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nrsrornu NATURELLE.
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vaincre, il nous faut des preuves
de cette transmutation, tout aussi bien que de l'expérience du chi—
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mlste. Aussi voudrions-nous qu’au moyen du choix, de la combinaison ou autrement, on'créat (ce
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mot nous paraît hardi) une espèce, une_race
de Pigeons
vraiment nouvelle, entiérement différente de
celles qui existent aujourd’hui. La
Société zoologique
de Londres, toute riche. toute puissante, toute
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savante qu’elle est, ne l’a pas fait; l’expérience n’a donc pas été vériée, et l’on s’est trophâté de
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conclure.
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M. Yàrrell, a qui la zoologie britannique est si redevable, a aussi négligé de s’occuper de nos Oi—
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seaux vivant à l’état de domesticité. Tous les savants naturalistes semblent éviter délibérément d’ap—
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profondir
leur histoire, et, lorsqu’ils sont forcés d’en parler, ils se montrent fort disposés
liser età glisser trop rapidement sur cet objet, qui mériterait bien une attention sérieuse. Etpourtant
M. Yarrell, tout aussi bien que Temminck, avance, sans en offrir la moindrepreuve, « qu’il semble
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qu’il n’y ait aucune raison de douter que nos Pigeons domestiques proviennent primitivement du
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Bisèt sauvage. »
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Chez quelques Pigeons, les changements ne se bornent point aux plumes, ils vont jusqu’à altérer
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les formes de leur structure. Comparez le Culbutam au Messager, vous trouvez au premier une très,
petite tête ronde, un bec court, cunéiforme, tandis que
l’autre a la tête longue, ovale, et le bec long . -“
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et droit. Si l’esclavage produit réellement des contrastes si frappants, n’est—on pas en droit des’étonner qu’une nourriture abondante, bien préparée, ne fasse pas poudre aux Pigeons plus de deux
œufs; il n’y aurait la rien de plus étonnant que l’altération de leurs formes; et pourtant cela n’ajamais lieu. Assurément l’observateur a bien le droit de ne pas s’en rapporter aveuglément à lasimple
assertion d’une autorité respectable, mais faillible, et de demander comment, quand et où ces,_races
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ont d’abord été produites, ou, en d’autres termes, qu’on lui montre des-résultats zoologiques a l’ap—
pui des faits énoncés.
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En effet, lorsqu’on allègue une grande déviation du cours ordinaire de la nature, il faut, pour mériter foi, exhiber une preuve du prodige et des circonstances qui l’ont accompagné. Or-le
dinaire de la nature est que les produits
de toutes les créatures ressemblent à leurs pères dans:”dé
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certaines limites, qui, bien qu’elles ne soient pas exactement dénies, sont cependant assez sentics
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pour qu’un écart excessif frappe immédiatement les yeux. Les exceptions, assez rares, à cette règle,
sont des animaux imparfaits, des monstres, ou défectueux, sans tête, par exemple; ou àdéux corps, ou
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à membres superus (toutes exceptions si bien dénies, expliquées et réglées par le célèbre créateur
de la science tératologique). Ces produits sont généralement non viables, et, a plus forte raison, improductifs. Dans les hybrides, issus de deux espèces ou variétés qui ont entre elles assez d’afnité
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pour propager ensemble, le cours ordinaire de la“ nature veut que le produit participe de toutes deux.
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Un couple de pigeons de roches produisant un couple de Pigeons a-queuc de Pnau, serait un fait '
tellement contraire àla marche naturelle des choses, qu’il devrait être regardécomme un de ces pro’
dig,es dont nous parlions tout à l’heure, et aurait besoin d’expériences répétées pour être admis sans . Ï
réplique. En avançant que le_PigeOn—Paon est un dérivé du Biset sauvage, les naturalistes en
font
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nécessairement un hybride; mais ils devraient aussi nous dire quel Oiseau connu a, pour
le produire,
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prêté son côn_cou'rs au Biset. En se taisant sur ce point, ils nous enseignent bien qu’un prodige s’est
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_opéré, mais ils se gardent d’en définir. clairement le temps, le lieu et les moyens. .
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Le lecteur éclairé qui voudra juger avec impartialité cette question se demandera si les idées reçues
parla grande majorité des naturalistes ne sont pas des hypothèses spécieuses, présentés avec
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plutôt qu’une série de faits justiés par l’expérience. Si les preuves manquent, si la progression
d’une variation si extraordinaire dans les formes et les habitudes de lîespèce primitive est, pour.
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nous, insaisissable,__nous_pouvons bien, sans offenser personne, avouer notre seepticisméà l’é— '
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gard de_eette grande théorie
changement graduel dans la nature et la conditién_de tous les êtres
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"anîméS..
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Malgré nos objections contre une théorie qui nous paraît si contestable,‘ nous professon_s pour les_
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illustres écrivains dont nous parlons tOut le respect qu’ils
science naturelle a grandi par
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euxÿ .ils ont accompli la tâchedifcile de classer et de décrire les formes existantes Offerte$—à.lellfs
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observations. (Rev.
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Cesréexions‘, dont nous ad'optons entiéreù1entladoctrine, nous amèrieron_t,‘dan5 unautre travellç—
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quelques innov‘àtionsguehous Croyons
dans la, composition de l’ordre .dÎ0-17 f
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