75
s.
LOVÉN, ÉTUDES sun LES ÉcnmoïnÉns.
l’Amblypneustes
et la Mespilia, elles s’en approchent
d’assez près. Quant aux piéces
radiales
du trivium, la pièce lV s’avance vers la périphérieinterne, qu’elletouche
dans plusieurs genres,
la ll s’en approche aussi, quoique a une plus grande
mais la Ill, q… correspoml
a
l’ambulacre impair, en reste toujours éloignée. Chez les lhadeu1as’) adultes,
toutes les
radiales parviennent a toucher la membrane anale, même les ll et Ill, qui se trouvent
cependant quelquefois arriérées. Ce déplacement des pièces radiales, pendant]accroisse—
ment de l’individu, dépend sans doute de ce que
le périprocte, par
suite de la tension
qu’il subit-, et de la résorption des bases des pièces costales, s’élargit plus
plus
fortement que n’augmente la largeur de ces mêmes pièces, et de ce que les pieces ra—
diales, sur lesquelles réagit le mouvement de croissance des ambulacres, sont poussées
dans leurs interstices.
La costale 2, contenant le madréporite, et de ce fait élargie et
plus résistante, arrête les pièces Il et Ill.
Tel
est
le mode de conformation du calice dans les genres d’lchinides chez les—
quels le diamètre passant par
l’ambulacre l et l’aire interradiale3 se fait valoir dans
la disposition des éléments des aires interradiales, et, chez les Echinometres, dans la
forme allongée du test.
L’emplacement excentrique de l’ mètre
est
de
règle parmi les Echinides du monde actuel, d’origine mesozoïque ou
plus récente.
Mais, longtemps avant l’apparition géologique de ces genres,
certains
Périschoéchinides offrirent une disposition différente de ces parties, la meme que pre—
sentent
encore
les
Cidarides.
On
doit
a
BAILY la connaissance d’un échantillon du
Palæechinus
elegans, de la formation carbonifère de l’lrlande’), montrant une partie
considérable
de
l’espace central du calice couvert de plaquettes arrang<'æes de façon a
indiquer la position de l’ouverture anale au milieu 1‘néme”).
C’est la place qu’…;eupe
aussi cette
ouverture
dans le calice des Cidarides, contemporains autrefois, par des
genres représentatifs, les Eocidaris, les Archéocidaris, de ces antiques forn'1es, connue
actuellement des plus récentes de nos mers. Au lieu de devenir ovalaire, le p("l‘iprocît*
reste chez eux pentagone, les bases des costales intactes le limitant de leur cinq lignes
droites, et les radiales se maintiennent a des distances a peu près égales de son bord,
en
avançant quelquefois des coins allongés séparant les
Au milieu des pla—
quettes, disposées d’une manière concentrique, se trouve l’ouverture anale, au centre
même du calice, emplacement qui, dans les Crinoïdées, est celui de l’ouverture centrale
par laquelle la cavité interne du calice communique avec le canal de la tige").
Or, cette position endocyclique de l’axe du tube alimentaire, parfaitement verti—
cale ou déviant légèrement dans le sens du diamètre passant par l’ambulacrel
l’aire
interradiale 8, ne satisfait pas la tendance du travail d’évolution de la classe des Echinoï—
dées, se manifestant dans la succession de ses types différents a travers les temps géo—
logiques.
Cette tendance exige que les trois axes du squelette, l’axe a11tério—post(n_‘ieur,
celui
des
aires interradiales, et l’axe longitudinal, se combinent en un seul, des deux
côtés duquel les parties constituantes du squelette soient disposées d’une manière symé—
trique, et que, tandis que la bouche se porte en avant, s1,1rniont(»e de l’amlnflacre
1) y. la gravure s.bois, p. St); g. 6. "’) Dublin quart. Journal of Science, V, No. XIX, p. 261, pl. Vll.
") Gravure 5. beis, p. 80, fig. 2.
4) Gr. 3. bois, p. 66, fig. 1.
"’) Gr. 5. bois, p. 8(), tig. 1.
s.
LOVÉN, ÉTUDES sun LES ÉcnmoïnÉns.
l’Amblypneustes
et la Mespilia, elles s’en approchent
d’assez près. Quant aux piéces
radiales
du trivium, la pièce lV s’avance vers la périphérieinterne, qu’elletouche
dans plusieurs genres,
la ll s’en approche aussi, quoique a une plus grande
mais la Ill, q… correspoml
a
l’ambulacre impair, en reste toujours éloignée. Chez les lhadeu1as’) adultes,
toutes les
radiales parviennent a toucher la membrane anale, même les ll et Ill, qui se trouvent
cependant quelquefois arriérées. Ce déplacement des pièces radiales, pendant]accroisse—
ment de l’individu, dépend sans doute de ce que
le périprocte, par
suite de la tension
qu’il subit-, et de la résorption des bases des pièces costales, s’élargit plus
plus
fortement que n’augmente la largeur de ces mêmes pièces, et de ce que les pieces ra—
diales, sur lesquelles réagit le mouvement de croissance des ambulacres, sont poussées
dans leurs interstices.
La costale 2, contenant le madréporite, et de ce fait élargie et
plus résistante, arrête les pièces Il et Ill.
Tel
est
le mode de conformation du calice dans les genres d’lchinides chez les—
quels le diamètre passant par
l’ambulacre l et l’aire interradiale3 se fait valoir dans
la disposition des éléments des aires interradiales, et, chez les Echinometres, dans la
forme allongée du test.
L’emplacement excentrique de l’ mètre
est
de
règle parmi les Echinides du monde actuel, d’origine mesozoïque ou
plus récente.
Mais, longtemps avant l’apparition géologique de ces genres,
certains
Périschoéchinides offrirent une disposition différente de ces parties, la meme que pre—
sentent
encore
les
Cidarides.
On
doit
a
BAILY la connaissance d’un échantillon du
Palæechinus
elegans, de la formation carbonifère de l’lrlande’), montrant une partie
considérable
de
l’espace central du calice couvert de plaquettes arrang<'æes de façon a
indiquer la position de l’ouverture anale au milieu 1‘néme”).
C’est la place qu’…;eupe
aussi cette
ouverture
dans le calice des Cidarides, contemporains autrefois, par des
genres représentatifs, les Eocidaris, les Archéocidaris, de ces antiques forn'1es, connue
actuellement des plus récentes de nos mers. Au lieu de devenir ovalaire, le p("l‘iprocît*
reste chez eux pentagone, les bases des costales intactes le limitant de leur cinq lignes
droites, et les radiales se maintiennent a des distances a peu près égales de son bord,
en
avançant quelquefois des coins allongés séparant les
Au milieu des pla—
quettes, disposées d’une manière concentrique, se trouve l’ouverture anale, au centre
même du calice, emplacement qui, dans les Crinoïdées, est celui de l’ouverture centrale
par laquelle la cavité interne du calice communique avec le canal de la tige").
Or, cette position endocyclique de l’axe du tube alimentaire, parfaitement verti—
cale ou déviant légèrement dans le sens du diamètre passant par l’ambulacrel
l’aire
interradiale 8, ne satisfait pas la tendance du travail d’évolution de la classe des Echinoï—
dées, se manifestant dans la succession de ses types différents a travers les temps géo—
logiques.
Cette tendance exige que les trois axes du squelette, l’axe a11tério—post(n_‘ieur,
celui
des
aires interradiales, et l’axe longitudinal, se combinent en un seul, des deux
côtés duquel les parties constituantes du squelette soient disposées d’une manière symé—
trique, et que, tandis que la bouche se porte en avant, s1,1rniont(»e de l’amlnflacre
1) y. la gravure s.bois, p. St); g. 6. "’) Dublin quart. Journal of Science, V, No. XIX, p. 261, pl. Vll.
") Gravure 5. beis, p. 80, fig. 2.
4) Gr. 3. bois, p. 66, fig. 1.
"’) Gr. 5. bois, p. 8(), tig. 1.
