KoNGL.
SVENSKA
VETENSKAPS—AKADEMIENS HANDLINGAB.
BAND.
H.
N:()
7.
45
Chez
les
Echinoïdées paléozo‘1‘ques, rien n’annonce une afnité quelconque avec
les Echinci‘dées édentées, dont l’apparition ne se fera que plus tard, a la période se—
condaire, ni avec les Clypéastrides, des temps tertiaires et modernes. Nulle part on
ne
leur trouve
la forme allongée des premières ou la forme aplatie des secondes
C’est
plutôt aux Echinides et aux Cidarides qu’elles se lient par leur test globuleux a ou—
verture anale opposée au péristome, et par l’existence, constatée chez plusieurs d’entre
elles, d’un appareil masticatoire, assez semblable a celui des Cidarides.
Les Arcliéoci—
darides présentent même, dans les formes de leurs mamelons, des analogies évidentes
avec
ces
derniers, et dans l’un de leur genres, le Lépidocidaris, on remarque, aux ain—,
bulacres, une alternance
plaques entières et de demi—plaques assez semblable a
celle que l’on voit chez les Echinides.
Mais il serait vain de s’attendre, a l’égard des
Lépidocentrides et des Paléchinides, beaucoup plus éloignés des types connus, à
trouver dans les descriptions et dans les gures, faites toujours d’après des fragments
assez
incomplets, des données sur leurs ambulacres propres à. les faire comparer a ceux
des autres Echinoïdées. Ainsi, il est impossible de savoir si l’asymétrie règnante partout
'
ailleurs, existait déjà chez ces anciens Oursins, d’autant plus que l’on rencontre chez
certains d’entre eux une conformation de ces parties apparemment toute particulière. Ce
n’est pas seulement que
chez le Pholidocidaris irregularis M. et W., le Melonites multiporus
NORW. et OWEN, le Lepidesthes Coreyi M. et W., le Lepidocidaris squamosus M. et W.,
les plaques ambulacraires, très—petites, soient disposées en
séries transversales et imbriquées
adoralement comme dans l’Asthénostoma GRUBE et l’Echinothuria WOODWARD, ou même
encore
latéralement, ce qui a lieu chez le Melonites, et que ‘les ambulacres soient telle—
‘
ment élargis chez le Lépidesthes, qu’ils surpassent même
double les aires interra—
diales.
On
remarque
encore que,
tandis que chez les Echinides et les Cidarides les
plaques réduites, cunéiformes et demi—plaques, restent intactes a la partie qui les termine
du côté de l’aire interradiale, de sorte qu’à la suture elles alternent en parties égales
.
avec
les plaques entières, et que, par conséquent, leurs extrémités pointues se trouvent
dirigées vers la suture médiane, laquelle est formée exclusivement des plaques entières,
une
disposition contraire paraît avoir eu lieu chez certains Paléchinides. Ainsi, d’après
les gures données par
MEEK et \VORTHEN, de leurs Pala3echinus burlingtonensis et P.
gracilis, toutes les plaques, entières et réduites, ont la même hauteur a la suture mé—
diane, tandis que, des deux côtés de celle—ci, elles nissent en pointe vers la suture
latérale, laquelle, par conséquent, est forméépar les plaques entières seules. A enjuger
d’après l’esquisse donnée par EDWARD l"onnns, le même fait se constate d’une manière -*
encore plus évidente dans le Palæechinus Phillipsiæ, les demi—plaques étant de moitié moins
larges que les plaques entières,de sorte que
leurs pores
se trouvent retirés jusque près de
la suture médiane, structure qui se fait remarquer
aussi dans le Protoéchinus anceps AUSTIN.
La même disposition a été observée dans l’Oligoporus Danæ MEEK et WORTI—ŒN, seule—
ment les demi—plaques semblent être en nombre beaucoup moindre que
les plaques en—
tières.
Enn, quand, comme chez le Melonites multipora NORW. et OW.) les plaques
ambulacraires sont imbriquées a la fois adoralement et transversalement, c’est depu1s
la
suture
médiane vers la suture latérale qu’elles se recouvrent. C’est là. une conformation
SVENSKA
VETENSKAPS—AKADEMIENS HANDLINGAB.
BAND.
H.
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7.
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Chez
les
Echinoïdées paléozo‘1‘ques, rien n’annonce une afnité quelconque avec
les Echinci‘dées édentées, dont l’apparition ne se fera que plus tard, a la période se—
condaire, ni avec les Clypéastrides, des temps tertiaires et modernes. Nulle part on
ne
leur trouve
la forme allongée des premières ou la forme aplatie des secondes
C’est
plutôt aux Echinides et aux Cidarides qu’elles se lient par leur test globuleux a ou—
verture anale opposée au péristome, et par l’existence, constatée chez plusieurs d’entre
elles, d’un appareil masticatoire, assez semblable a celui des Cidarides.
Les Arcliéoci—
darides présentent même, dans les formes de leurs mamelons, des analogies évidentes
avec
ces
derniers, et dans l’un de leur genres, le Lépidocidaris, on remarque, aux ain—,
bulacres, une alternance
plaques entières et de demi—plaques assez semblable a
celle que l’on voit chez les Echinides.
Mais il serait vain de s’attendre, a l’égard des
Lépidocentrides et des Paléchinides, beaucoup plus éloignés des types connus, à
trouver dans les descriptions et dans les gures, faites toujours d’après des fragments
assez
incomplets, des données sur leurs ambulacres propres à. les faire comparer a ceux
des autres Echinoïdées. Ainsi, il est impossible de savoir si l’asymétrie règnante partout
'
ailleurs, existait déjà chez ces anciens Oursins, d’autant plus que l’on rencontre chez
certains d’entre eux une conformation de ces parties apparemment toute particulière. Ce
n’est pas seulement que
chez le Pholidocidaris irregularis M. et W., le Melonites multiporus
NORW. et OWEN, le Lepidesthes Coreyi M. et W., le Lepidocidaris squamosus M. et W.,
les plaques ambulacraires, très—petites, soient disposées en
séries transversales et imbriquées
adoralement comme dans l’Asthénostoma GRUBE et l’Echinothuria WOODWARD, ou même
encore
latéralement, ce qui a lieu chez le Melonites, et que ‘les ambulacres soient telle—
‘
ment élargis chez le Lépidesthes, qu’ils surpassent même
double les aires interra—
diales.
On
remarque
encore que,
tandis que chez les Echinides et les Cidarides les
plaques réduites, cunéiformes et demi—plaques, restent intactes a la partie qui les termine
du côté de l’aire interradiale, de sorte qu’à la suture elles alternent en parties égales
.
avec
les plaques entières, et que, par conséquent, leurs extrémités pointues se trouvent
dirigées vers la suture médiane, laquelle est formée exclusivement des plaques entières,
une
disposition contraire paraît avoir eu lieu chez certains Paléchinides. Ainsi, d’après
les gures données par
MEEK et \VORTHEN, de leurs Pala3echinus burlingtonensis et P.
gracilis, toutes les plaques, entières et réduites, ont la même hauteur a la suture mé—
diane, tandis que, des deux côtés de celle—ci, elles nissent en pointe vers la suture
latérale, laquelle, par conséquent, est forméépar les plaques entières seules. A enjuger
d’après l’esquisse donnée par EDWARD l"onnns, le même fait se constate d’une manière -*
encore plus évidente dans le Palæechinus Phillipsiæ, les demi—plaques étant de moitié moins
larges que les plaques entières,de sorte que
leurs pores
se trouvent retirés jusque près de
la suture médiane, structure qui se fait remarquer
aussi dans le Protoéchinus anceps AUSTIN.
La même disposition a été observée dans l’Oligoporus Danæ MEEK et WORTI—ŒN, seule—
ment les demi—plaques semblent être en nombre beaucoup moindre que
les plaques en—
tières.
Enn, quand, comme chez le Melonites multipora NORW. et OW.) les plaques
ambulacraires sont imbriquées a la fois adoralement et transversalement, c’est depu1s
la
suture
médiane vers la suture latérale qu’elles se recouvrent. C’est là. une conformation
