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ANTHROPOLOGIE.
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servation de lllalpighi a— été conrmée par les recherches d’Albinu's, de Ruysch, de llleckel, etc.,
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mais aussi par celles beaucoup plus récentes'de M. Flourens. Ce sav‘ant pbysiolog'iste n’admet pas
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que ce soit un réseau qui donne la‘couleu'r de la peau, mais bien une couche continue qui's’étend
entre le derme et le second épiderme, laquelle couche consiste en une matière sécrétée, noire dans
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le nègre, rouge'ou couleur de cuivre dans l’Américain, incolore dans le blanc; il a retrouvé cette
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matière pigmentale‘ dans le Kabyle, dans l’Arabe et dans le Maure, et il dit même qu’elle eXiste
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aussi chez l’Homme blanc, oùèlle colore le mamelon. L’abondance plus ou moins grande decette
matière,
expliquer jusqu’à un certain point la couleur des races, doit être considérée, même
d’après M. Flourens, comme le produit de l’action de la chaleur et de la lumière sur la peau. On a en
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effet des observations qui montrent que, sous l’inuence d’une température élevée, des modica—
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tions visibles se manifestent sur la peau, et…qu’il en est de même sous l’influence, au contraire,
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d’une température très—basse; le pelage des animaux change aussi d’épaisseur et de couleur suivant
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,
les contrées-qu’ils habitent, et ces actions, prolongées pendant un laps de temps considérable, ont
semblé sufsantes à certains anthropologistes pour expliquer les diverses nuances des races hu—
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maines, et pour expliquer que, selon le climat, un blanc puisse devenir nègre, un nègre devenir
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blanc, etc. Toutefois, nous devons le dire, on a fait des objections sérieuses à cette manière de
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voir. « S’il est certain, rapporte Garnot, que les chaleurs brûlantes du soleil font éprouver à la“
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peau desmodications assez notables—, ces chaleurs n’e__changent pas cependant le caractère essen—
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tiel : Carla peau revient à son état primitif, si on la*soustrait à l’action des: rayons solaires. » On a
constaté aussi que des familles noires,transportées en Europe y restaient noires pendant plusieurs »
,
générations successives, et que des familles blanches amenées en Afrique et en Amérique dans des
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c0nditions'semblables, conser‘vaient la blancheur de leur peau. D’un autre côté, on cite des popu—
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lati0ns blanches autochthones au milieu de peuples noirs,. des populati0ns nègres, parmi des peu—
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plades jaunes, etc-.; et cependant, l’action de la température, étant la même dans ces deux cas pour
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les uns comme pour'les autres, aurait dû exercer Sur eux une action analogue. Certains types pa—
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ràissent résister complétement aux inflùences diverses qui résultent des variations de climats et
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d’habitudes, et de ce nombre sont les Juifs qui, dans tous les pays, à toutes les latitudes et à toutes
,
les époques, reproduisent rigoureusement les caractères particuliersqu’ils avaient dès les.premiers
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temps historiques, c’est-à—dire celui qui nous aété conservé sur les monuments de l’antique
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'Égypte. Mais là il y a peut—être une explication satisfaisante à donner: par suite de la répulsion
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universelle et instinctive, le peuple juif a été isolé même au milieu des populations les plus agglo—
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mérées, il est resté avec les siens, ses ls se sont souvent alliés à. ses lles, et il n’y a eu qu’exces—
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sivèmènt peu de'mélanges._D’où l'on est amené à conclure d’une manière générale que lorsque les
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diverses races “qui peuplent leg—lobe restent à leur état de pureté, c’est—à—dire sans mélange, elles
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conservent toujoursleur type
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Du reste, les opinions et les divagatibbs sur la caùse des diverses.teintes de la peaù= humainese —
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sont multipliées à l’inni : presque_tous les naturalistes admettent que c’est du blancque toutes les '
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races dérivent: Pritchard dit, lui, que tous le’s'llommes étaient primitivement noirs, et qu’ils sont
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devenus blancs anse perfectibnnant par la'civilisation.
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quoiqu’on doive cependant ',y trouver de bons caractères pour différencier, les; diverses variétés
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qu’il en, soit, la peau de l’Homme etla structure de ses cheveux ne sont pasSeulés à subir -
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