comme dans l’animal et le végétal, et donnent
en présentant des ca—
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rectère's communs à leur père età leur mère, C’est ainsi que îles
ont lieu entre les
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variétés blanche, jaune ou noire, donnent des métis remarquables; dans la plopart des
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surtout aux Antilles, on donne le nom de tnaZcître au produit de l’union d’un blanc avec une né—
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gresse; le blanc et la mulâtresse donnentle quarteron, et le mulâtre avec]a négresse engendrent le
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griffon; au Brésil, le mulâtre reçoit-le nom; de pardo; le blanc, oui avec l’Indienne, donne nais—.
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sance au métis proprement dit, et avec l’Américaine, c’est le mestiz—0; le nègre, avec l’Américaine,
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produit le aambi, labas, earibocas ou cafasas; à Banca, on appelle teko le descendant’d’un Chi—
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ncis et d’une Malaise; dans l’inde, bouganèsè celui d‘un Indien ”et d’une négresse; baster est le nom '
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matériques_des races anormales sont produites _: tellessont celles des albinos, des crétins et des ca—
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gets,.sur lesquelles nous reviendrons. De même,…Sous des inuences anatomiques_spéciales, de véi‘i— ’
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tables monstres,: presque toujours impropres àvivre, sont Créés.gEnn,outre le travail de la nature,
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l’intervention de l’intelligence humaine pourrait, àla rigueur, obtenir des variétés constantes,
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puisque déjà, chez les animaux, en est.parvenn à—opérérdésgreffes, qui changent l’organisation
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primitive.
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Mais, avant d’aller plus loin .dauÎscette étude—de l’Hdmme, nouscroyons- Utile d’exposer briève-_
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ment les diverses:méthodes des. principaux auteùrs_qui s’en sont occupés. : '_
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Linné (Systema natures, XIIIè…éd—., 't.
21)est le créateur du’. genre Homo; d’abord, dans ses
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premiers ouvrages—,ilîadmit deux espèces: l’Homme et le Chimpanzé; mais, peu de temps après, il
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en sépara le Chimpanzé, dont il t le genre Pithecus, et il n’y laissa que l’Homme, auquel,après
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avoir appliqué la sentence de Selon: Nose‘ete ipsum, il appliqua plus tard la concise caracté'ris—‘
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Homo, situserectus; hymèn et menstrua feminaram. Et. dans la seule esPèoequÎil
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admit (Homo sapiens), il reconnut'quatre variétés i“l’américaina,, ou la brune; :l’earope'e7ine, ou la
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blanche; l’asiatiqae, oula jaune; l’afïicaine,ou lalnoire, et la monstl‘ueüse,dans laquelle il plaça
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toutes les défectuosités que notre espece peutprésénter: variété qüine dutpas_prévaloir,,:pùisqu’elle
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ne comprend que les anomalies de touteslesautres.» ;
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Buffon, dans ses Œuvres complètes (Histoire naturelle de l’Homme), néreconnut dans l’Homme
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qùe.des ra'ceset .des variétés ; mais malgré les matériaux—incomplets qu’il eût àsa disposition, malgré
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les'docun‘1‘eñtsqd’il;empruntasouvent1à des-voyageursgpeudignes de Efoi, et quil’induisirentsou—.
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Vent en erreur, la profondeur de ses-recherches ct.—la pureté de son _Style donnèrent Ëi sonHistoirâ
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de l-’Hommel‘attraitd’une…œ‘uVre littéraire.; ses zidéés£ se répandirent
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bientôt dans—toutes les intelligencesde la n du siècle dernier et du"commencement
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…Bluinenhach (de Generis human
nativa, 1795, et Craniorum diversarum gen_tlumf
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dGcad‘es, 1795 à 1828) établit cinq races ::cciacasiennè, .mongoliqne,re’thi0pi‘enne, amériéçäiné:et ' *
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malaise,—" et “Constant Düméril, l’illustre naturaliste que nous ,venons de pend-re ”tout récemment ' _
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(Eléments des Sciencesnaturelles,4806) admit, lui, six races-: la cauCasique,il’hyÿerboréènna,da _.
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mongole; l’américaine, la malaise et l’éthi0piennè. '
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G. Cuvier (Tableaux élémentaires etRè—gne animal, 1817— etl829)ñe forma“avecgl’HOmme‘ qu'un
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