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HISTOIRE NATURELLE,
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Au reste, en admettant qu’il soit vrai en général que
les Cailles changent
de climat,
il enr'estè _
toujours quelques-unes qui n’ont pas
la force _desu‘1vre
les autres,
501t qu ellesa1ent
été blessées-“çà” _ .__
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l’aile, soit qu’elles soient surchargées
de graisse,
501t que, provenant_d
une seconde —-pont_e,‘elltæ3€
soient trOp jeunes et trop faibles au temps du.départ; et ces Ça111es traineuses
tâchent de
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dans les meilleures expositions du pays
où elles sont contraintes
de rester. Le n_ombre en est_fort
petit dans n0s provinces; mais les auteurs de la Z_oologze b?"Ltt_ütîtt(/ll€ assurent -qu_une part1e’seule—_
_
ment de celles qu’on voit en Angletere quitte ent1èrementl’ile, et que
l autrepart1e
se conténte_de
_
changer de quartier, passant, vers le mois d’octobre,—_
de l’1ntér1eur des terres
dans les provinces
maritimes, et principalement
dans celles d’Ecosse, où elles restent tout l’h1ver _: lorsque la gelée ou
_
,
la neige les oblige de quitter les jachères et les terres cultivées, elles gagnent
les _côtes' de 1311161‘,50ù”
".
_
elles se tiennent parmi les plantes maritimes, cherchant les meilleurs abus, et v1vant
de ce qu’elles” _
_
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peuvent attraper surles algues, entre les limitésde la haute et dela basse'mer. Ces mêmes
'
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tent queleur première apparition dans le comté d’Essex se rencontre exactement chaque année
avec "
leur ‘disparitiondu milieu des terres. ”On dit aussi qu’il en reste un assez bon nombre en Espagne et
,
…
_danslesùd de l’Italie, où l’hiVer n’est presque jamais assez rude pour faire périr ou disparaître en—
'_
_
'tièrement les Insectes lou lésgraines qui leur servent de nourriture...
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Aussitôt que les Cailles sont arrivees dans nos contrées, elles se mettent
à pondre: elles'_ne'S’ap_
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parient point; et cela serait difcile, si le nombre des mâles est, comme on l’assure, beaucoup plus ,
_
grand que celui des femelles : la fidélité," la con'anèe, l’attachement personnel, qui seraient des’quàg
_
,
lités estimablés dans lesindividus, seraientnuisibles à l’espèce; la foule des mâles célibataires tron‘.
"blerait tousles mariages, et'n'irziit par les rendre stériles; au lieu que, n’y
de mariage,
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ou plutôt n’y en ayant qu’un Seul detouS les mâles avec toutes les femelles,—il y a moins de 'jalo11Sie, ,
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moins de'rivalité, et,—si l’on"veut, moins de moral dans leurs amours; mais aussi il y a beaucoup de
' _ -physique : on‘ _
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melle's ;indistinctement.'Ce n’est que dans ce sens qu’on a pu dire que chaque mâle sufsait a plu3
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sieurs femelles; et la nature,“ qui leur” inspire cette espèce de libertinage, en
tire parti pour la multi— — f
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plieatidn de l’espèce :"jchaque femelle dépose de quinzeà vingt œufs dans'un nid qu’ell‘esait creuser
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dans la terre avec ses ongles, qu’elle garnit d’herbes et de feuilles, et qu’elle dérobe autant qu’elle"
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peut à'l’œil 'perçant de l’Oiseau‘ de proie; elle les Couve' pendant environ trois semaines; 'l’ardeur des.
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mâles est un bon garant qu’ils sont tous fécondés, et il est rare qu’il s’en trouve de stériles.
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Les Cailleteaux sont en état de courüpresque en sortant de la coque, ainsi que les Perdreaux,
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mais ils sont plus robustes àÏquelques égards, puisque, dans l’état de liberté, ils quittent la;méi‘e
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beaucoup plus tôt, et que même dès le huitième jour on peut entreprendre de les élever sans Son se—
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,
cours.
Cela a donné lieu a quelques,personnes de croire que les Cailles faisaient deux eouvées;par
été;Ïm_ais il est'permis d’en douter, si ce n’est peut—être celles qui ont ététroublées et dérangées’dàns _'
_
il n’est—pas mênie'aVéré qu’elles en recdmmenCènt une autre lorsqu’elles sont
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arrivées enAfriqûe au mois de septembre,—quoiqueCela soit beaucoup plus vraisemblable, p'uis'que,’ au
'
moyen deleurs migrations régulières, elles ignorentl’automne et l’hiver, et que l’année n’est com—
.
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pos,ée'_pour elles que de deux printemps et de deux étés, _c‘omme si elles ne chângeaient de climat que
…
pourse trouver perpétuellement dànS_. la sàis0n de l’amour et de laféconditél
.
_
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ade sûr, ‘c’ést qu’elles quittent leurs, plumes deux fois par an, àla n del’hiver et àla—. ‘
_
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n de
:'ehaque_.mue
et,"lorsqueleurs plùihessOnt revenues, elles s’en servent
'î
;
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aussitôt pour" changerde climat si elles
" sont libres; et,,si elles sont en cage, c’est le temps où se
,
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marquent ces inquiétudes périodiquesqui répondent au temps dll passàge.‘_ : '
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ll‘_'ne-fautaùxCailles qde.'quatre5m0is pour 'prend‘re'leur' aCcroissement' et se trouveren état de
fSUÏÎYÏIÎÉ
mères dansleurs voyages.'"’
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Lemaleet la femelle ont‘chacun 'deuxcris, l’un plus éclatant et plùslfort, l’autre plus faible.—'Le
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j î__
voix—sonore*queilorsqu’ilest éloigné des femelles, et il ne la__fait jamais entendre
"
lui.ibaïfemelle a mi… que
tout le monde connaît,
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ï _
rappeler Son_*n1âle; _et,'=qu’oique'ce -c_ri sbit'fâible, et que nous ne'pùissions
_
distance, le8'mâlfes y '_ac0QurentÏdeprès-d’unedemi—bene; elle a aussi un
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Ïpètith0nîlreinbl'otànt Le mâle
celle—ci ne court point à lav‘oiXdll;
mâle __àCGOUPt
“femelle" dans le temps de*l’amour,
avec '
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