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lllSTOlRE NATURELLE.
.,
paraît, ne quitte guère les mêmes lieux, et est quelquefois
d’un grand
secours a eertainsmarins peu
' _
expérimentés, qui n‘ont d’autre moyen de determmerleur longa£uUe que l‘estime déduite de lob—
servation de latitude; et même à ceux qui ont été privés depuis trep leegtemps cles cireoestances
favorables aux observations de distance de la lune a quelque astre pour avoir une lengitude certaine :
ou à peu près.
_
,
« Les marins donnent le nom de äîargaïs d‘Ouêssant aux Goélands que i"on rencontre à l’entrée
..
de la Manche; ils guettent leur Ytt€ avec
parce qu‘ils sont certains alors cie leur positien à
—
l‘entrée de la Manche.
.
_
_
e il est fort seuvent arrivé a des capitaines, par un temps forcé,
en faisant enn—
_
la vue des äiargaîs avec l’observation des marées qui se trouvent presque continueliement à
i‘eetrée de la lianche.
e Les Canias ou Ge“elands, dans les fermes de la Bretagne des côtes de la mer, s’apprirois_ent et
prennent
facilement les habitudes domestiques. Un Cania se fait maitre de la basse—cour, vit en
_.
bonne intelligence avec les Chiens, qu‘il
sinon pour la garde, (lu moins pour avertir
»
de l’entrée et de la sortie des étrangers. Dans la domestic—hé, il est généralement hargneus. »
,
‘
"
‘
'
'
Fig. ‘288. — Mouette ‘à ados noires.
"
..
Le docteur Alain Labouysse, qui a conserve longtemps ainsi en don1e5ticitë: un Goéland pris sur
la côte algérienne, rapporte l‘observation suivante, qui a aussi son importance :
« En hiver, dit—il, il aimait à se chauffer à la cheminée et passait toute la soirée auprès du foyer.
;
Dans les premiers temps de sa domesticité, il t une action qui m’étonna. le tisonnais le brasier
_
avec mes pincettes; elles rougirent. Au moment oùje les retirais, le Goéland s’élaça et saisit la par—
-
tie rouge de l’instrument; mais il lâcha bientôt priSe. Je considérai ce mouvement comme un acte de
‘
colère. Plus tard, un charbon embrasé roule sur le plancher, l‘Oise-au s‘élança de nouveau, le saisit
_
l’emporta en se sauvant
la chambre; mais il ne tarda pas
à le lâcher également. Je ne p01i—
'
vais pris m’expliquer cette originalité; mais, quelques jours après, je_fus à même d’en apprécierles
_
_
_
Je m’étais ahsenté toute lajournée, etj‘avais oublié de donner àl’0iseau sa ration de vivres;
‘
_j
encore m’absenter pendantla nuit, quand je me souvins du jeûne force que ferait
mon
…
Goëland'. Venant donc dans mat—chamer et, dans l’obscurité, je,,pris des Poissons que j’avais en ré»
f
_
serve pour—'les lui donner. Ces‘Poissons étaient avancés et émettaient une lueur phosphorescente assez
,
A peineles eus-je jbtés'à terre, que l‘Oiseau, guidé par Cette lueur, acc0urut pour
les pren_
'
-Îdre et les avaler, et,je vis alors ce que signiaient les pincettes rougies ainsi que le charbon ardent.
'
,
'
Cette phosphorescence des Poissons morts sert donc admirablement aux Mouettes ou Goëlands pour -
_
'
l-troùve1‘ leur nourriture surle”hord de la mer pendant la nuit. »
,
‘
'
_
Ï Quàntaùx
llirondellés de mer, . elles vivent sur les rivages eñ troupes c0nsiçlérales,
i Îs‘ans,Ççs‘se occupées à chercher leur nourriture,
des cris aigus et assourdis'sants. Les
;)
m'elles ne font pas de ”nids, mais pondent
sur
rochers Ou sur les Sables des îlots;
…_
: les-moins fréquentés. Ces. Oiseaux ont un,graud courage,
“leurs œufs ou leurs petits,
ou , ;
’
lllSTOlRE NATURELLE.
.,
paraît, ne quitte guère les mêmes lieux, et est quelquefois
d’un grand
secours a eertainsmarins peu
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expérimentés, qui n‘ont d’autre moyen de determmerleur longa£uUe que l‘estime déduite de lob—
servation de latitude; et même à ceux qui ont été privés depuis trep leegtemps cles cireoestances
favorables aux observations de distance de la lune a quelque astre pour avoir une lengitude certaine :
ou à peu près.
_
,
« Les marins donnent le nom de äîargaïs d‘Ouêssant aux Goélands que i"on rencontre à l’entrée
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de la Manche; ils guettent leur Ytt€ avec
parce qu‘ils sont certains alors cie leur positien à
—
l‘entrée de la Manche.
.
_
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e il est fort seuvent arrivé a des capitaines, par un temps forcé,
en faisant enn—
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la vue des äiargaîs avec l’observation des marées qui se trouvent presque continueliement à
i‘eetrée de la lianche.
e Les Canias ou Ge“elands, dans les fermes de la Bretagne des côtes de la mer, s’apprirois_ent et
prennent
facilement les habitudes domestiques. Un Cania se fait maitre de la basse—cour, vit en
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bonne intelligence avec les Chiens, qu‘il
sinon pour la garde, (lu moins pour avertir
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de l’entrée et de la sortie des étrangers. Dans la domestic—hé, il est généralement hargneus. »
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Fig. ‘288. — Mouette ‘à ados noires.
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..
Le docteur Alain Labouysse, qui a conserve longtemps ainsi en don1e5ticitë: un Goéland pris sur
la côte algérienne, rapporte l‘observation suivante, qui a aussi son importance :
« En hiver, dit—il, il aimait à se chauffer à la cheminée et passait toute la soirée auprès du foyer.
;
Dans les premiers temps de sa domesticité, il t une action qui m’étonna. le tisonnais le brasier
_
avec mes pincettes; elles rougirent. Au moment oùje les retirais, le Goéland s’élaça et saisit la par—
-
tie rouge de l’instrument; mais il lâcha bientôt priSe. Je considérai ce mouvement comme un acte de
‘
colère. Plus tard, un charbon embrasé roule sur le plancher, l‘Oise-au s‘élança de nouveau, le saisit
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la chambre; mais il ne tarda pas
à le lâcher également. Je ne p01i—
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vais pris m’expliquer cette originalité; mais, quelques jours après, je_fus à même d’en apprécierles
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Je m’étais ahsenté toute lajournée, etj‘avais oublié de donner àl’0iseau sa ration de vivres;
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encore m’absenter pendantla nuit, quand je me souvins du jeûne force que ferait
mon
…
Goëland'. Venant donc dans mat—chamer et, dans l’obscurité, je,,pris des Poissons que j’avais en ré»
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serve pour—'les lui donner. Ces‘Poissons étaient avancés et émettaient une lueur phosphorescente assez
,
A peineles eus-je jbtés'à terre, que l‘Oiseau, guidé par Cette lueur, acc0urut pour
les pren_
'
-Îdre et les avaler, et,je vis alors ce que signiaient les pincettes rougies ainsi que le charbon ardent.
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,
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Cette phosphorescence des Poissons morts sert donc admirablement aux Mouettes ou Goëlands pour -
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l-troùve1‘ leur nourriture surle”hord de la mer pendant la nuit. »
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Ï Quàntaùx
llirondellés de mer, . elles vivent sur les rivages eñ troupes c0nsiçlérales,
i Îs‘ans,Ççs‘se occupées à chercher leur nourriture,
des cris aigus et assourdis'sants. Les
;)
m'elles ne font pas de ”nids, mais pondent
sur
rochers Ou sur les Sables des îlots;
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: les-moins fréquentés. Ces. Oiseaux ont un,graud courage,
“leurs œufs ou leurs petits,
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