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HISTOIRE NA’l‘URELÏÆ.
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qu’on leur arrache lesdeux dernières rémiges
de l’aile,
et que l’on coupe l’extrémité des.aut”res
grandes plumes- Un meilleur moyen
de retenir ces Oiseaux
et de les apprivoiser serait l’étude atte'a'ä
tive et constante de leurs mœurs, de leurs habitudes, de leurs gcûts. il faudrait que le nid des Per_jïÿîïz
'
dreaux, chaud et propre, fût légérement creusé dans_le sol, et disposé comme il l’aurait été au
.
lieu des b…yèms ou des gàzons, parmi le serpolet et les herbes odoriférantes; que l’eau qu’ils bei—,
vent, pure
et cristalline, coulàt sur le sable et les cailloux; que la nourriture qu’ils préfèrent leur fut".
donnée aux lieux qu‘en veut
aimer, à l’heure du lever et du coucher; qu’ils eussent a leur {.
portée le buisson, les touffes de genéts sous lesquels ils ont plaisir a s’abriter; il faudrait, enfin"
'
pour conquérir les générations successives d’une nouvelle espèce,_surprendre les tendres secrète de
"
la nature, et joindre à l’intelligence, à l’observation, à la«persévérance de volonté, qui n’appa'rtienæ—"'
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nent qu’à notre race,
la constance minutieuse d’affection que les mères des animaux—montrent à leurs
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petits. (Magasin pittoresque, 1849.) '
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,
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La première nourriture des Perdreaux, ce sont les oeufs de Fourmis, lespetits Insectes qu’ils-trouvent ' ; '
sur la terre, et les herbes; ceux qu’on nourrit dans les maiëons refusent la graine-assez lengtemps,“
et il y a apparence que c’estleur dernière nourriture : à“ tOut âge ils préfèrent la laitue, la chicorée,
_
_
_
;
le mouroh, le laiteron, le“ seneçon, et même la pointe des blés verts; dés le mois de n0vembre,'dn
leur en trouve le jabot rempli, etpendant l’hiver ils savent bien l’aller chercher sous la neige; lors-. " "
qu’elle est endurcie par
la gelée, ils sont réduits à aller auprès des fontaines chaudes qui ne sont
'
point glacées et à vivre des herbes—qui croissent sur leurs bords, et qui leur sont trés-contraires 3 en
_été, on ne les voit point-boire.
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,
Ce n’est qu’après trois mois passes que les Perdreaux poussent le rouge; car, ainsi que nous'l’al
vous dit, les Perdrix ont aussi du rouge a côté des tempes, entre l’oeil et l’oreille, et le moment ou (je
rouge commence à paraître est un temps de crise pour ces Oiseaux, connue pour tous les autres qui ;
sont dans le même cas : cette crise annonce l’âgeadulte. Avant ce temps, ils sont délicats, ont peu
"
d’aile, et craignent beaucoup l’humidité; mais, après qu’il est passé, ils deviennent robustes,' l
commencentà avoir de l’aile, a partir tous ensemble, a ne se plus
si on est parvenu
a dis—
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.
perser la compagnie, ils savent se réunir malgré toutes les précautiens du chasseur.
"
_
C’est en se rappelant qu’ils se réunissent. Tout le monde connaît le chant des Perdrix, qui est‘fort
peu agréable .: c’est
moins un chant ou un ramage q‘u’un cri aigre_ imitant assez bien le bruit'd’une
;_{
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scie, et ce n’est pas sans intention que les mythologistes ont métamorphose en Perdrix l’inventeur
de cet instrument. Le chant du mâle ne diffère de celui de la femelle qu’en ce qu’il est plus fort et
'
,
,
plus traînant; le mâle se distingue encore" de la femelle par un éperon ohtus qu’il a à chaque
,
'
Dans les Perdrix comme dans beaucoup d’autres genres d’Oiscaux, il naît plus de mâles que de fe—
;' '
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melles, et
importe pour la réussite des couvées de détruire les mâles surnuméraires, qui ne font
que troubler les paires assorties et nuire à la proriagation.«La manière la plus Usitée de les prendre, -
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c’est de les faire
au temps de la pariade, par une femelle, a qui, dans cette circonstance,
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on donne le nom de chantcrcllc : la meilleure pour cet usage est celle qui a été prise vieille; les
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voix et se livrent aux chasseurs en donnant dans les piéges qu’on leur a tendus; Â
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{cet appeau naturel les attire si puissammentgqu’on en a vu venir sur le tdit des maisons'etjusq11c'sm ,
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d’épaule de l’Oiseleur...
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Perdrix sont des Oiseaux sédentaires qui non-seulement restent dans_le même pays, maiëqui—
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s’écarteùtle moins qu’ils peuvent du canton où ils ont passé leur jeunesse, etiqui y reviennent tou—'
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'_jours'. Elles craig‘neut‘beaucoup l’Oiseau de proie; lorsqu’elles l’ont aperçu, elles's'e mettent en tas_'._
les unes contre les autres, et tiennentferrbé, =—quoique l’Oiseau, qui les voit aussi l'art bien,
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proche de,trèS—prés en rasaht la terre; pour tâcher d’en faire partir quelqu’une et de la prendre att
,
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…
vel. Aumilie'u de tant d’ennemis et de dangers, _on sentbièn qu’il en est peuqui_vivet1t âge de Pet“:
,
drix; Quelques—uns xent la durée de leur viéà sept années, et prétendent que la…_force.de l’age et'le '
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,
temps de la pleine ponte sent‘de'deux a trois ans,et qu’à six elles ne pondentlälus. Olinadit qu’elle?
rviventdou'ze ouquin‘zé “ans.
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La chair de la Pordrix’ést conhue‘5depuiS ti‘ès’—°lOngtenipS .p0ur'etre -une'nourriture exquise tat—salu?
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