284
"
'
HISTOIRE NATURELLE.
.
_
r
;
-
PREMIERE— FAMÏLLE. -— PHENICOPTÉRINES.
:
,
Cette famille a été créée pour un genre unique : —— le Phénicoptère ou Flammant (PhænicoptC—
…
_
ras), Linné.
'
Les caractères extrêmes de ce genre ont constamment été une pierre d’achoppement pour la lé—, ‘
thode. En effet, il est difficile de placer convenablement un type qui réunit des jambes de Gralle ou ‘
‘
d’Echassier, des pieds de Palmipède et un bec de Canard
._
Aussi, sans nous lancer dans l’examen
des divers systèmes, ‘et malgréle peu de liaison de l’ensemble de ces” caractères avec ceux de la tribu _'
qui précède,
mettons—nous cette famille en tête de nos Anatidés.
._
';
'
Le Flammant vit en société sur les bords de la mer et les marais salins. Il est rusé et déant;
aussi se laisse—t-il difcilement approcher. Il semble, lorsqu’une troupe repose ou cherche Sa nourri—
—
ture, que quelques individus veillent à sa sûreté. Au moindre danger, un'cri, que l’on compare au
_
son d’une trompette, est poussé, et toute la troupe fuit en s’élevant dans les airs et en observant le
'
«
même ordre que
les Grues. (DEGLAND.) Nous ajouterons : et que la plupart des Anatidés
_
.,
Ces Oiseaux voyagent en effet en triangle; rien n’est curieux comme de voir un grand vol de F lam'
mants arriver dans le lointain. Les individus nombreux d’une même troupe se montrent d’abord sem—
-
‘
blables à une ligne de feu dans le ciel; ils s’avancent dans l’ordre le plus régulier, et, à la vue des
lieux qu’ils ont reconnus pour leurs anciens domaines, ils ralentissent leur marche, et paraissent un
-
instant immobiles dans les airs; puis, traçant par un mouvement lent et circulaire une spirale conique,
renversée, ils atteignent le terme de leur émigration. Brillants de tout l’éclat de leur parure et sur
une même ligne, ces Oiseaux représentent très-bien une petite armée en ordre de bataille, ne lais—
'
sant r1en dé51rer pour le rangement des soldats. (Magasin pittoresque, 1851.)
_—_
Ils font leurs petits dans les plages noyées et sur les îles basses..Leurs nids sont de petits tas de
terre glaise et de fange amassés du marais, relevés d’environ vingt pouces en pyramide au milieu de
l’eau, ou leur base baigne toujours, et dont le sommet tronqué,
et lissé, sans aucun lit de
plumes ni d’herbes, reçoit immédiatement les œufs que l’Oiseau couve en reposant sur ce petit monles jambes pendantes, comme un homme assis sur "un tabouret, dit Catesby, et de manière
_
qu’il ne couve
que du croupion et du bas—ventre. Cette singulière situati0n est nécessitée
,
'
par la longueur de ses jambes, qu’il ne pourràitjamais ranger sous lui s’il était accroupi. Les petits
__
.
—
ne commencent à
que lorsqu’ils ont,acquis presque toute leur grandeur; mais ils courent avec
…
une vitesse singulière peu de jours après leur naissance. (Benson)
_
,
_
GENRE UNIQUE. -— FLAMMANT ou
.
_
'
'
'
.
;
GÀBACTÈRES GÉNÉRIQUES.
_
_
_
.
‘
'
…
'
Bec plus long que la tête, épais, robuste, uni‘äsa base, plus haut que large, courbe brusquement,
‘;‘ comme brisé vers le milieu, échi à sa pointe, à mandibule supérieure plus étroite que
"
”les bords de ces parties garnis de nes [ames transversales.
'
'
.
,
"
longitudinales,
situées dans un sillon et couvertes d’une membrane
”opereulaire..
.
‘
—'
:
_
_
"
_
_
_
-_
'
‘
'
,-Ï
Ï
Ailes médiocres, aiguës; la première et la secbnderëiniges tes plus longues.
_
'
'
.
_—
;
'
'_
’
courte. ;Î
'
_
_
'
"
'
'
’
‘
-
'
' .
a—_
Précédent

- 366/478

Suivant