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HISTOIRE NATURELLE
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ment cinq groupes: la région du Nil, celle-de l’Atlas, la _Nigritie maritime, l’Afrique australeet la
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Nigritie intérieure; il y a 117 langues en Océanie, qui se divisent en océaniennes proprement dites
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et en malaises; enn l’Amérique compte 422 langues classées en onze groupes : larégion australe de
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l’Amérique du Sud, la région péruvienne, la région gurani-brésilienne, la—région orenoco—amazone,
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la région de Guatemala, le Mexique, le plateau central de l’Amérique du Nord, la région missouri_
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colombienne, la région alléghanique et-des lacs, la côte occidentale de l’Amérique du Nord et la r_e' —.
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gion boréale de la même Amérique. Les dialectes sont répartis ensuite dans ces différents groupes
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selon les systèmes ou les hypothèses adoptés par tel ou tel anthropologiste, de sorte qu’il est impos—
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sible de se pron0ncer avec exactitude en faveur de tel-léou telle deces répartitions, etque dès lors,
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cette base'c'tant arbitraire, les inductions qu’on a cherché à en tirer pour la séparation en races
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doivent l’être également. Un autre genre de classication, qui nous semble plus naturel et qui sera
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très—probablement adopté lorsque l’étude de l’Homme aura été faite plus complétement, devra tirer
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à la fois 'ses'caractères et des dispositions zoologiques et des méthodes ethnographiques et de l’é—
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_tude des mœurs.
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L’espèce humaine présente au moins trois variétés excessivementdistinctes: ce sont les variétés
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à peau blanche, à peau noire et à peau jaune : mais Ces trois' rameaux ont le même type primordial
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et ne semblent pas être trois manifestations organiques différentes engendrées chacune dans un_
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_centre particulier, c’est—à—dire qu’il n’existe pas de différence spécique entre le blanc, le nègre et
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l‘Homme dont la peau est plus ou moins bistre'e. Au point
de la morale, pour empêcher,
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comme cela a lieu malheureusement sur une grande échelle, une race d’en dominer une autre au
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point d’en faire une partie de son bétail, cette identité spécique doit aussi être admise. Au point
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de vue physiologique elle paraît également positive. Laissons Buffon nous le prouver par certains
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passages de ses œuvres admirables : « On doit, dit-il, regarder comme
la même espèce celle qui,
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au moyen de la génération, se perpétue et conserve la similitude de cette espèce; et comme des es—
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pèces différentes celles qui, par les mêmes moyens, ne peuvent rien produire ensemble. A 'com_
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mencer_par l’Homme, qui est l’être le plus noble dela
en est unique, puisque les
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Hommes de toutesles races, de tous'les climats, de toutes les couleurs, peuvent se mêler et prO—'
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_.duire ensemble, et qu'en même temps l’on ne peut pas dire qu’aucun-animal appdrtienne à
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l’Homme, ni de près ni de“ loin, par une parenté
». « Lorsque après des siècles écoulés,
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ajoute—til dans un_autre endroit, des continents traversés et des générations
par
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l'…inuencede‘s différentes térres,l’Homme a voulu habiter dans des climats ”extrêmes _et peupler
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lessableS d‘lll‘l—_idi_et_ les glaces du Nord, les changements sont devenus si grands et 'si sensibles,
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n’était assuré que ce blanc, c'e La“poet ce nègre, Si dissemblants entre eux, peuvent cependant
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s'unir ensemble et propager en cdmmun la grande et unique famille de notre genre humain : ainsi,
leurs taches ne sont pas originelles; leurs dissemblances n’étaient qu’extérieures; césàliérations de
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nature ne sont que supercielles, ”et il est certain que tous ne font que le même Homme. » Buffon
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dit encore ailleurs: « L’Homme, blanc en Europe, noir en AfriqUe,jaune en Asie et rouge en Amé—
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de—négressias .
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