…)
HISTOIRE NATURELLE.
'
),
…yeux. Ils ont la tête plus petite, le cou plus long et délié; la langue et le bec diffèrent de ceux des
Gallinacés; la langue sembable à celle de la Gigogne, et le bec plus droit et long, moins gros, moins
fort et moins pointu; les ouvertures
des marines allongées et avancées sur le bec. Ils n’ont pas de
“queue; leur doigt postérieur
est plus court, et parfois nul, et leur chair est plus savoureuse.
ponte est de moitié moins nombreuse que celle des Perdrix.
_
,
Ils différent également des cailles en ce qu’ils sont sédentaires, qu’ils ne prennent pas autant de
graisse, qu’ils font entendre leur cri pendant toute l‘année, soir et matin, et quelques—uns durant
,
toute la journée. Ils ont néanmoins plusieurs traits de conformité avec les Cailles, tels que le peu de.
*
.
déance, le naturel peu sociable, la timidité, la tristesse et l’indolence qui les font restertran- '
' }
quilles presque tout le jour à la même place. En résumé, les Tinamous forment une famille distincte
et séparée.
'
:
Du reste, ces Oiseaux ont tous le croupion sans queue, large, arrondi et incliné vers le bas; l’en—
_
,
vergure courte; le bec sans échancrure, aplati en dessus; la langue très—courte, triangulaire et piesque enfoncée dans la gorge; le cou un peu long et très-mince à la nuque; l’estomac gros; le tarsé
_
arrondi; les doigts charnus; la démarche vive et agile; la course rapide; enn le vol bas, horizontal
et droit. Le manque de queue les empêche de se tourner avec facilité en volant; ils ne prennent leur
essor que quand ils y sont forcés,
et ils sont bientôt fatigués. Leur naturel est stupide, et si peu—
reux, qu’ils s’effrayent de tout, et qu’ils ne savent résister à aucune attaque. Ils ne boivent point,
et ils composent leur principale subsistance d’lnsectes; ils mangent aussi des fruits et des graines, -
*
qu’ils cherchent au commencement et à la n du jour, même au clair de lune. On ne remarque point
de dissemblances entre le mâle et la femelle.
.
* ‘
“
,
Quelques espèces habitent les bois, d’autres les campagnes. Les chasseurs et les Oiseaux de proie
*
détruisent un grand nombre de ces derniers, mais ils ne peuvent guère nuire aux premiers, qui ne
quittent pas les cantons des forêts les plus fourrés. (Voyage au Paraguay.)
'
Cependant, au dire de Sonnini, les Indiens tuent beaucoup de ceux—ci au crépuscule, lorsque ces
'
Oiseaux se sont retirés sur les branches basses des_arbres.
_
L’instinct a en effet enseigné à ces espèces des bois un moyen assez sûr de se soustraire à tous
dangers de la part des animaux carnassiers et des Oiseaux de proie; cet instinct, qui paraît être
"
commandé par la loéalité, les fait échapper pendant le jour
poursuite opiniâtre, et les garantit
'
pendant la nuit d’étre enveloppés dans leur sommeil : c’est en se posant sur les plus grosses bran'
ches des arbres, et par une habitude qui semble contraire en quelque sorte à celle de tous les autres Oiseaux auxquels on pourrait les comparer, qu’ils se dérobent aux recherches de leurs nombreux
ennemis. G’estpour se soustraire aux mêmes dangers que les Golins et presque tous les autres 0i-"
seaux ssipédes et palmipèdes de ces contrées se perchent la nuit sur les arbres ou se dérobent, sous
l’ombre hospitalière du feuillage, aux poursuites de cette multitude d’Oiseaux de rapine et de Mam—
.
miféres carnassiers attirés par l’abondance du gibier. -
Plus exposées aux poursuites de leurs ennemis, les espèces qui ont reçu pour demeures habituelles
les champs et les pays découverts se voientréduites à chercher leur refuge dans un autre expédient
*
qui leur réussit pour se dérober aux
animaux, mais duquel l’homme a su proter pour
leur
livrer une guerre
à mort. Opiniâtrément blottis dans les fourrés des herbes très—hautes, les
Tinamous
_
des champs n’ont que rarement recours au vol et se laissent facilement tuerà coups de bâton par
le
.
'
Ï
chasseur qui a pu découvrir leur remise. (TEMMINCK, Histoire des Gallinacés.t
—
…
Quelques espèces appartenant au genre Nothure ne se cachent pas autant que celles dont nous
_
'venons de parler, et“ elles évitent difcilement la serre de l’Oiseau de rapine… La manière de les
_
‘
”prendre est une preùve de leur naturel stupide. La voici : le chasseur et une gaule de six à neuf pieds
bout de laquelle est ajusté un lacet én_ nœud coulant fait avec une plume d’Autruche, afin -
,
,
Muni de cet instrument et d’un sac, le chasseur entre danëles
'
un Nothure, il en approche en faisant quelques circuits avec son Cheval; l’Oiseau '
_
et reçoit sans bouger lelacet au cou; Laquantité innombrable de -Nothures que
'
iäBùén'0s-Aÿres Se ”prend de cette manière. On en tue quelquefois à«é0ups de fusil ou d’épée,
_
_
‘
peut même lessaisir à la’main. (D’AZA‘RÀ.)
‘
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—
_ :
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g_
_
Un enfant :sur"un"vîeùir Cheval pOuSsif, ajoute àcésùîet un voyageur anglais, en
—
,
tr‘ente
de cetteïmanié‘re dans 'un,_seul- jour. Les Indiens de l’Amérique- du Nord
HISTOIRE NATURELLE.
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…yeux. Ils ont la tête plus petite, le cou plus long et délié; la langue et le bec diffèrent de ceux des
Gallinacés; la langue sembable à celle de la Gigogne, et le bec plus droit et long, moins gros, moins
fort et moins pointu; les ouvertures
des marines allongées et avancées sur le bec. Ils n’ont pas de
“queue; leur doigt postérieur
est plus court, et parfois nul, et leur chair est plus savoureuse.
ponte est de moitié moins nombreuse que celle des Perdrix.
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Ils différent également des cailles en ce qu’ils sont sédentaires, qu’ils ne prennent pas autant de
graisse, qu’ils font entendre leur cri pendant toute l‘année, soir et matin, et quelques—uns durant
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toute la journée. Ils ont néanmoins plusieurs traits de conformité avec les Cailles, tels que le peu de.
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Du reste, ces Oiseaux ont tous le croupion sans queue, large, arrondi et incliné vers le bas; l’en—
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et droit. Le manque de queue les empêche de se tourner avec facilité en volant; ils ne prennent leur
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et ils sont bientôt fatigués. Leur naturel est stupide, et si peu—
reux, qu’ils s’effrayent de tout, et qu’ils ne savent résister à aucune attaque. Ils ne boivent point,
et ils composent leur principale subsistance d’lnsectes; ils mangent aussi des fruits et des graines, -
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l’ombre hospitalière du feuillage, aux poursuites de cette multitude d’Oiseaux de rapine et de Mam—
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Plus exposées aux poursuites de leurs ennemis, les espèces qui ont reçu pour demeures habituelles
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qui leur réussit pour se dérober aux
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Tinamous
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Quelques espèces appartenant au genre Nothure ne se cachent pas autant que celles dont nous
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