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s.
LOVÉN, ÉTUDES sun LES ÉcmuoïnÉes.
branchiaux des ambulacres
l’infra—anale constitue la limite entre les grands ten—
tacules couronnés de cirres, appartenant aux plaques prolongées des rangées internes du
bivium, et les simples tentacules digitiformes qui partent des plaques ambulacraires des
'
ancs.
Quand on Considère la position toute supercielle des fascioles et la manière dont
elles passent par—dessus les mamelons radiolaires; comment les organes externes les
plus puissants ne se produisent qu’en dedans des enceintes formées par elles; com—
ment,
chez certains
genres,
le Plagionotus, l’Eupatagus, la Breynia, et d’une 1‘nanière
moins
marquée
chez tous,
les
mamelons
du
test,
petits et peu développés d’un
côté de la limite indiquée par
la
fasciolc, apparaissent de l’autre tout d’un coup
grands et fortement prononcés; quand on rééchit au contraste que présente le
test
des Spatanguides ainsi divisé en régions disparates avec l’uniformité de celui des
Clypéastrides, des Cassidulides et des Echinonéides, qui n’ont point de fascioles, on
est
amené a se
demander s’il n’exiSte pas là une membrane, commençant peut—être a
la
plus grande périphérie du test, couvrant les côtés de la face dorsale en lame
excessivement
mince, mais dont la présence suft cependant a modérer jusqu’a un
certain
point, dans plus d’un genre, le plein développement des mamelons et de leurs
appartenances,
et laissant, en dehors de son bord, qui est la fasciole, deux espaces du
test entièrement libres et ouverts pour
le développement de certains organes extérieurs
importants, l’un autour du sommet, l’autre infra—anal.
Mais c’est peu dire: la fasciole
reste
une
énigme inexpliquée.
Est elle, connue le dit JOHANNES MÜLLER 1), une ligne
de bordure (”Saumlinie”), comparable au bord vibratile des larves par
cela même qu’elle
se
forme en lacs fermés, et qu’elle présente un mouvement vibratile très—vif? Ses cla—
vules, serrées et d’une hauteur uniforme comme les brins d’un velours, a tiges couvertes
de cils vibratiles, a têtes arrondies et molles mais non vibratilcs, comme l’a déjà observé JOHANNES MÜLLER, sont sensibles au dernier point, et si l’on en touche quelques—
unes,
plusieurs autres se mettent aussitôt avec elles dans un mouvement commun et
ondulant.
Quant a la question importante de savoir si la fasciole a été transmise au
Spatangue par sa larve avec la membrane dont elle paraît constituer le bord, il conviendra
de
rappeler que la fasciole infra-anale et la fasciole latérale s’excluent mutuellement.
En voyant
la fasciole infra—anale de la Méoma 2), compléte seulement dans son arceau
inférieur, celles du Plagionotus 3) et de l’Echinocardium 4) envoyant en haut des bran—
ches Courtes, et celle de la Kleinia 5), laquelle parvient a se joindre a la péripétalc au
moyen
de
deux
branches
longeant le bivium, on pourrait même soupçonner que les
trois fascioles, l’infra—analc, la latérale et la marginale, ne doivent être considérées que
comme
des formes différentes, des replis, d’une seule et même fasciole.
1) Ëebœ
den
allgemeinen Plan in
der Entwickelung dcr Echinodermen.
Abbandl. Berlin. Alcad., 1852, p.
Ë-3' —ÏUeber
den Ban (ler Eplpnodermen. Abbandl. Berlin. Akad., 1853, p. 27. "’) Pl. XXXV, tig. 205.
) Pl. xL, g. 227.
4) Pl. xxx1x, g. 222.
0) PL XXXVI.II, fig. 219.
s.
LOVÉN, ÉTUDES sun LES ÉcmuoïnÉes.
branchiaux des ambulacres
l’infra—anale constitue la limite entre les grands ten—
tacules couronnés de cirres, appartenant aux plaques prolongées des rangées internes du
bivium, et les simples tentacules digitiformes qui partent des plaques ambulacraires des
'
ancs.
Quand on Considère la position toute supercielle des fascioles et la manière dont
elles passent par—dessus les mamelons radiolaires; comment les organes externes les
plus puissants ne se produisent qu’en dedans des enceintes formées par elles; com—
ment,
chez certains
genres,
le Plagionotus, l’Eupatagus, la Breynia, et d’une 1‘nanière
moins
marquée
chez tous,
les
mamelons
du
test,
petits et peu développés d’un
côté de la limite indiquée par
la
fasciolc, apparaissent de l’autre tout d’un coup
grands et fortement prononcés; quand on rééchit au contraste que présente le
test
des Spatanguides ainsi divisé en régions disparates avec l’uniformité de celui des
Clypéastrides, des Cassidulides et des Echinonéides, qui n’ont point de fascioles, on
est
amené a se
demander s’il n’exiSte pas là une membrane, commençant peut—être a
la
plus grande périphérie du test, couvrant les côtés de la face dorsale en lame
excessivement
mince, mais dont la présence suft cependant a modérer jusqu’a un
certain
point, dans plus d’un genre, le plein développement des mamelons et de leurs
appartenances,
et laissant, en dehors de son bord, qui est la fasciole, deux espaces du
test entièrement libres et ouverts pour
le développement de certains organes extérieurs
importants, l’un autour du sommet, l’autre infra—anal.
Mais c’est peu dire: la fasciole
reste
une
énigme inexpliquée.
Est elle, connue le dit JOHANNES MÜLLER 1), une ligne
de bordure (”Saumlinie”), comparable au bord vibratile des larves par
cela même qu’elle
se
forme en lacs fermés, et qu’elle présente un mouvement vibratile très—vif? Ses cla—
vules, serrées et d’une hauteur uniforme comme les brins d’un velours, a tiges couvertes
de cils vibratiles, a têtes arrondies et molles mais non vibratilcs, comme l’a déjà observé JOHANNES MÜLLER, sont sensibles au dernier point, et si l’on en touche quelques—
unes,
plusieurs autres se mettent aussitôt avec elles dans un mouvement commun et
ondulant.
Quant a la question importante de savoir si la fasciole a été transmise au
Spatangue par sa larve avec la membrane dont elle paraît constituer le bord, il conviendra
de
rappeler que la fasciole infra-anale et la fasciole latérale s’excluent mutuellement.
En voyant
la fasciole infra—anale de la Méoma 2), compléte seulement dans son arceau
inférieur, celles du Plagionotus 3) et de l’Echinocardium 4) envoyant en haut des bran—
ches Courtes, et celle de la Kleinia 5), laquelle parvient a se joindre a la péripétalc au
moyen
de
deux
branches
longeant le bivium, on pourrait même soupçonner que les
trois fascioles, l’infra—analc, la latérale et la marginale, ne doivent être considérées que
comme
des formes différentes, des replis, d’une seule et même fasciole.
1) Ëebœ
den
allgemeinen Plan in
der Entwickelung dcr Echinodermen.
Abbandl. Berlin. Alcad., 1852, p.
Ë-3' —ÏUeber
den Ban (ler Eplpnodermen. Abbandl. Berlin. Akad., 1853, p. 27. "’) Pl. XXXV, tig. 205.
) Pl. xL, g. 227.
4) Pl. xxx1x, g. 222.
0) PL XXXVI.II, fig. 219.
