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HISTOIRE NATURELLE.
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On sait que
ces Oiseaux mis sur le pont d‘un navire ne
s’envoler; on conç’oit celà
des Albatros, dont les immenses ailes ont jusqu‘à quinze pieds d’envergure et peuvent à peine se dé—
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ployer; mais on a peine à s’expliquer qu’il en soit de même des
Dam1ers et des Pétrels, dont la con—
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tormatiou paraît peu s’éloigner de
celle des aptres Palm1pèdes.
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Tous ces Oiseaux plongent
fort mal, ou plutôt mettent a peine la tête dans l’eau pour atteindre
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quelque proie.
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Quelques auteurs, en lisant dans les récits des voyageurs qu’on prenait ces Oiseäux-à. la ligne,
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ont supposé qu’ils plongeaient; mais ils ignoraient sans doute que dans les lignes propres
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”ces Oiseaux l’hameçon armé d’un appât est soutenu sur l’eau par une plaque de liège.
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On lit aussi dans divers ouvrages que ces Oiseaux se nourrissent des Poissons volants,de Poissons
et de frai de Poissons. Nous avons déjà dit ,que les Poissons volants se trouvaient seulement entre ‘
'les tropiques, tandis que les Albatros et les Pétrels‘étaient surtout abdndants dans les régions
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froides. Quant à d’autres espèces de Poissons, on n’en trouve pas en pleine mer, pas plus que’dir
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En supp03ant donc que les Albatros
et les
auprès des terres du Poisson en
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abondance, il est difcile d’admettre qu’ils s‘en nourrissent. MM. Hombron et Jacquinot, à qui nous
empruntons ces détails, ne le pensent_pas, d’après l’examen de'leurs habitudes.
Ainsi, les Pétrels ne plauent point au haut des airs et ne plongent point, comme les autres Oi—
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seaux plongeurs; et les Albatros, malgré la force de leur bec, n’attaquent jamais les
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comme les Frégates et les Stercoraires. Les Damiers et les plus petits Pétrels viennent sans crainte
leurdisputer leur poie. Leur bec, avec sa pornte croebue et tranchante, est plutôt destiné à déchirer
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une proie
saisir les Poisson-s si rapides; aussi ils sentent de loin les cadavres des Cétacés
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abandonnés par les pêcheurs, et ils se trouvent bientôt réunis en grand nombre pour les déchirer.
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MM. Hombron et Jacquinot en ont vu ainsi plusieurs centaines autour d’un cadavre de Baleine sur
les côtes de la Nouvelle—Zélande. Les Albatros et les PétrelS sont les Vautours et les Corbeaux de la '
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mer. ‘
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Indépendamment de cette nourriture aCcidentelle, ils mangent
Crustacés, des Mollusques
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ptéropodes,
des Cépbalopodes,Î-quipàraissentêtre très—abondants en pleine mer. Pres—_
que toujours on en rencontre des débris dans l’estomac de ces Oiseaux, tandis qu’on n’y en trouve
jamais de PoiSSon. MM. Quoy. et Gaifnard avaient déjà conStaté ce fait, qu’ils dédaignent les .Mol'
lusques gèlatineux, tels que les Biphor*es; et les Zoophytes, tels que Méduscs, Physales, Velel-. Ç'
les, etc.
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Pendantle calme, les Pétrels trouvent une nourriture abondante, volent peu"; on les rencontre par
troupes, se reposant sur la mer, sans doute au milieu des amas de‘petits Mollnsques. Mais, lorsque
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le vent commence à soufer, que—la mer grossit, ils prennent leur vol et errent çà etlà; et si la tourÎ
rentc se fait, si elle dure plusieurs jours, alors des troupes d‘Oiseaux viennent—derrière les navires
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et les suivent sans relâche. C’estdans ces moments qu’on les prend facilement à la ligne; ils sont
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affamés .et se précipiteñt sur l’appât. Constamment alors MM. ll—ombron et Jacquinot ont. trouvé leur
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estomac vide, ou bien remplid’excrëments humains encore entiers qu’ils
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ÎC’eSt donc pour se'repaîtrc de
qui torribentdesbavireS_qt‘1e ces Oiseaux les'strivent :
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avec-tant de persistance,‘ ne trouvant pas de nourriture ailleurs. (Voyage au pôle sud.)
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:: Nousregrettons que dans leur Memoire si plein de faitsnouveaux sur les
MM
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