_
'
-
223, ._
‘
*
TROISIEME FAMILLE
——
-
ARDÉINÉS ou HÉBONS.
'
'
-
Gray compose
Cette fâmiülle'des genres
:.— 4°
—
Ardea, Linné; —
_
.)
19r_zgoma, Swa1nson; — 4 _Botau_rus, _btephens; — 5° Nyctzcora_æ, St€phens; '_ 6°
Brisson, — 7° Cancroma, Linné; — 8° Platalea, Linné, que nous réduisons à ceux—ci :
2° Garde—Bœuf (Buphus), Boié;
’5°
4° Ombrette
…
,
voyant
les genres Eurypigia, Platalea,_Scopus et Carzcroma, à d’autres familles.
'
On ne trouve guère d’Oiseau'x qui soient à la fois très-rapides à la course
vol; mais il en est
’
beaucoup qui ont en même temps de grandes ailes et de très—grandes jambes: tel est le Héron,
‘
_
semble monté sur deux échasses,
et qui se'trouve aussi compris dans le_gr'oupe que les naturalistes
_
désignent sous le nom d’Echassiers.- Le Héron ne court guère,. et nous le voyons
deshéures
.
entières dehput à la_méme place; mais c‘est justement pourc‘et état d‘inimo‘bilité que ses
'
—
jambeslui sont le plus nécessaires.
'
*
_
,
.
.
—
.
_
'
Au moyen de ses longues jambes, en effet, le Héron peut entrer de plus d’un pied dans l’eau
_
‘_mouiller. Ses‘doig‘ts sOntd’unelongueur excessive: celuidu milieu
que le_tarse; l’ongle;
.
.
qui le termine est-denteléemdedans comme un peigne, et lui fait un
et
crampons pour s’ag—
crocher aux
qui traversent la vase sur laquelle il se soutient au milieu de sés.longs
doigts épanouis. Cette dentelure en peigne est creusée sur la tranche dilatée et saillante du côté
_
l’ongle, sans s’étendre jusqu’à sa pointe, qui est aiguë et lisse. Son her. est armé
'
_
.
_
te”1ures tournées en arrière par lesquelles il retient. le Poissonglissant. Son cou _se plie Souvent en __“
‘
_
deux, et il semblerait que ce mouvement s’exécute» au moyen d’une charnière; oàr}on peut ent-ore
_
faire jouer ainsi le cou plusieurs jours après la mort de l’Oiseau.
5
' .
_
,
_
_
Le Héron est destiné à vivre de
reçu la faculté de
ses
,
-
_
longs pieds lui permettent d’entrer très-ayant dans l’eau ‘°ët d’y rester sans inconvénient, attendant -
que la proie passe
à la
de son bec; aussi le tibia,” au
de pl_uies,eommé it __
-_
l'est chez les espèces qui ne hantent point les rivages, est revêtu d’écailles dans toute sa partie infé.
_
rieure. (Magasin pittoresque”,
f
_'
_
…
.
.
,
‘
-
ï*.
“
"
moment du jusa‘nt, les Hérons arrivent,
quebeauèoup d‘autres Oiseaux, au bord—' de
'
l’eau, et, avançant pas à pas à mesure que la
se retire,gu‘ettent tout
animal
marin qui peutconvenir à leur
Il est amusant de voir ces Oiseaux s’avancer lentement et L
gravement dans l’eau, qui leur monte a mi—jàmbes, le cou tendu en avant, etressemblant plutôt, : »
Â_ avec leurs longues silhouettes grises, à des bâtons qù’âdes créatures vivantes.
na'
'tm‘aliâ‘le, Reina: britannique, 1849.)
,
.
:
_
'
‘
;
.
"
Si l’on se demandait pourquoile Héron-1i’apas reçude. la nature unequeueproportionnée-à la
‘
,'
î
grandeur de ses. ailes, “il faudrait seg-rappeler quelles sont
habitudes de l’Oiseau.;Ntiusvençins;dè
dire-qu’il passe une grande partie de
dans l’eau-jusqu’a moitié
"
'
”avait
lOngue q”ueue, _il aurait étéforré de la tenir constamment
afin de
_
-
._‘
mouiller, ce qui,eûtété une véritable fatigue. (Magasin
':
,
:_
__
'.
Le
passe ainsi
des jours entiers àla même place,-iminebilë—aupoint de laisser
_
?
.
_
‘_
douter
.
-_
_
-—
_
"
_
A.
_
,,
.
-
’
'
Ï
_.
Lorsqu‘on l’.0hserve av‘ee”une lunette, (câr‘il se_laisse rarement approcher),-il paraît comme=en—_
F
sur une—pierre, le
et sur.un
la poitrine
_
,
et_du ventre,f1atête etle “bec courbes entre les épaules, quise ltau_ssent.t excèdentde beaucoup”?
'
dla poitrine; et,
cha‘nged’attitude, c’est potiron prendre une, autre-encore plus contrainte en_.se -_
:
en mouvement;
entre_les-jambes,pour :
.":
>
un
que sa proie vienne s’offri_r.
_.
Précédent

- 297/478

Suivant