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ANTHROPOLOGIE.
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CbÇ Bonaparte, ont fait revivre le nom linnéen de Primates, que de Blainville et M. Isidore Geof’
froy Saint-Hilaire
ont aussi adopté, mais en le restreignant seulement aux animaux appelés Qua—
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drumanes par G. Cuvier, et en en retirant tout à fait l’Homme. M. Isid. Geoffrey Saint-Hilaire s’est
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surtout fortement élevé, dans plusieurs de ses ouvrages et dans ses cours, contre l’admission de
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dans les cadres mammalogiques, etil a fait avec lui, à l’exemple de naturalistes étrangers,
un règne distinct, le rêg7w'htmzat‘n, ainsi que nous l’avons dit dans les généralités de ce volume.
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« Si‘ l’on considère, dit le savant que nous venons de nommer, l’Homme tout entier, dans sa double
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nature et dans sa haute suprématie sur toutes les autres créatures terrestres, l’homme ne saurait
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cbnstituer ni un ordre zoologique, ni même une classe ou un groupe quelconque dans le règne
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animal. Il faut reconnaître en lui un être à part et au-dessus de tous les autres, séparé même des
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îpremiers animaux, malgré toutes les afnités organiques qu’il possède, par une distance immense,
par un abîme querien ne saurait combler. Ce n’est pas sans raison qu’on le considère en Allemagne
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comme devant constituer à lui seul un règne distinct. Ainsi, d’u'ncôté, l’Homme se lie intimement
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avec les premiers animaux, et c’est en vainqu’on ebercherait à trouver entre les Bimanes et les
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Quadrumabes des différences de valeur ordinale; d’un autre côté, l’Homme se sépare, au contraire,
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non-seulement de tous les Mammifères, mais du règne animal tout entier, dont il formelecouronne.'
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intent, et dont il ne fait pas partie intégrante. » On peut encore ajouter que l’Homme se distingue des
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animaux par une embryogénie particulière, et par une apparition géologique même qui n’a lieu que
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dans les couches d’alluvion, et après l’apparition d’un très—grand nombre d’autres êtres organiques
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et’de toute la nature inorganique.
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Quoi qu’il en soit'de ces deux manières de voir, elles peuvent être
défendues par
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des arguments également sérieux, mais qu‘il serait“ beaucoup trop long de développer dans ce ré—
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sumé. Qu’il nous sufse 'dedire, comme conclusion, que, matériellement, l’Homme se rapproche
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beaucoup des animaux, principalementdes Singes, mais que, intellectuellemeitt, il s'éloigne de tous
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les êtres, même dans les races les plus dégradées, quoique néanmoins certaines peuplades incultes
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ne s’élèvent que très—peu au-dessus de la brute, abstraction faite du langage articulé, qui étab‘it la
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véritableligne de démarcation, de même que l’admission d’une puissance divine supérieure à lui.
L‘Homme, pour tous les naturalistes, forme un genre particulier dans lequel on ne doit com‘
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prendre très-probablement qu’une seule espèce, puisque toutes les variétés peuvent se'mêler indis—
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tinctement et produire des individus féconds, ce qui, en zoologie, est la dénition de—l’espèce. Mais
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on y distingue, comme nous le dirons bientôt, beaucoup de variétés et de races produites par cer’
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taines conformations héréditaires, peut-être aussi par des influences climatériques,dont le nombre
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est très-loin d’être défini d’une manière positive, et qui empruntent leurs caractères plus ou moins
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constants, tantôt à lanature des cheveux et à la couleur de la peau,
tantôt à la forme du crâne,
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lées d’où sont résultées plusieurs classifications ethnographiques, et à quelques—autres particularités
que l'on peut considérer comme plus secondaires et dés lors moins générales.
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Ainsi le crâne del’Hommé noir est généralement plus étroit que celui de l’Homme blanc; les os
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de sa face sont plus prolongés; les lobes latéraux de ses hémisphères encépbaliq—ues n’ont plus la —
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mêmedimension; ses cheveux sont crépus au_lieu d’être lisses; l’anglefacial est beaucoup méins
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droit, etc. Intermédiairement,entre le nègre et le blanc, vient l’Hommé'ja-une: les—formesse rap—
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procbent beaucoup de celles du blanc; les cheveux sont lisses, presque
lisses ou peu =crépus; l’angle
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facial, variant de 76° à 85°, tient à la fois tantôt du noir, tantôt du blanc, etc.Poür ce qui concerne
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la classication des races d’après le langage parlé, on comprendra facilement que l’arbitraire est à
peu près la seule règlé'en'raison même du grand'nombre d'idior'nes et de dialectes admis par
les
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Voyageurs, quoique cependant il puisse sembler rationnel de fgrauper'les peuples “en souches ou
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on ma plusieurs exemples,
eux-depuis un temps
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très—reculé, On évalue à 2'—,000îlen0mbre des langues connues, et .ee_;_nonibre
serait encore plus
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q—u'o‘ici‘u’0n n’ait pu arr1ver'qu’aü
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classement
moins dérimi'tié, ou _—à peu presl-,OOOdialectes; l'Asie comprend'lää langues,
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groupes
la ca'ucasienne,la persane, l’indienne, _13 transgan—
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la tartaré—ét—laî sibérienne; l’Europe—a 55-l'angùes —'diviSé_es_ en SÎX 8‘TOUQOS=
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celtique,? la _g'ré‘èo-latinc, la germanique,fÎla slave et l’enralicnne“; les 115 langues—dc l’Afrique for'
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