LES
GLOBL‘LINS
DANS
L’HÉMOSTASE SPONTANÉE
47
tant très rapidement dans les veines de mes Chiens, une solution iso—
tonique de gélatine et en attendant cinquante à soixante minutes
avant de les examiner.
Deux Chiens pareillement traités possédaient encore un sang
ineoagulable (non coagulé après 12 et 24 heures en tube de verre)
au moment où le nombre de le‘ursgl0bulins dans le torrent circula—
toire avait recouvré une valeur quasi normale. Chez ces deux animaux,
le temps de saignement n’était pas ou guère prolongé (5'30”, 4'30”,
2', 6', 7/30” ; 4’30”, 4', 8', 3', 730”), mais — fait intéressant -—- les
caillots obturant la plaie vasculaire étaient si peu adhérents que le
plus petit mouvement de l’oreille les détachait : la plaie se remettait
_
aussitôt à saigner.
Une diminution, même énorme, de la coagulabilite' sanguine ne suit
donc pas, lorsque le nombre des globulins est normal ou quasi normal,
à prolonger de façon certaine ni notable la durée du temps de saignement…
Dans ces conditions, le clou hémostatique
forme dans les délais
.
habituels ou après un laps de temps a peine prolongé; encore cette
prolongation du temps de saignement dépend—elle peut—être de la
labilité du clou hémostatique en pareilles circonstances.
0) Inuence sur la durée du temps de saignement de l’association
d’une thrombope'nie moyenne ou intense et d’une diminution de la coagu—
labilite' sanguine. —— Les injections rapides d’emblée de gélatine m’ont
permis, d’autre part, de constater qu’une thrombope'nie moyenne ou
intense prolonge considérablement ”le temps de saignement«lorsqu’elle
s’accompagne d’une diminution, même légère, de la eoagulabilite'
sanguine, Cet allongement du temps de saignement est d’autant plus
marquéque le nombre des globulins dans le sangeirculant est plus
réduit.
_
_
'
d) Interprétation des résultats expérimentaux. —— Nous avons vu
que dans les 0011ditions normales la formation d’un clou hémosta—
tique dépend, en majeure partie, d’une agglutination de globulins
au niveaudes lèvres de la plaie vasculaire. On peut admettre, avec
beaucoup de vraisemblance, que cette agglutination est assez ana—
logue à celle qui. fait adhérer les plaquettes a des particules étrangères préalablement modiées au contact de plasma ou de sérum,
"
préalablement << opsonisées >)..Or, mes recherches ont montré que des
plasmas aussi peu coagulables, aussi stables que des plasmas oxalaté
ou citraté sont néanmoins susceptibles d’opsoniser certaines surfaces
étrangères. Dès lors, On conçoit aisément qu’un sang peu coagulable,
voire même un sang incoagulable, puisse obturer rapidement une
plaie vasculaire s’il est capable, en dépit de sa stabilité, d’opsoniser
les lèvres de cette plaie et s’il contient de nombreux globulins. Ces
GLOBL‘LINS
DANS
L’HÉMOSTASE SPONTANÉE
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tant très rapidement dans les veines de mes Chiens, une solution iso—
tonique de gélatine et en attendant cinquante à soixante minutes
avant de les examiner.
Deux Chiens pareillement traités possédaient encore un sang
ineoagulable (non coagulé après 12 et 24 heures en tube de verre)
au moment où le nombre de le‘ursgl0bulins dans le torrent circula—
toire avait recouvré une valeur quasi normale. Chez ces deux animaux,
le temps de saignement n’était pas ou guère prolongé (5'30”, 4'30”,
2', 6', 7/30” ; 4’30”, 4', 8', 3', 730”), mais — fait intéressant -—- les
caillots obturant la plaie vasculaire étaient si peu adhérents que le
plus petit mouvement de l’oreille les détachait : la plaie se remettait
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aussitôt à saigner.
Une diminution, même énorme, de la coagulabilite' sanguine ne suit
donc pas, lorsque le nombre des globulins est normal ou quasi normal,
à prolonger de façon certaine ni notable la durée du temps de saignement…
Dans ces conditions, le clou hémostatique
forme dans les délais
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habituels ou après un laps de temps a peine prolongé; encore cette
prolongation du temps de saignement dépend—elle peut—être de la
labilité du clou hémostatique en pareilles circonstances.
0) Inuence sur la durée du temps de saignement de l’association
d’une thrombope'nie moyenne ou intense et d’une diminution de la coagu—
labilite' sanguine. —— Les injections rapides d’emblée de gélatine m’ont
permis, d’autre part, de constater qu’une thrombope'nie moyenne ou
intense prolonge considérablement ”le temps de saignement«lorsqu’elle
s’accompagne d’une diminution, même légère, de la eoagulabilite'
sanguine, Cet allongement du temps de saignement est d’autant plus
marquéque le nombre des globulins dans le sangeirculant est plus
réduit.
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d) Interprétation des résultats expérimentaux. —— Nous avons vu
que dans les 0011ditions normales la formation d’un clou hémosta—
tique dépend, en majeure partie, d’une agglutination de globulins
au niveaudes lèvres de la plaie vasculaire. On peut admettre, avec
beaucoup de vraisemblance, que cette agglutination est assez ana—
logue à celle qui. fait adhérer les plaquettes a des particules étrangères préalablement modiées au contact de plasma ou de sérum,
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préalablement << opsonisées >)..Or, mes recherches ont montré que des
plasmas aussi peu coagulables, aussi stables que des plasmas oxalaté
ou citraté sont néanmoins susceptibles d’opsoniser certaines surfaces
étrangères. Dès lors, On conçoit aisément qu’un sang peu coagulable,
voire même un sang incoagulable, puisse obturer rapidement une
plaie vasculaire s’il est capable, en dépit de sa stabilité, d’opsoniser
les lèvres de cette plaie et s’il contient de nombreux globulins. Ces
